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 Trop D'la Balouze

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Bleach
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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   14/9/2009, 22:55

Phidias a écrit:
Alors, quoi d'Balouze récement ?
Il Divo!



Le titre du film, Il Divo, est en fait le surnom donne au sujet de l'histoire, le politicien controverse Giulio Andreotti.
Le titre du film est aussi le meme que celui d'une piece honorifique faite a Jules Cesar dans l'ancienne Rome.
Il Divo n'a pas ete le seul surnom donne a Giulio, d'autres surnoms moins complimentaire alors qu'il etait encore une personnalite notable lui ont ete attribue: Le bossu, le renard, la pieuvre.
Il Divo se focalise sur la fin du troisieme mandat de Giulio Andreotti en tant que premier ministre, quand un scandale de corruption menace de faire chavirer le parti gouvernant.
Le premier ministre sortant a ete poursuivi en justice, accuse d'avoir des contacts avec la mafia.
Mais Il Divo ne s'interesse pas a mesurer les degres de culpabilite de Giulio Andreotti. Il essaye plutot, par sa narration lyrique non-lineaire, de mediter sur les motifs inscrutables d'un homme a l'air humble et aux ambitions gigantesque, d'un politicien covaincant tout en gardant une certaine douceur, une personne certainement corrompue mais qui est, toutefois, immune contre les attraits ordinaires de la luxure ou la gourmandise.
Toni Servillo, l'interprete du role principal, joue avec une precision minutieuse. Avec son regard impassablie, sa mefiance subtile, son air de tortue, son sang froid, son imperturbabilite. Mais degage aussi une nette nervosite physique d'un animal qui sent etre sur le point de se faire pieger.
Quand Giulio Andreotti finit de converser, meme avec ses plus proches, il file a reculon pendant quelques pas avant de se tourner et de se faufiler.
Ses manierismes austeres sont incongrus avec l'opulence inevitable qui l'entoure, mais ceci ne l'empeche point de garder des evenements sanglants a l'esprit: Les assassinats politques. Et une que Giulio Andreotti garde bien a l'esprit, celle de l'ancien premier ministre, kidnappe et assassine en 1978, Aldo Moro.
Meme si le paysage politque italien vous etes opaque -ce que fut le cas pour moi-, et c'est vrai que c'est bien difficile de garder en tete les noms des politiciens italiens assassines ou montres du doigts, le film prend la peine de vous briefer sur chaque politicien cite avec une liste des postes qu'il a tenu et ses alias: Le requin. Le citon. Sa saintete (bien evidement cet epiphet joue sur un sarcasme qu'on connait bien aux italiens.)
Et meme encore si vous n'etes pas des "mordus" de la politique, vous allez aimer la richesse visuelle de ce film.
Ses couleurs profondes, son jeu d'ombre bien suggestif et ses quelques touches subtilement surrealistes.
Le casting secondaire regorge de performances saisissantes. J'ai pu decouvrir un nom italien que je vais surement suivre, Carlo Buccirosso, qui joue un Ministre de l'economie assez amusant: Ski, conference, rapport officiel.
Ce film suit les regles de l'approche fondamentale europeenne, nous ne sommes jamais sur de ce qui se trame au fond des personnages. J'aime bien cette approche qui contraste avec la manie fatiguee et fatiguante d'accentuer les aspects psychologique, une manie qui reigne depuis pas mal de temps sur les films anglophones en general, et americains en precision.
Mais meme si Il Divo etait une production outre-atlantique, un personnage aussi enigmatique aue Giulio Anreotti ne peut etre traite qu'ainsi. Car toute tentative excplication de ses agissements ne serait que mensonge ou prejuge debile sur la vraie nature de l'ame humaine. Il Divo, autre qu'un chef d'oeuvre cinematographique et un coup de poing cerebral, est une prouesse biopique de l'objetivite que seul un realistateur vraiment l'art-pour-l'art, comme Paolo Sorrentino, pouvait achever.
Pour finir, une des scenes qui m'ont bien plu: Giulio Andreotti arrache, d'une elegance energique, la page d'un livre.
"Le tueur etait sur le point d'etre revele," explique-t-il "Je ne voudrais jamais le connaitre."

