Forum Tunisien de Discussions Libres et Constructives
AccueilGalerieFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    5/4/2012, 17:27

Kahéna a écrit:
au sujet de Ben Guerdane:
Citation :

Le profanateur du Coran souffre-t-il de troubles psychiques ?
http://www.letemps.com.tn/article-64976.html

L’affaire renvoyée au 11 avril devant le tribunal de Ben Guerdane

Jamais dans les annales de la Justice
tunisienne, on a eu affaire à un profanateur du Livre Saint. D’ailleurs
il n’y a même pas d’articles spécifiques au sein du code pénal à ce cas
précis. Cela entre dans la rubrique d’atteinte au culte et aux valeurs
sacrées.



Même à l’époque où la Tunisie
était sous occupation étrangère, jamais un problème de profanation ne
s’est posé, sauf peut-être quelques cas isolés qui ont été occultés ou
réglés de manière discrète et sans aucun échos de nature à attiser le
feu de la discorde. En fait aucun être sensé n’ose s’attaquer aux
valeurs sacrées d’une façon aussi grotesque et aussi ignoble.


Le cas du profanateur du Coran prête pour cette raison à réfléchir.

L’auteur
de cet acte, qui a été appréhendé, est-il un malade mental, ou a-t-il
été mû par d’autres personnes qui veulent coûte que coûte semer le
trouble et la discorde dans le pays ?


Arrêté
et inculpé d’atteinte au culte, Ramzi Abcha a reconnu les faits
incriminés, devant le tribunal cantonal de Ben Guerdane, où il a comparu
vendredi dernier.


Toutefois il a ajouté qu’il souffrait de troubles psychiques, problème de compétence ou « cadeau empoisonné »

S’agissant
dans cette affaire d’un accusé présentant un doute sur ses capacités
mentales, le tribunal cantonal a décidé, sur demande du substitut du
procureur de renvoyer le dossier devant tribunal de première instance de
Médenine, apte entre autres à commettre un expert afin d’évaluer l’état
des capacités mentales de l’accusé et déterminer par là même le degré
de responsabilité qu’il peut avoir dans les faits qui lui sont
reprochés.


Or
selon certains observateurs, le tribunal de Ben Guerdane a voulu tout
simplement, renvoyer la balle au tribunal de première instance de
Médenine, en s’appuyant sur un point de procédure, qui est au fond
plausible, en vertu du code de procédure pénale.


On
se demanderait toutefois si ledit tribunal ne se déclare pas
incompétent à son tour, l’affaire pouvant être jugée par le tribunal de
Ben Guerdane qui s’en est déchargé selon l’avocat de la partie civile à
Radio Shems FM, pour une question, plutôt de sécurité que de procédure.


D’autant
plus que l’accusé aurait été interrogé préalablement par des
« activistes islamistes » en avouant son crime et en déclarant de
surcroît qu’il était homosexuel et adepte du pax avec une personne du
même sexe.


Délire
psychique ou manière d’occulter la vérité sur les vraies
motivations qui l’ont poussé à commettre une tel acte gratuit et ignoble
il importe que toute la lumière soit faite sur cette mystérieuse
affaire, pourvu sans s’éterniser dans les méandres de la procédure.


On en saura plus le 11 avril prochain, date à laquelle a été renvoyée l’affaire devant le tribunal de Médenine.

Ahmed NEMLAGHI


woh qu'est ce que c'est que "pax"? Je connais la pax romana...c'est un texte bien 5wenji 5wenji 5wenji 5wenji 5wenji
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    5/4/2012, 23:18

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    6/4/2012, 10:51

http://www.tunisia-live.net/2012/04/05/mahdia-blasphemy-case-convicted-fugitive-speaks/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=mahdia-blasphemy-case-convicted-fugitive-speaks new article
Citation :

Mahdia Blasphemy Case: Convicted Fugitive Speaks
Asma Ghribi | 05 April 2012 | 15 Comments

Jabeur Mejri (left) and Ghazi Beji (right)

Ghazi Beji and Jaber Mejri are the two young Tunisian men who were recently sentenced to seven and a half years of prison for charges of attack on public order and morality.

Mejri, an English teacher, is currently in custody following his arrest by Tunisian police in early March. Beji, who is a 27 year-old biotechnology food engineer, managed to flee Tunisia and is currently in Greece seeking asylum.

The two were arrested after they each uploaded a manuscript to the Internet that was critical of Islam. Beji’s book entitled Wahm al Islam (the Illusion of Islam) was written in Arabic while Dark Land, by Mejri was written in English. The books included caricatures of the Prophet Muhammad, which are considered offensive by many Muslims.

In an interview with Tunisia Live, Beji, who describes himself as an atheist, discussed the events that led to charges being laid against the pair.

“I wrote my book to express my view about Islam and to unveil how Muhammad married Aicha when she was 6 years old and other truths. After the Revolution, in March 2011, I said to myself Tunisia is a free and democratic country now and I should try to publish my book. I contacted several book publishers in Mahdia but they all refused to publish it. So I opted to upload it on 4shared.com,” stated Beji.

Beji said that Mejri’s book Dark Land became very controversial in Mahdia as he pictured a Tunisian Salafist as a monkey. The caricature triggered the anger of the Salafist community and they threatened to throw acid on his face.

