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 "J’aime la Tunisie profonde"

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nimz
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Masculin Nombre de messages : 100
Date d'inscription : 26/10/2007

MessageSujet: "J’aime la Tunisie profonde"   31/10/2007, 22:50

AIDA TOUIHRI, PRÉSENTATRICE DU MAGAZINE "66 MINUTES " SUR M6


"J’aime la Tunisie profonde"














Aida Touihri est française d’origine tunisienne. Actuellement, elle est
une des têtes d’affiche de la chaîne française M6, puisqu’elle y
présente "66 minutes", un magazine d’actualité diffusé tous les
dimanches à 17h40.

Mais avant d’en arriver là, Aida Touihri a fait des études de
psychologie et de journalisme à Lyon. Elle débute dans la carrière au
quotidien "Le progrès", toujours dans cette même ville, puis à la radio
RTL. En 2001, elle intègre la rédaction nationale de France Inter puis
assure la correspondance en Algérie de plusieurs médias.

Elle devient le visage de "Blog Six", magazine quotidien de la
rédaction de M6 et présente, par la suite, les flashs info du "Morning"
en alternance avec Franck Georgel ainsi que le 12.50 durant l’été 2006.
Très prise par le "66 minutes", elle nous a accordé un peu de son
précieux temps pour répondre à nos questions.




Tunis-Hebdo : De statut de "joker", vous passez à "carte maîtresse"
de M6 grâce au magazine "66 minutes". Considérez-vous cela comme une
promotion, une juste continuité de votre parcours, ou autre chose ?

Aida TOUIHRI : On peut voir ça comme une promotion étant donné que
je présentais les flashes du Morning Café l’année dernière ; mais on
peut également le voir comme une continuité de mon parcours au regard
de mon expérience professionnelle.


T.H. : Vous êtes reporter. Mais allez-vous toujours sur le "terrain" ? Si oui, comment ? Si non, pourquoi ?

A.T. : Je suis effectivement reporter de formation. Mais la
présentation d’une émission ne laisse pas beaucoup de temps par
ailleurs, d’autant que mon travail ne se limite pas précisément à la
tranche 17h40-18h50 le dimanche soir. Avant d’apparaître à l’écran, il
y a, conjointement avec le rédacteur en chef de l’émission, François
Ducroux (ex-rédacteur en chef de Capital), tout un travail de recherche
des sujets, de visionnage, d’écriture… Bref, avec tout ça, difficile de
continuer à aller sur le terrain… mais je ne désespère pas de réaliser
un reportage pour l’émission. Il est d’ailleurs en cours de tournage.

T.H. : Comment préparez-vous le magazine "66 minutes" ?


A.T. :En général, nous avons une conférence de rédaction hebdomadaire
pendant laquelle nous faisons un débriefing de l’émission de la veille.
Puis nous décidons des sujets que nous diffuserons le dimanche qui
suit. Nous choisissons ensuite les thèmes que nous traiterons dans les
semaines à venir. Nous avons cinq reporters à temps complet, en
interne, qui nous proposent des sujets. Nous travaillons également avec
d’autres sociétés de production comme Tony Comiti productions. Quand
les sujets sont prêts, nous les visionnons avec le rédacteur en chef.
Puis viennent le temps de l’écriture des sujets, et de la chronique "66
secondes", à la fin de l’émission. Dans cette chronique, à laquelle je
tiens beaucoup parce qu’elle donne un ton à l’émission, nous essayons
de montrer des images qui nous ont frappées et qui n’ont pas ou peu été
vues ailleurs. Et enfin, le dimanche, c’est le jour J, en direct !


T.H. : Quels sont vos sujets de prédilection ?

A.T. : A vrai dire, tous les sujets m’intéressent. Quand on est
journaliste, je crois qu’on a une curiosité naturelle qui nous pousse à
nous intéresser à beaucoup de choses. Ensuite, bien sûr, il y a des
sujets qui nous touchent plus particulièrement, de par notre histoire
personnelle. Pour ma part, je dirais que je suis très sensible aux
sujets qui touchent aux femmes et aux minorités en général :
déshérités, minorités culturelles, ethniques, religieuses…

T.H. : Quel(s) est ou sont le(s) sujet(s) que vous aimeriez aborder et traiter ? Pourquoi ?


A.T. : Tous ceux que je viens de vous citer parce qu’encore une fois, l’explication relève de l’histoire personnelle de chacun.


T.H. : Vous êtes originaire de quel pays maghrébin et de quelles région et ville précisément ?


A.T. : Je suis née en France, d’origine tunisienne –et fière de l’être.
Mes parents habitaient la région de Jendouba quand ils sont venus
s’installer en France.


T.H. : Qu’est-ce qui vous attire dans ce pays d’origine ?

A.T. : Je fuis les zones touristiques telles que Hamammet ou
Sousse. En revanche, j’aime la Tunisie profonde et les gens qui y
habitent. Ils gardent une certaine authenticité qui peut sembler
galvaudée -pour qui connaît les Tunisiens- dans certaines villes
côtières. Je rêve de passer des vacances dans les îles Kerkennah…


T.H. : Aimeriez-vous, un jour, réaliser un reportage sur un ou des aspects de ce pays d’origine ?


A.T. : Pourquoi pas ?

T.H. : Depuis quelque temps, le paysage médiatique français prend
une coloration plus "blanc, black, beur". D’après-vous, pourquoi ce
phénomène a-t-il mis tant de temps à s’installer ?

A.T. : Je pense que c’était surtout une question de mentalité, et
comme on le sait, elles n’évoluent pas très vite. Mais il y a eu un
réel changement depuis quelque temps et on ne peut que s’en réjouir.
Avant, être Arabe ou Noir c’était plutôt un handicap quand on faisait
de la télé. Aujourd’hui, ça devient un atout et c’est tant mieux. Reste
maintenant la question de la représentation dans les instances
politiques nationales. C’est là que la diversité est vraiment en panne
aujourd’hui.


T.H. : Pensez-vous que c’est un moyen d’"intégration", de justification ou autre chose ?

A.T. : Euh… Je ne comprends pas la question… Il me semble qu’être
intégré ça ne veut rien dire quand on est né en France. Quant à la
justification, justifier quoi au juste ?

T.H. : Quels sont vos projets en général ?


A.T. : Ceux de continuer à faire mon travail. Mais j’aimerais aussi que
l’émission marche, que l’Afrique mange à sa faim, qu’on ne meure plus
en Palestine et en Israël, que les Irakiens se relèvent du chaos, que
règnent la paix dans le monde, l’amour entre les peuples…

T.H. : Si vous aviez quelques mots à dire à vos concitoyens de votre pays d’origine, quels seraient-ils ?


A.T. : Je les remercierais d’abord parce que je suis fière des femmes
de ce pays : mères au foyer, femmes ouvrières, cadres, avocates,
ministres ; depuis 1956, elles sont un exemple dans tout le monde
arabe. Et ce ne sont pas les hommes qui vont s’en plaindre. La femme
n’est-elle pas l’avenir de l’homme ???




Tunis Hebdo


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