__________________________________________________________
Sans transition, la bande annonce du prochain film de Michael Moore.
Ca s'intitule Capitalism, A love story. Et cette fois ci, celui qui vous a "broughté" sicko et bowling for columbine chiale sur notre systeme economique.
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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   15/9/2009, 19:44

Phidias a écrit:
Alors, quoi d'Balouze récement ?
Au nom de l'islam!



Ceci est un des meilleurs documentaires parlant de l'islam que j'ai vu.
Peut etre parce qu'il se permet d'etre plus direct et plus strict avec le sujet que ses predecesseurs qui jouent la carte des deux camps: islamistes et modernistes.
Ca annonce le veritable reveil de l'occident face au danger presente par cette religion bien hostile a tout ce qui n'est pas de son avis sur n'importe quelle question.
Les gens de ce documentaire - en particulier Michael Barry (charismatique professeur a l'universite de Princeton, specialise en perse et Afghanistan) , Gilles Kepel, politologue francais et Marc Ferro, historien francais - ont bien compris le probleme de la "oumma" avant meme les vrais concernes.
La premiere partie est soit une revision soit une introduction approfondie sur les causes de la frustration qu'eprouve les musulmans face a l'occident:
-Le bras de fer qui n'est plus avantageux pour les arabes: (On humiliait l'europe avant, et maintenant c'est eux qui nous humilient).
-La disparition d'un representant pour cette putain d'oumma sur terre.
-La dissolution de dar al islam.
Personellement, j'ai bien aime la plupart des gens interviewes.
La precision de ce qu'ils disent et leur logique est bien ce dont on a besoin, dans ce camp comme dans l'autre, et le niveau de recul qu'ils ont pris est bien impressionnant.
Ca m'a aussi fait tout chose de voir la ou j'ai habite pendant trois ans.
La mosquee du Hussein a 2:05, un endroit si puant et chaotique.
J'ai passe les deux premiers mois de ma vie vagabonde dans un apparte qui donnait sur cette mosquee. C'est tout pres d'Al Darrassa, la ou on vendait de la tres bonne beuh.
Al Darrassa se trouve de l'autre cote de la rue principale, pres de la mosquee de l'Azhar.
Au fait, la mosquee de l'Azhar a une partie dans Al Darrassa, meme. Et pour aller de la place du Hussein a Al Darrassa, on empruntaint trois petits tunnels dont un a ete filme a 34:00 dans la partie 2.
Cette deuxieme partie s'attarde sur ce qui anime toujours nos discussions, amis croyants et mecreants, la democratie et l'islam.
Une fois encore ca parle des causes du refus des arabes de la democratie.
Cette deuxieme partie a ete plus interessante pour moi, d'un cote je suis devenu familier avec les messieurs et d'un autre ceux ci commence a parler de chose bien interessantes.
Ca reconforte quelques de mes idees d'une part, et ca repond a quelques de mes questions d'une autre.

Michael Barry a écrit:
Parmi ses adversaires, du pouvoir, il y a les intellectuels laiques qui en demande encore plus. C'est a dire plus de democratie, plus de liberte de penser, plus d'ouverture, de liberte de la presse. Et puis vous avez les contestataires religieux.
Ils sont tous les deux vos adversaires, lequel est le plus dangereux?
Pourquoi, pour garder le pouvoir, ne pas passer une alliance avec l'un des contestataires?
L'islamiste, s'il reconnait votre droit au pouvoir, pour bailloner l'autre contestataire, finalement peut etre plus dangereux, et qui est le contestataire laique, liberal, socialisant, de gauche.
Donc je vois que l'on verra de plus en plus, a travers le monde arabe et c'est une catastrophe, une alliance de fait entre les pouvoirs militaires qui resteront en place, qui reussiront a garder l'amitie, la collaboration des puissanes occidentales, s'affirmant comme des garants du maintien de l'ordre, mais qui donneront a la contestation islamiste de plus en plus de droit, de plus en plus d'espace.
Vous voulez des universites? La voila!
Vous voulez l'ecole primaire? La voila!
Vous voulez la television? La voila!
Vous voules les mosques? Naturellement, elles vous appartiennent.
Le regime passe avec les islamistes un contrat.
Qu'est ce que vous voulez?
L'islamisation de la societe?
Bon, qu'est ce que nous voulons nous?
Le pouvoir!
On peut s'arranger Smile !
Ce documentaire n'a rien a voir avec les autres que vous avez peut etre vu.
Il repond a des questions plus qu'a ce qu'ils posent, et saute direct sur le vif du sujet.
A voir, tout le monde!