In addition, according to Beji, Mejri also expressed his support for Israel. “After being persecuted by Tunisians and Arabs, Jabeur Mejri started sympathizing with Israel. But I don’t necessarily share his views,” he explained.

Beji said that he was forced to flee Tunisia after hearing that his friend had been taken into custody by police.

“When the security forces first arrested Mejri, they told him that they detained him to protect him from any Salafist attack. But later, they assaulted and tortured him. I was told that he mentioned my name under torture,” said Beji.

“When I heard of what happened to my friend. I knew that I had to run away,” he added.

“I went to Algeria, Turkey and then crossed illegally to Greece. Here, I am now trying to contact NGOs and other countries to grant me asylum,” he said.

Beji is currently living in a city in northeastern Greece and is relying on relatives in France for financial support.

The representative of Human Rights Watch in Tunisia, Emna Galeli, said that the organization condemned the judgment and considered it is “an attack on freedom of expression and freedom of belief.” She expressed concern that religion is being used to impose a new type of censorship.

Galeli added that Article 121 of the Tunisian penal code, under which the two were charged, has been loosely interpreted after the Revolution and that it should be amended. Article 121(c) of the code dates from the Ben Ali era and forbids the distribution, sale or display of propaganda tracts or documents, foreign or otherwise, which are harmful to public order or morals. Punishment ranges from six months to five years in prison and a fine of up to 1200 dinars.

The Tunisian League of Human Rights and Amnesty Tunisia are examining the case and will soon release communiqués very soon.

Mohamed Trabelsi, the lawyer for Ghazi Beji, said that because his client was tried in absentia, he could not appeal unless he returned to Tunisia. Trabelsi and the General Prosecutor of Mahdia have both confirmed that lawyers have lodged an appeal for Jabeur Mejri.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    6/4/2012, 10:54

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
El_Manchou
Homo Genius
Homo Genius


Masculin Nombre de messages : 4407
Localisation : Damous el Hajja
Emploi : Chasser le 5wenji et la voilée
Date d'inscription : 29/07/2007

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    6/4/2012, 11:23

jabbourom tounestène
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.rap125.com
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    6/4/2012, 13:03

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    6/4/2012, 13:15

Sur le blog dehttp://hendoudfree.blogspot.com/2012/04/tunisie-lillusion-de-lislam-devoile.html#comment-form on apprend que les articles du code qui ont été utilisés sont ceux qui étaient utilisés pour coffrer les opposants au régime de Zaba "
Citation :
les lois en vertu desquelles Jabeur et Ghazi ont été jugés étaient utilisées à l’époque de Ben Ali contre les opposants et uniquement les opposants. Les cas sont aussi nombreux au point que l’expression « atteinte à l’ordre public » évoque automatiquement les « prisonniers politiques ».

Il s’agit des articles 121-3 et 226 du code pénal et l’article 86 du code des télécommunications.(voir lelien)

Parmi les opposants à l’époque de Ben Ali qui ont souffert de la prison en vertu de ces lois nous citons : Hamma Hamami, condamné le 14 juillet 1999 par contumace par le tribunal correctionnel de Tunis à 9 ans et 3 mois de prison pour atteinte à l’ordre public (voir le lien).

L’avocat et activiste Mohamed Abou, a passé, à son tour, trois ans de prisons suite à la publication d’un article, en 2007, qui décrit les méthodes de torture du régime de Ben Ali et qui selon la loi, toujours existante, portait atteinte à l’ordre public. Sans oublier de citer le cas du militant Ahmed Manai qui a passé la moitié de sa vie en exil forcé pour avoir publié son livre « Supplice Tunisien-le jardin secret du général Ben Ali. » (Voir le lien)


Les journalistes Taoufik Ben Brik, Zouheir Makhlouf et Fahem Boukadous ont été aussi les victimes de ces lois à l’époque de Ben Ali.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    6/4/2012, 19:14

Citation :
La Tunisie des Lumières se bat
LE MONDE | 06.04.2012 à 14h17

Par Caroline Fourest


Sous Zine El-Abidine Ben Ali, on risquait gros si l'on critiquait le pouvoir temporel. Sous Moncef Marzouki et son parti, Ennahda, on risque gros si l'on critique la religion et si l'on tient tête à l'obscurantisme. La responsabilité de l'actuel gouvernement est évidente, mais sournoise.

Elle consiste à laisser les salafistes les plus excités terroriser les démocrates laïques puis à les renvoyer dos à dos en feignant de ne pas prendre parti. Ce qui revient, en réalité, à soutenir les plus violents.
Comme ceux qui menacent Nadia El Fani pour son film Laïcité Inch'Allah ou ceux qui terrorisent le campus de la Manouba et son héroïque doyen. Se figure-t-on le courage qu'il faut à cet homme lettré et pacifique pour tenir tête à ces enragés, prêts à le séquestrer pour exercer leur chantage ?

Un jour, ils demandent une salle de prière, l'autre de laisser les étudiantes assister aux cours en niqab, puis finissent par vouloir faire flotter le drapeau noir des salafistes sur le toit de la faculté. Comme en Algérie à la pire époque, des étudiants résistent. Une jeune syndicaliste tunisienne est même devenue une icône nationale en décrochant le drapeau des salafistes pour restaurer celui de la Tunisie. Elle s'est fait copieusement tabasser par les intégristes.