__________________________________________________________
Sans transition, un des films que j'attend avec impatience:
The men who stare at goats.
C'est avec George Clooney et ca parle du flirt qu'ont eu les autorites militaires avec le supernaturel.
Et oui, c'est bien vrai. J'ai regarde ca une fois dans un documentaire intitule: The Wizard of Pentagone, et a ma grande surprise Kevin Spacey, George Clooney et Ewan McGregor jouent dans un film, tire d'un bouquin base sur des faits reels, qui parle de ca. Voici la bande annonce. A surveiller sa sortie, de pres.
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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   18/4/2010, 16:36

Phidias a écrit:
Alors, quoi d'Balouze récement ?
Taxidermia!


Ce film est une brillante allégorie, souvent bizarre et grotesque ce qu’a été la vie en Hongrie depuis la deuxième guerre mondiale ; mais aussi une fantaisie explorant les limites du corps humains et l’intensité de ses désirs. Le film est bourré de ce sens aigu de l’absurde qu’on trouve si développé que dans les pays et la mythologie est-européenne sans pour autant zapper complètement la profondeur. Tout en dégageant une image sexuelle exubérante, on se trouve englouti dans une beauté surprenante mais aussi l’horreur.
Plafi (le réalisateur) raconte l’histoire de trois générations. Un grand père, un officier dans une base éloignée pendant la deuxième guerre mondiale, que le manque sexuel et le manque d’amour le consomme. Le père, fruit du grand père et une obèse, qui grandit pour devenir un concurrent de en compétition d’alimentation pendant l’apogée de l’Union Soviétique. Et le petit fils, un taxidermiste moche et antipathique qui prend soin de son père qui prétend être, non sans une grande fierté, l’homme le plus gros au monde.

Ni Dario Argento ni David Cronenberg, même dans leurs œuvres les plus inspirés, n’ont pu amplifier cette force horrible avec laquelle Palfi nous montre, de façon graduelle, la passion inexorable du petit fils pour créer l’œuvre la plus parfaite de tous les temps. Une œuvre aussi grotesque qu’étrangement profonde.

En parler davantage serait inutile, c’est un film à ne pas rater ou on démontre que l’oppression et la tribulation ne pourra jamais contenir l’essence artistique aussi enfouie qu’elle puisse être.

__________________________________________________________
Sans transition, Un clip bien alléchant extrait du prochain film mettant au devant de l'affiche Michael Caine (Deux oscars le papi, quand même) dans un rôle bien sombre. Le film s'appelle Harry Brown et suit le périble d'un citoyen dont le quartier sombre dans le crime juvénile. Le dialogue est fort bien dark british humour. Ceux qui comprennent l'anglais, Eynjoï!







Dernière édition par Bleach le 18/4/2010, 20:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   18/4/2010, 20:29

Phidias a écrit:
Alors, quoi d'Balouze récement ?
Sin Nombre!


Le film présente deux histoires qui, aussi éloignées qu’elles débutent, finissent par converger de façon très étroites. Le concept du destin qui tisse un lien très invisible qui relie des existences éparpillées ça et là a été fortement utilisé à plusieurs niveaux. De la façon la plus experimentale et superficielle (comme l’a fait Greg Marcks dans 11 :14) à la façon la plus ingénieusement drôle (Quentin Tarantino dans Pulp Fiction ou Jackie Brown), la scénarisation s’est toujours emerveillée de cette force subtile et invisible qui donne une harmonie logique aux aléas chaotiques qui nous gouverne, nous autres mortels.
Et même si ce film n’a rien apporté et que dés le début, sans avoir à regarder la bande annonce, nous nous doutons bien que Sayra (interprétée par la mignonne Paullina Gaitan) la jeune fille de l’Honduras va se lier à Willi alias Casper (interprété par le très promettant Edgar Flores) gangster membre d’un gang mexicain,très connu dans le continent américain, connu sous le nom de Mara Salvatrucha (après quelques recherches j’ai appris que c’est un gang très présent dans divers pays d’amerique latine et les états unis et que son nom est l’abbréviation de Marabuna Salva Trucha ( Le gang de fourmis légionnaires salvadoriennes), on ne peut s’empecher d’attendre impatiemment ques ces deux personnes vont finir par se rencontrer.
On sera pas déçu, le réalisateur-scénariste du film à peine agé de 30 ans Cary Fukunaga a bien dompté l’image et l’histoire. On sent qu’il maitrise bien la matière. Dans une interview de lui, il a parlé de comment lui-même a aussi pris le train qu’utilisent les centaines d’immigrés illégaux pour atteindre la frontière mexico-américaine. Un train de marchandises qui avance lentement et dont les passagers officieux n’ont de place que sur son toit. La pluie et les bandits contribuent considérablement a la pénibilité du périple. Et on regrette, non sans perversité, que le film ne montre davantage la misère qui faillit à diminuer l’espoir de ces pauvres gens qui voient en les Etats Unis, l’ultime chance de pouvoir enfin vivre.

Quant à la photographie du film, elle supporte ma conviction que la nouvelle generation de jeunes réalisateurs essayent bel et bien de retourner aux méthodes classiques de tournage et montage. Les scènes servent l’histore, sans chichi de macro ou une epilleptie de plans. L’image montre en valeur l’acteur et non le realisateur et ca tombe bien dans une ére ou l’experimentation photographique oscille entre le plaggiat et la lourdeur.

Même si j’ai toujours été méfiants aux impressions que laissent le film et que je traite toujours ceux qui essayent de trouver un sens moral et un message dans le cinéma de pauvres connards débiles (après tout un film n’est qu’un groupe d’individus qui prétendent être un autre groupe d’individus) je ne pus m’empêcher de sentir de l’effroi devant la métamorphose de Smiley (un recruté de 12 ans ). D’un gamin innocent et naïf, il est devenu une machine sans scrupules prête à tout faire pour monter dans l’estime des membres du gang. Peu à peu son côté angélique s’évapore et laisse la place à un futur criminel féroce. Pour qu’il puisse intégrer la Mara Salvatrucha, il doit se laisser tabasser férocement pendant treize seconde avant de tuer un membre d’un gang ennemi. Pas de problème, Smiley veut à tout prix devenir un Marero.

Sin Nombre (ce qui signifie sans nom) est un excellent film, racontant l’ardeur qu’endure les ‘’aliens’’ pour atteindre El Norte (le nord). Mettant leurs vies à risque pour ce qu’on appelle le rêve américain, ils seront face à une autre problématique une fois qu’ils seront aux états unis, le risque de retourner à la case départ.
A regarder absolument !


__________________________________________________________
Le réalisateur de Cube et quelques bouses, Vincenzo Natali arrive avec Splice un film de science-fiction qui raconte la conception d'une humanoïde qui a une voix sur-pitchée et une queue (par derrière). La bande annonce est bien sympathique mais je ne sais pas si ce sera un bon film. Affaire à suivre.





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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   19/4/2010, 00:33

Phidias a écrit:
Alors, quoi d'Balouze récement ?
Tokyo Sonata!


Pour la première fois depuis Cure, Kiyoshi Kurosawa, un des maîtres incontestés de l’horreur nippone, dispense les tueurs, les psychopathes, les fantômes hurlants, les doubles autoscopiques et autres entités étrangement menaçantes d’un de ses films.
Et en voyant cette famille de classe moyenne imploser, on se dit qu’il est inutile de recourir aux éléments super-naturels quand la vie urbaine est plus effrayante.
Ce film doit être l’œuvre la plus accessible que Kurosawa eut jamais faite, et c’est grâce au scénario qui investit une signification dramatique dans chaque scène aussi petite puisse-elle être.
Kurosawa étend, avec exagération certes mais de la façon la plus subtile, une atmosphère de purgatoire dans des situations on ne peut plus mondaines : Interviews de boulot, files d’attentes, excès d’autorités du corps professoral, curage de chiottes. Bref, la persecution répétitive des malchanceux par un mécanisme socio-économique arbitraire.
La tension s’en trouve élevée et une scène ou le père de famille s’en prend violemment à son fils, un paquet de chips a l’air plus menaçant que le plus affreux des monstres.