Que fait la police ? Encore largement bénaliste, elle laisse la situation pourrir. Dans l'espoir que la nostalgie de l'ordre ancien reviendra ? Illusion funeste. C'est un autre ordre ancien qui perdure. Celui des juges. En l'absence d'une nouvelle Constitution pour les cadrer, les plus obscurantistes profitent de cette transition chaotique pour mettre en prison toute personne jugée blasphématrice ou apostate. En témoigne le sort de deux jeunes internautes tunisiens, Ghazi Béji et Jabeur Mejri, condamnés pour atteinte à "l'ordre public" et à la "morale". Ils ont été condamnés à sept ans de prison ferme. L'un a fui vers la Grèce, l'autre s'apprête à purger sa peine. Ses amis parlent de torture. Leur crime ? Avoir diffusé sur les réseaux sociaux un roman satirique sur la vie du prophète Mahomet. La sentence, très décalée et sévère, a mis en émoi la blogosphère tunisienne et marocaine. Pas le gouvernement tunisien. Or c'est là, dans cette passivité complice, que réside le danger.

OBSURANTISME DES JUGES

A Paris, on s'est félicité un peu vite de voir le parti islamiste Ennahda renoncer à inscrire la loi islamique dans la Constitution en cours d'écriture. Celui que des journalistes français s'obstinent à présenter comme un "islamiste modéré" est en réalité simplement stratège. Il a compris qu'il pouvait tout à fait garder l'article premier proclamant l'islam comme religion de la Tunisie, tel qu'il existait sous Habib Bourguiba et Ben Ali, et le tirer vers une interprétation plus théocratique grâce au rapport de force sur le terrain.

En jouant de l'extrémisme des salafistes et de l'obscurantisme des juges, une vague formulation suffit pour faire reculer la sécularisation, la liberté de conscience et d'opinion pour tous. Autrement dit, à tuer le printemps démocratique. Il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir. Et toutes les raisons de soutenir les Tunisiens qui se battent, avec un courage inouï, pour une autre interprétation de la future Constitution et la liberté de tous.

Caroline Fourest
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
El_Manchou
Homo Genius
Homo Genius


Masculin Nombre de messages : 4407
Localisation : Damous el Hajja
Emploi : Chasser le 5wenji et la voilée
Date d'inscription : 29/07/2007

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    8/4/2012, 00:11

il n'y a pas eu de révolution en Tunisie, juste la substituion d'une dictature mafieuse par une dictateur mafieuse 7alal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.rap125.com
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    8/4/2012, 13:03

Tout à fait el manchou!avez vous lu les debilités ecrites par la page fb d el kasbah à ce sujet?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
tifan
Homulus Foetus
Homulus Foetus


Masculin Nombre de messages : 8
Date d'inscription : 25/10/2011

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    9/4/2012, 11:33

Invraisemblable ! Et dire qu'on accuse un membre de la famille d'une "grosse légume" du gouvernement est lui-même .......xuel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    12/4/2012, 16:27

et voilà....BEN GUERDANE...et l'injustice en deux petites lignes

Citation :
Ramzi Ibcha, accusé dans l’affaire de profanation du Coran à Ben
Guerdane, vient d’être condamné à 4 ans de prison, par le tribunal de
première instance de Médenine, rapporte la TAP.
* Business News

http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/9336-tunisie-le-profanateur-du-coran-a-ben-guerdane-condamne-a-4-ans-de-prison.html


Kapitalis sur facebook



Tunisie. Le profanateur du Coran à Ben Guerdane condamné à 4 ans de prison
Mercredi, 11 Avril 2012 20:16

View CommentsRamzi
Abcha a été condamné à 4 ans de prison et à une amende de 120 dinars
pour chaque partie s’étant portée partie civile dans cette affaire.

C’est
le verdict prononcé, mercredi, par le tribunal de première instance de
Medenine (sud) contre le profanateur du Coran dans quatre mosquées de
Ben Guerdan. Ramzi Abcha a écopé d’une année de prison pour chaque
mosquée profanée.
Me Abdennacer Laouini, avocat de l’accusé, a
souligné dans son plaidoyer plusieurs erreurs de procédure, comme
l’arrestation et l’interrogatoire du jeune homme par des parties non
habilitées. Des images de cet interrogatoire surréaliste ont été
diffusées sur Facebook. L’avocat de la Défense a aussi présenté des
documents légaux attestant des problèmes psychiques de son client.
La
défense de l’Association de sauvegarde du Saint Coran et des imams des
quatre mosquées de Ben Guerdane, constituée de 7 avocats, a demandé, de
son côté, le renvoi du dossier au procureur de la république pour
compléter l’instruction. Ils ont aussi demandé de lourdes sanctions
contre l’accusé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    17/5/2012, 13:25

Citation :
Au début du mois d’avril, je vous ai entretenu, dans un article intitulé L’illusion de la liberté, du cas de deux athées tunisiens, l’un en prison et l’autre en fuite à l’étranger – mais tous deux condamnés à 7 ans et demi de taule pour avoir usé de leur liberté d’expression.

Aujourd’hui, se tenait la première audience du procès en appel de Jabeur, celui des deux qui n’a pas eu l’opportunité de fuir. Ses avocats demandaient une libération provisoire, le procureur a répliqué en demandant une aggravation de la peine qu’il juge « trop clémente ».

Lisez donc l’article de Tawa fi Tunis, un blog de Slate Afrique, pour en savoir plus : Pas de clémence pour l’athéisme

Et n’oubliez que, dans la colonne de droite de ce blog, il existe un lien qui vous mènera directement vers la pétition de soutien. La signer et la faire circuler autour de vous est d’autant plus nécessaire que la presse ne s’intéresse quasiment pas à cette histoire.
http://www.sergeantpepper.net/article-l-illusion-de-la-liberte-suite-105165400.html

http://blog.slateafrique.com/tawa-fi-tunis/2012/05/14/tunisie-pas-de-clemence-pour-latheisme/

Citation :
Tunisie-Pas de clémence pour l’athéisme


L’affaire des deux caricaturistes de Mohamed à Mahdia a-t-elle été oubliée? Le lundi 14 mai, le procès en appel des deux jeunes hommes condamnés à sept ans de prison pour «atteinte au sacré» et «trouble de l’ordre public» après avoir publié des caricatures du prophète s’est soldé par un black-out médiatique. Plus tabou que la liberté d’expression, l’athéisme est passé sous silence.

«Je tiens à souligner l’inaction des ONG et des militants des droits de l’homme dans cette affaire» déclare Maître Bochra Bel Haj Hamida, avocate et militante des droits de l’homme qui s’est saisie de l’affaire dite «Affaire Mahdia». En effet, lundi 14 mai, le tribunal de Monastir était vide de toute présence médiatique comme de celle des défenseurs des droits de l’homme. Jabeur Mejri, un des accusés, actuellement emprisonné, a fait appel après son incarcération et il est venu plaider la clémence du juge pour l’allègement de sa peine. Son crime: un athéisme trop revendiqué à travers des insultes directes adressées au prophète sur sa page Facebook.Tout commence début avril quand la blogueuse et journaliste Olfa Rihahi dévoilait sur son blog To be good again une affaire complexe : le 28 mars 2012, Ghazi Béji et Jabeur Mejri sont condamnés. Ghazi a quitté le pays précipitamment le 10 mars et reste en cavale depuis, condamné par contumace, il ne peut faire appel. Jabeur Mejri, a écopé d’une peine de cinq ans pour trouble à l’ordre public et transgression de la morale, deux pour avoir porté préjudice aux tiers à travers les réseaux publics de communication, et six mois pour transgression de la morale avec 1200 dinars d’amende.

Quant à Ghazi Béji, son procès-verbal fait suite à une nouvelle écrite et publiée après la révolution, L’illusion de l’islam.Il y est accusé de «Doute de l’existence de Dieu, doute de l’existence d’une religion nommée Islam, doute de l’existence du Prophète Mohamed avec justificatifs du doute comme y insiste l’auteur.» Cet écrit pose alors question sur les motifs de la condamnation, est-ce réellement pour trouble à l’ordre public que sont condamnés les deux blogueurs ou pour leurs convictions personnelles? La poursuite en justice était l’œuvre d’un avocat Maître Sheikh Zaouli qui avait été alerté par un citoyen lambda (dont l’identité reste à ce jour inconnu) de la diffusion de photos et caricatures portant atteinte au prophète sur le réseau social Facebook. Après avoir demandé à l’auteur, Jabeur, de les enlever ce dernier rétorque en insultant l’Islam, l’affaire ira donc devant le tribunal de Mahdia. Jabeur est entendu le 5 mars et explique qu’il a publié ces photos car il ne reconnaît pas la religion musulmane.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
tatoum
Homo Habilis
Homo Habilis


Masculin Nombre de messages : 929
Date d'inscription : 11/09/2007

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    18/5/2012, 05:30

Kahéna a écrit:
Citation :
Au début du mois d’avril, je vous ai entretenu, dans un article intitulé L’illusion de la liberté, du cas de deux athées tunisiens, l’un en prison et l’autre en fuite à l’étranger – mais tous deux condamnés à 7 ans et demi de taule pour avoir usé de leur liberté d’expression.

Aujourd’hui, se tenait la première audience du procès en appel de Jabeur, celui des deux qui n’a pas eu l’opportunité de fuir. Ses avocats demandaient une libération provisoire, le procureur a répliqué en demandant une aggravation de la peine qu’il juge « trop clémente ».

Lisez donc l’article de Tawa fi Tunis, un blog de Slate Afrique, pour en savoir plus : Pas de clémence pour l’athéisme

Et n’oubliez que, dans la colonne de droite de ce blog, il existe un lien qui vous mènera directement vers la pétition de soutien. La signer et la faire circuler autour de vous est d’autant plus nécessaire que la presse ne s’intéresse quasiment pas à cette histoire.
http://www.sergeantpepper.net/article-l-illusion-de-la-liberte-suite-105165400.html

http://blog.slateafrique.com/tawa-fi-tunis/2012/05/14/tunisie-pas-de-clemence-pour-latheisme/

Citation :
Tunisie-Pas de clémence pour l’athéisme


L’affaire des deux caricaturistes de Mohamed à Mahdia a-t-elle été oubliée? Le lundi 14 mai, le procès en appel des deux jeunes hommes condamnés à sept ans de prison pour «atteinte au sacré» et «trouble de l’ordre public» après avoir publié des caricatures du prophète s’est soldé par un black-out médiatique. Plus tabou que la liberté d’expression, l’athéisme est passé sous silence.