Chaque membre de la famille, à commencer par Sasaki le patriarche de la famille qui vient d’être licencié, essaye de cacher une décision ou une situation aux autres membres de sa famille.
En fin de compte aucune de ces activités clandestines qui font l’essence de ce film ne sont mauvaises ou mal (des leçons de pianos, rejoindre l’armée américaine, tentatives de trouver du boulot) mais ça attire l’attention sur notre société où nous agissons hypocritement, prétextant la volonté de ne pas blesser les autres, alors que ça cache notre frayeur de communiquer.
Et bien que la fin peut être soit décevante pour certains soit compréhensible pour d’autres, on ne peut rester sans être attendri par le jeu très crédible d’un casting de personnes différemment âgés.

Tokyo Sonata est une comédie dramatique sombrement réaliste qui donne un nouvelle image à la culture japonaise.
A voir absolument !




__________________________________________________________
The secret in their eyes, le film qui a remporté l'oscar du meilleur film étranger raconte l'histoire d'une affaire de viol et de meurtre qu'on a pu résoudre depuis plus de 20 ans. J'attend impatiemment la sortie DVD de ce film!





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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   19/4/2010, 01:08

Bleach a écrit:
J'attend impatiemment la sortie DVD de ce film!
Je crois qu'il est déjà disponible non ? Je l'ai téléchargé en qualité DVD il y a des mois.

J'en ai parlé ici.
De même, voilà mon petit avis sur Sin Nombre ici.

J'ai téléchargé Taxidermia dernièrement, je dois le regarder bientôt.

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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   19/4/2010, 01:23

Belial a écrit:
Bleach a écrit:
J'attend impatiemment la sortie DVD de ce film!
Je crois qu'il est déjà disponible non ? Je l'ai téléchargé en qualité DVD il y a des mois.

J'en ai parlé ici.
De même, voilà mon petit avis sur Sin Nombre ici.

J'ai téléchargé Taxidermia dernièrement, je dois le regarder bientôt.
Tu l'as téléchargé en VEng? Parce que la sortie officielle USA est prévue pour le 25 Mai.
Mais il est disponible en DVD export depuis l'Argentine en espagnol et français.
La raison pour laquelle j'attend sa sortie anglaise est que les américains sont bien balèze en voix-off (traduction française de voice over, traduire un terme anglais par un autre de la même langue...) est que le gars qui va se charger de la voix du héros est Harvey Atkin, un type que j'aime super bien!
Belial a écrit:
Je dois aussi mentionner le merveilleux plan-séquence au beau milieu du film. Ca doit être l'un des meilleurs que j'ai jamais vu ! C'est impossible à décrire, il faut vraiment le voir pour le croire, et rien que pour ces quatre ou cinq minutes à elles seules, le film mérite d'être vu ! On croirait que la caméra est devenue une entité à part, qu'elle bouge d'elle même sans contraintes physiques... C'est époustouflant !
Un ami n’arrête pas de me parler de cette scène et je suis très impatient de la voir !
Sinon très sympa ton blog, définitivement parmi mes favoris !
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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   19/4/2010, 02:06

Oui la sortie aux USA est en retard par rapport à certains autres pays. Je l'ai téléchargé en VO sous-titrée. Je hais les doublages donc ça m'arrange de le voir disponible en VO aussi tôt.

Sinon merci

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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   12/8/2010, 02:52

Phidias a écrit:
Alors, quoi d'Balouze récement ?
35 Thums!


Ce film raconte l’histoire de quatre personnes qui se connaissent depuis un long temps. Leur relation suit la douce cadence d’un démarrage difficile. Le film retient notre attention non par l’étendue de sa dimension mais plutôt par sa profondeur.
C’est un plaisir que de découvrir les liens qui lient les personnages , les uns aux autres : Deux couples qui vivent dans le même appartement parisien. J’ai dit couples, mais ils ne le sont pas de la manière classique, chaque paire n’est pas vraiment ‘’ensemble ‘’. Gabrielle (interprété par Nicole Dogué) et Noe (Grégoire Colin) donnent l’impression d’être colocataires, alors que Lionel (Alex Descas) et Josephine (Mati Diop) s’aiment d’une façon un peu choquante. Je vous laisse découvrir ce dont je parle.
Le film commence par l’harmonie douteuse qui plane dans cet appartement, on voit bien que tout le monde heureux mais on sent quand même que ça finit par s’ébranler. Non que ce bien être est le fruit d’une mascarade, mais parce que la vie est toujours comme ça.
La réalisatrice, Claire Denis, a fait un excellent travail. Elle raconte la vie de ces gens sans la souiller de jugement. Il n’y a pas de morale à chercher dans ce film, il n’y a pas de problématique théatrale.
La réalisatrice observe cet univers qu’elle a créé avec maîtrise et ça donne presqu’envie d’y être.
35 Rhums est un film sympathique qui mérite d’être vu.