«Je tiens à souligner l’inaction des ONG et des militants des droits de l’homme dans cette affaire» déclare Maître Bochra Bel Haj Hamida, avocate et militante des droits de l’homme qui s’est saisie de l’affaire dite «Affaire Mahdia». En effet, lundi 14 mai, le tribunal de Monastir était vide de toute présence médiatique comme de celle des défenseurs des droits de l’homme. Jabeur Mejri, un des accusés, actuellement emprisonné, a fait appel après son incarcération et il est venu plaider la clémence du juge pour l’allègement de sa peine. Son crime: un athéisme trop revendiqué à travers des insultes directes adressées au prophète sur sa page Facebook.Tout commence début avril quand la blogueuse et journaliste Olfa Rihahi dévoilait sur son blog To be good again une affaire complexe : le 28 mars 2012, Ghazi Béji et Jabeur Mejri sont condamnés. Ghazi a quitté le pays précipitamment le 10 mars et reste en cavale depuis, condamné par contumace, il ne peut faire appel. Jabeur Mejri, a écopé d’une peine de cinq ans pour trouble à l’ordre public et transgression de la morale, deux pour avoir porté préjudice aux tiers à travers les réseaux publics de communication, et six mois pour transgression de la morale avec 1200 dinars d’amende.

Quant à Ghazi Béji, son procès-verbal fait suite à une nouvelle écrite et publiée après la révolution, L’illusion de l’islam.Il y est accusé de «Doute de l’existence de Dieu, doute de l’existence d’une religion nommée Islam, doute de l’existence du Prophète Mohamed avec justificatifs du doute comme y insiste l’auteur.» Cet écrit pose alors question sur les motifs de la condamnation, est-ce réellement pour trouble à l’ordre public que sont condamnés les deux blogueurs ou pour leurs convictions personnelles? La poursuite en justice était l’œuvre d’un avocat Maître Sheikh Zaouli qui avait été alerté par un citoyen lambda (dont l’identité reste à ce jour inconnu) de la diffusion de photos et caricatures portant atteinte au prophète sur le réseau social Facebook. Après avoir demandé à l’auteur, Jabeur, de les enlever ce dernier rétorque en insultant l’Islam, l’affaire ira donc devant le tribunal de Mahdia. Jabeur est entendu le 5 mars et explique qu’il a publié ces photos car il ne reconnaît pas la religion musulmane.
.


je commence à douter sérieusement de l'existence de dieu !
concrètement qu'est ce qu'on risque pour de telle déclarations !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
El_Manchou
Homo Genius
Homo Genius


Masculin Nombre de messages : 4407
Localisation : Damous el Hajja
Emploi : Chasser le 5wenji et la voilée
Date d'inscription : 29/07/2007

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    1/6/2012, 10:46

takbiiiiiiiiiiir
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.rap125.com
tatoum
Homo Habilis
Homo Habilis


Masculin Nombre de messages : 929
Date d'inscription : 11/09/2007

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    1/6/2012, 15:00

pour revenir au sujet, car ca m'a complétement échappé !
____________________________________________________

admirez le truc, admirez l'imposture, de l'appellation !


MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L'HOMME.
____________________________________________

il y a comme du foutage de gueule. Remarque ils peuvent se le permettre le tunisien est tombé tellement bas, en portant , cette raclure à la tète du pays !!!!
à partir de la il ne faut s'étonner de rien de ce qui peut se passer en Tunisie, et de ce qui va encore se passer, on finira libres et heureux, wella b'la s'mé on finira par raser les murs à chaque fois ou on voit un gros endjalabé, barbu pouilleux, aux dents Technicolor faire le service d'ordre dans sa 7ouma !
putain la rage !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    27/6/2012, 14:04

MAJ

http://www.france24.com/fr/20120626-tunisie-caricature-mahomet-facebook-islamistes-censure-z-festival-justice-ennahda?ns_campaign=editorial&ns_source=FB&ns_mchannel=reseaux_sociaux&ns_fee=0&ns_linkname=20120626_tunisie_caricature_mahomet_facebook_islamistes_censure

Citation :
Caricature de Mahomet : "La censure du sacré est institutionnalisée"

Un internaute tunisien a été condamné à sept ans et demi de prison, lundi, pour avoir publié des caricatures du prophète Mahomet sur sa page Facebook. Toujours sous anonymat, le célèbre caricaturiste Z revient sur cette affaire pour FRANCE 24.
Par FRANCE 24 (texte)

La justice tunisienne a confirmé en appel, le 25 juin, la condamnation à sept ans et demi de prison du jeune tunisien Jabbeur Mejri, qui avait mis en ligne sur Facebook des caricatures du prophète Mahomet. Une décision qui a suscité la consternation de ses proches et de ses défenseurs, choqués par une "sanction démesurée". Le caricaturiste tunisien Z, qui, après avoir dénoncé sur son blog satirique "Debatunisie" le régime de Ben Ali, s’attaque désormais au nouveau pouvoir dominé par le parti islamiste Ennahda, revient sur cette affaire et livre son point de vue sur la caricature en Tunisie.


UNE CARICATURE SIGNÉE "Z"

FRANCE 24 : Comment analysez-vous la condamnation prononcée par la justice tunisienne à l’encontre d’un internaute qui a publié sur Facebook des caricatures du prophète Mahomet ?

Z : Cette condamnation est aussi excessive que politique. Même si ce n’est pas un caricaturiste qui a été sanctionné pour son art, le signal envoyé par les élus islamistes est destiné à la profession et à tous les Tunisiens laïcs. Par ailleurs, cette condamnation constitue une attaque contre la liberté de conscience, pourtant inscrite dans notre Constitution. Les islamistes institutionnalisent la censure en ce qui concerne le sacré. Ils ont besoin de se présenter comme les garants du respect de la question religieuse en fixant les lignes rouges à ne pas franchir, pour affermir leur légitimité. Et la limite concerne la religion. Mais pour le caricaturiste que je suis, ce sujet est prioritaire. Protégé, certes, par l’anonymat, j’ai dessiné le Prophète et Dieu. J’ai été vilipendé pour l’avoir fait, mais j’assume cette position radicale qui choque beaucoup de Tunisiens, car je pense qu’il faut décriminaliser le blasphème. Ce n’est pas aux censeurs de juger s’il faut croire ou ne pas croire. Qui sont-ils pour fixer les règles du blasphème ?

Paradoxalement, cette condamnation coïncide avec l’annonce de l’organisation, à Tunis au mois de septembre, du premier festival arabe de la caricature. Qu’est ce que cela vous inspire ?

Z : Il faut attendre de voir quels seront les invités, il y a un risque que les caricaturistes soient triés sur le volet et que ne soient sélectionnés par les autorités que ceux qui ne sortent pas du rang. Il y a une certaine hypocrisie à placer le festival sous le signe du "Printemps arabe", car il s’agit d’une récupération politique de mauvais goût. Surtout quand ils utilisent la justice pour mater ceux qui ne partagent pas leur morale religieuse. Sous Ben Ali, la Tunisie accueillait des forums sur Internet, alors même que le régime appliquait une censure implacable sur la Toile et traquait les cyberactivistes tunisiens. L’Empire soviétique et l’Iran ont eux aussi organisé des évènements autour de la caricature, tout en réprimant les artistes de l’opposition.


LE PREMIER FESTIVAL ARABE DE LA CARICATURE, DU 6 AU 8 SEPTEMBRE À TUNIS
Le premier festival arabe de la caricature se tiendra du 6 au 8 septembre à Tunis, a annoncé lundi à la presse le directeur de ce festival Wiem Mohamed Kord.

Ce festival qui sera placé sous le signe du "printemps des révolutions arabes", vise à "promouvoir les jeunes talents dans le domaine de l'art de la caricature", a précisé M. Kord, cité par l'agence officielle TAP.

Est-ce à dire qu’il n’y a pas eu de changement en matière de liberté d’expression en Tunisie depuis la révolution ?

Z : Mis à part le sacré, il faut reconnaître que la donne a changé en matière de liberté d’expression depuis la chute de la dictature de Ben Ali. Avant, je craignais réellement pour ma vie, même si je continue à recevoir aujourd’hui des menaces de mort, car j’étais activement recherché par les services du régime. Autre signe d’un changement positif : mon blog n’est plus censuré en Tunisie, et il est accessible aux internautes de mon pays. En outre, mes caricatures sont reprises par un quotidien tunisien ("Contre le pouvoir", ndlr) ce qui était inimaginable sous Ben Ali. Toutefois il faut rester sur ses gardes, cette liberté n’est peut-être que provisoire…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
sprint
Homo Habilis
Homo Habilis


Masculin Nombre de messages : 175
Age : 52
Localisation : rethel les ardennes
Date d'inscription : 02/05/2009

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    27/6/2012, 17:54

Bah! le pouvoir de la nébuleuse merdique* d'"ennahdha", regne sur notre pays, c'est notre liberté qui va rester en jachere pendant tout ce temps , pffff c'est l'oeuvre des felés jadis voulant se venger du pouvoir de ben ali, en votant massivement pour cette entite nahdawiste de merde*, à qui l'on doit ca, je connais bien la Tunisie, je savais que ce n'etait pas et ca n'a jamais ete un modèle de liberté absolu, je dis liberté , car je suis hyper occidentalisé, mais quand je me suis rendu à Tunis il y a quelques temps , j'ai ressenti un profond malaise, au milieu des personnes même que je connaissais jadis, qu'il faut montrer patte blanche, à chaque coin de rue,desormais, bref , je serais malhonnete si je ne disais pas que je regrette, amerement le pouvoir RDCeiste, au moins on pouvait dire que leïla avait un beau cul, et que ben ali se teignait les cheveux, sans risque , pour sa liberté.

* qu'est ce qu'on risque concretement pour avoir dit que la nahdha est un parti de merde ( ce qui est vrai) et que ghanouchi pue et qu'il a les dents jaunes !


Desormais cette révolution a pedu de sa grandeur et qu'elle est devenue pour moi un regret , amer !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    23/7/2012, 01:32

Pages de soutien sur FB: https://www.facebook.com/soutien.athees.mahdia?sk=info
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    23/7/2012, 01:33

https://www.facebook.com/freemejribeji?ref=stream
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    23/7/2012, 01:36


Article NawaAt:


Ghazi Béji, premier réfugié politique en exil en Roumanie après le 14 Janvier By Lilia Weslaty | July 17, 2012  |



Condamné à 7 ans et huis mois de prison par contumace, pour avoir utilisé facebook “afin de nuire sciemment à un tiers ou de perturber sa quiétude”, en publiant son livre Illusion de l’Islam, Ghazi Béji a du s’enfuir de la Tunisie. Hier, 16 juillet, après trois mois en cavale, il nous a informé avec soulagement qu’il aurait enfin pu avoir le droit d’asile en Roumanie.