__________________________________________________________
J'attend la sortie DvD de ce film car il est assez prometteur.
Tout d'abord, Zach Galifianakis et Keir Gilchrist, deux acteurs que j'aime beaucoup. Tous deux issus de cette nouvelle vague de comédiens qui savent allier l'auto-dérision et la sympathie. Je les ai découvert dans deux séries que j'apprécie énormément. Zach dans Bored to Death, une série HBO, et Keir dans United States of Tara, Showtime. Je vous conseille vivement ces deux séries.
Le film s'appelle It's kind of a funny story et ça raconte l'histoire de Craig, un adolescent de 15 ans, qui veut se faire internet dans un hôpital psychiatrique.





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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   14/8/2010, 00:01

Phidias a écrit:
Alors, quoi d'Balouze récement ?
Moon

Duncan Jones, fils de David Bowie, n’aurait pu faire de meilleurs débuts que Moon.
Il n’aurait pas pu choisir meilleur acteur pour ce mono-rôle que Sam Rockwell.

Moon est un film de science-fiction qui prend racines des deux calamités qui angoisse l’humanité en ce temps présents, le manque d’éthique des grosses multinationales et le dilemme de l’énergie.
Avant de m’approfondir plus dans ce film, je voudrais admirer l’audace dont fait toujours preuve Sony Pictures Classics de s’aventurer dans des films qui n’auront de sources de revenues autres que les ventes de supports médiatiques ménagers.
Des films comme, 3-Iron, Joyeux Noël, Persepolis, Monsieur Ibrahim ou My Kid Could Paint That ont toujours passé inaperçu sur les grands écrans mais ont réussi à avoir un succés considérable dans les foyers et entre les mains des cinéphiles.

Concernant Moon, donc :
Ce fillm est d’un de ses rares films intelligents de science fiction, comme l’Odyssée de l’Espace du gourou Stanly Kubrick.
Il suit l’histoire de Sam Bell (Sam Rockwell, à qui un Oscar n’est qu’une question de temps), un employé solitaire qui finit ses trois ans contractuels en qualité de superviseur d’une moissonneuse lunaire qui récolte de l’energie depuis le roc lunaire.
Après un accident, Sam Bell découvre que les choses n’ont pas l’apparence qu’ils ont et le tout devient une pinchette aux gencives de l’humanité qui a le talent de toujours foirer ses plus belles intentions. C’est normal, c’est humain.

Un des plaisirs que procure ce film est la découverte d’un détournement de scénario en paralléle avec un détournement de la personnalité de Sam. Sam est le seul personnage visible de ce film et n’a de compagnon qu’un robot sympathique et compatissant qui a la voix de Kevin Spacey. La prestation de ce dernier m’a fait pensé au travail de voix qu’il a fait dans Usual Suspects.
Le talent du scénariste Nathan Parker est assommant, sa capacité de nous livrer des répliques monologues donnent encore de la sympathie à la force tranquille dont Sam Rockwell a toujours été doté. Et quand le tout nous est livré sous les notes, toujours aussi bien cherchés, de Clint Mansell, nous avons aucune excuse pour ne pas être comblés.
Côté visuel, Moon est on ne peut plus réussi, sous la direction de Jones, Gary Shaw (directeur de photographie) intensifie la boule de tristesse coincé dans nos gorges avec un objectif sombre. Même si le film se passe à 80 pour cent à huis clos, on oublie jamais qu’on est sur la lune. L’agressivité tranquille qu’on ressent à chaque fois qu’on voit une photo de la lune éclairée rudement par le soleil a très bien été importés à l’interieur du poste d’observation.