Ces derniers temps, les appels au meurtre en public et sur les réseaux sociaux des islamistes radicaux n’ont pas dérangé notre Justice qui s’enlise de plus en plus dans la dépendance à l’exécutif de Bhiri, le ministre d’Ennahdha. Par contre, A cause de ses écrits, Ghazi, horrifié par la montée de l’islamisme radical, a été de suite sanctionné. Son ami Jabeur Méjri, condamné pour les mêmes motifs, croupit actuellement dans la prison de Mahdia dans la peur d’être agressé par son entourage, prisonniers ou autre.

A ce sujet, la militante des droits de l’homme Louisa Toscane écrira dans un article sur le procès des martyrs de Ouardanine :

Au lendemain de la condamnation en appel d’un internaute tunisien à sept ans et huit mois d’emprisonnement pour des caricatures du prophète sur Facebook, une condamnation à cinq ans d’emprisonnement pour meurtre avec préméditation laisse de quoi s’interroger sur les arrières pensées des juges, civils comme militaires.

Certes, les propos de Ghazi ou de son ami Jabeur ont choqué certains musulmans mais les condamner à une peine aussi lourde ne renforcerait-il un sentiment d’injustice, surtout quand on sait que des meurtriers notoires et tortionnaires de l’époque de Abdallah Kallel ont été condamnés à 4 ans de prison seulement ?

Le 30 juin, après le tribunal de Première Instance et la Cour d’Appel, l’affaire est passée en cassation. Selon Ahmed Mselmi, avocat engagé par la LTDH (Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme) pour défendre Ghazi et Jabeur, cette peine ne serait qu’un jugement d’opportunité.

Avec Ghazi qui serait le premier réfugié post-Ben Ali, la Révolution n’a pas encore enfanté d’un Etat de Droit. Cependant, en cette période de construction, tout est à rebâtir. La mobilisation de la société civile et des instances relatives aux droits de l’Homme ont un devoir à accomplir en dénonçant ces jugements d’opportunité qui se multiplient au nom du sacré.

Mise à jour 17 juillet 2012:

Ghazi Béji vient de nous envoyer le document que les autorités en Roumanie lui ont livré où il est stipulé qu’il n’a eu que le statut de protection subsidiaire qui remplace l’asile territorial. M.Béji ne remplit pas les conditions de reconnaissance de la qualité de réfugié, définies entre autres par la convention de Genève du 28 juillet 1951 (article 1er A2).

Déçu après avoir compris que, finalement il n’avait pas eu l’asile, Ghazi sait pertinemment que ce statut lui assurerait un an de tranquillité. Par ailleurs, il nous a confié qu’il n’a pas de contrat de loyer et qu’il se trouve dans une situation très délicate.

A lire aussi :

La déclaration publique d’Amnesty International au sujet des attaques contre la liberté d’expression

Interview avec Ghazi Béji, un antithéiste en fuite de la Tunisie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    19/8/2012, 00:18

La meme injustice frappe ces jeunes femmes, un proces politique:

Citation :
La condamnation des Pussy Riot "digne de l'Inquisition"

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 17.08.2012 à 17h50 • Mis à jour le 17.08.2012 à 20h07

Abonnez-vous
à partir de 1 € Réagir Classer Imprimer Envoyer Partager facebook twitter google + linkedin

Image suivante
Avant même l'annonce du verdict, des rassemblements en soutien au groupe Pussy Riot ont été organisés à travers le monde. Partout, les manifestants arboraient la cagoule que les activistes portaient pour la "prière punk" qui leur a coûté deux ans de réclusion.

- Les Pussy Riot condamnées à deux ans de camp pour "vandalisme"
Crédits : AFP/MARCUS BRANDT / MARCUS BRANDT
Au-delà de la seule condamnation du groupe de punk Pussy Riot, c'est la sévérité de celle-ci qui a provoqué des réactions outrées dans de nombreux pays, mais surtout au sein même de la société russe.

"C'est tout simplement de l'idiotie", a déclaré l'écrivain russe Boris Akounine, une figure de la contestation du pouvoir du président Vladimir Poutine, à la chaîne de télévision Dojd. Le blogueur anticorruption Alexeï Navalny, autre chef de file de l'opposition, a dénoncé un "anéantissement de la justice" et "un procès digne de l'Inquisition", selon Interfax.

"Elles sont en prison parce qu'il s'agit d'une revanche personnelle de Poutine, a déclaré Alexeï Navalny. Ce verdict a été écrit par Vladimir Poutine." Il reprend une des lignes de défense des avocats des jeunes femmes, qui ont répété tout au long du procès que le verdict serait, de toutes façons, "dicté par le Kremlin". M. Navalni a lui-même été inculpé de "détournement à grande échelle", un délit pour lequel il risque jusqu'à dix ans de détention.

L'ÉGLISE ORTHODOXE DEMANDE LA CLÉMENCE

Conscient de l'ampleur internationale qu'a prise l'affaire, Vladimir Poutine lui-même avait suggéré qu'il ne souhaitait pas que les jeune femmes soient condamnées à de trop lourdes peines. Après l'annonce du verdict, le délégué du Kremlin pour les droits de l'homme, Vladimir Loukine, n'a pas hésité à parler d'une condamnation "injuste", estimant "qu'il ne peut y avoir ici de peine criminelle".