Ce film est à ne pas rater, c’est un thriller de science-fiction bien pensé et livré avec un dénouement aussi élégant que sauvage.





__________________________________________________________
La bande annonce d'un film qui court le risque d'être l'enfant mongoloïde de Brokeback Mountain, bien qu'il soit inpsiré d'une histoire vraie.
I love you Phillip Morris raconte l'histoire d'un escroc Steven Jay Russell ex-policier et père de famille qui fait son coming out après un accident.





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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   4/7/2011, 20:47

L'illusioniste!


L’illusioniste est un scénario que Jacques Tati a écrit son pouvoir le réaliser. Sylvain Chomet, dont la première œuvre était l’acclamé Triplettes de Belleville, l’a adapté en une comédie animée dont le protagoniste est basé sur l’alter ego de Tati, Monsieur Hulot. Le film a été promu comme étant le dernier film du comique français.
Toutefois, l’Illusioniste est clairement un film de Chomet, et non pas de Tati. Bien que les sensibilités de Chomet et celles de Tati se marient parfaitement: Tous deux ont un penchant pour l'humour mimique (leur style est surtout visuel et physique). Tous deux adoptent un dialoque minimaliste, et aiment bien marmonner des phrases inintelligble et exploiter les conversations comme un bruit de fond plutôt qu'un élément essentiel de la scène. On retrouve l'utilisation habile d'effets sonores de Chomet. Chomet a aussi réussi de donner à Tatischef, le personnage principal du film, les expressions et language corporel de Tati.

Autre différence, le ton du film diverge de l'esprit espiègle des oeuvres de Tati. On retrouve la mélancholie de SChomet, le film mis en scène pendant les années 50, raconte l'histoire d'un magicien (interprété par Jean-Claude Donda) qui a de plus en plus de mal à tourner et attirer une audience. Un spectacle en particulier en Ecosse lui a ramené une admiratrice nommée Alice (Elidh Rankin) qui croit que sa magie est réelle. Le magicien a de la peine de vivre de sa profession, et une nouvelle forme de divertissement vient le balayer. Le public veut du RockNRoll et n'a plus envie de voir un vieil homme sortir un lapin épuisé d'un chapeau.

Tout comme Tati, on sent que l'Illusioniste est une relique sacrée venue d'une autre époque. Il existe bien des acteurs dedans, comme ceux cités, mais peu de dialogue. Il y a aussi des idées fort promettantes mais qui malheureusement ont été sous-développés, comme le partage d'une pension avec des artistes de trapèze sous-payés, un chômeur et un clown suicidaire. On sent néanmoins la touche de Tati sur ce point, quand le clown n'a plus d'eau chez lui, il se lave la figure avec l'eau de sa farce et attrape sur son revers.

Inutile de préciser que c'est du cell-shading, les couleurs sont doux et charmant. Comme l'est le film. L'illusioniste, nominé aux oscars, est une escapade, légère, calme et surtout nostalgique. J'ai aimé rire devant des lents gags Chaplinesque après m'avoir habitué à la gratification instantané d'un prout à la Shrek.









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Tout en restant dans l'univers animé, Disney après la récente réussite commerciale et critique de Tangled (Raiponce) revient avec une autre recette sure: Winnie, l'Ourson. Ce serait sympa de retrouver le gout ses matinées Chocapic en pyjama.

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Krishna's Child
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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   4/7/2011, 21:32

Oui, joli petit film très touchant, je vais voir si mes filles vont l'apprécier, histoire de leur faire voir autre chose que des animaux parlants et des films d'ados insipides made in Hollywood
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Bleach
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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   2/8/2011, 15:54

Krishna's Child a écrit:
Oui, joli petit film très touchant, je vais voir si mes filles vont l'apprécier, histoire de leur faire voir autre chose que des animaux parlants et des films d'ados insipides made in Hollywood
Exactement ce que je pensais. Avec la hausse des budgets des films animés, les studios ne veulent plus risquer autre chose qu'un film accessible aux masses. Je pense que l'illusionniste serait un bon film à regarder en famille. Surtout que dans ce script Tati est bien paternel.
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MessageSujet: Re: Trop D'la Balouze   Aujourd'hui à 02:22

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