Même l'Eglise orthodoxe russe, qui avait eu des mots très durs contre les jeunes femmes, a demandé "aux autorités de l'Etat de faire preuve de clémence envers les condamnées, dans l'espoir qu'elles renonceront à toute répétition de ce genre de sacrilège".

Ailleurs qu'en Russie, la sentence a rapidement été condamnée par la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, qui l'a jugée "disproportionnée". La France déplore "un verdict particulièrement disproportionné, compte tenu des faits mineurs qui leur sont reprochés". La Grande-Bretagne et les Etats-Unis utilisent également le mot "disproportionné", Washington demandant aux Russes "de réviser ce procès et de faire en sorte que la liberté d'expression soit maintenue". L'organisation non gouvernementale Amnesty International a estimé que les trois membres du groupe punk étaient des "prisonnières de conscience, détenues uniquement pour avoir exprimé pacifiquement leurs convictions".

CADENASSAGE

La fermeté montrée dans cette affaire s'inscrit dans un contexte général de reprise en main ces derniers mois avec l'adoption de plusieurs lois controversées. Une loi qualifie d'"agents de l'étranger" et place sous contrôle étroit les ONG bénéficiant de fonds étrangers, avec des sanctions allant jusqu'à deux ans de détention en cas de violation de la législation. D'autres lois ont été adoptées, l'une sur la diffamation, l'autre sur des "listes noires" de sites Web et une troisième augmente considérablement les sanctions pour violation de la loi sur les manifestations, un texte déjà considéré comme restrictif par l'opposition.

Vendredi, la justice russe a par ailleurs officiellement banni les gay prides à Moscou pour une durée de cent ans. Nikolay Alexeyev, un activiste qui a dénoncé cette décision de justice, a promis de porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme. La mairie de Moscou estime que de telles parades peuvent provoquer un désordre public et affirme qu'elles ne sont pas soutenues par la majorité des habitants de la capitale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    12/10/2012, 16:01

Article publié ds Le Monde
Citation :
Sans cette image d'une vilaine blessure au torse, les quelques photos prises d'étape en étape par Ghazi Béji, posant en tee-shirt, souriant, pourraient passer pour un banal album de vacances. Mais c'est un tout autre périple que ce jeune Tunisien de 28 ans décrit : sept pays parcourus, sept mois d'épreuves, la clandestinité, les coups, la faim, le froid, l'épuisement, la peur.
La longue errance d'un blasphémateur, condamné dans son pays à sept années et demie de prison pour avoir publié sur Internet des caricatures et un pamphlet sur le Prophète. Ghazi Béji n'avait jamais quitté la Tunisie.
Echoué depuis fin septembre à Paris, où il bénéficie de l'aide de plusieurs associations de défense des droits de l'homme, cet athée revendiqué espère y trouver refuge. Un comité de soutien international s'est constitué en sa faveur, avec des signataires de poids – parmi lesquels figurent le philosophe Jean-Luc Nancy, l'éditeur Antoine Gallimard, les écrivains Patrick Chamoiseau et Patrick Deville, ou encore les historiens Benjamin Stora et Sophie Bessis.
Ils agissent au nom "du droit inaliénable à la liberté de conscience tel que stipulé dans l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme votée à l'ONU en 1948" et de la protection d'une personne menacée de mort. Une situation qui fait aujourd'hui de Ghazi Béji le premier candidat au statut de réfugié politique de la Tunisie post-révolution. Mais comment accorder l'asile politique au ressortissant d'un pays qui vient de se libérer d'une dictature ?
Sept mois plus tôt, le 8 mars, cet employé d'un atelier de pâtes alimentaires à Mahdia, sa ville natale, titulaire d'un BTS en agroalimentaire, a ramassé toutes ses économies, 1 000 euros, et s'est enfui. Son ami et complice, Jabeur El-Mejri, venait d'être attrapé par la police et incarcéré. Aucun avocat n'a voulu le défendre. Bochra Belhadj Hmida, elle, prendra le dossier de Ghazi Béji, après sa fuite. "Par principe", dit cette avocate engagée, bien connue à Tunis.
Ce sont même deux avocats qui avaient déposé une plainte après la publication par Jabeur et Ghazi de caricatures de Mahomet dans la blogosphère. Auteur d'un texte en arabe, non traduit, "L'illusion de l'islam", Ghazi Béji n'y est pas allé avec le dos de la cuillère en accusant notamment le Prophète de pédophilie. La justice tunisienne a condamné les deux compères à la même peine de prison. Les menaces de mort n'ont pas tardé à pleuvoir.
Bien sûr, Ghazi Béji ne se serait pas lancé dans une telle aventure sous Ben Ali, mais une fois le régime de l'ancien dictateur tombé, lui qui a participé avec enthousiasme aux manifestations de janvier 2011 pense que tout est permis dans la nouvelle Tunisie.
"La majorité des musulmans ne connaissent rien à leur religion, justifie-t-il dans l'appartement parisien où il est hébergé. Pour moi, tous les problèmes des pays arabes sont liés à la religion, sinon, pourquoi les gens sont pauvres alors que tous ces pays sont riches ?" "Le problème, s'entête-t-il, c'est l'islam." Naïf ou inconscient, il ira même jusqu'à porter les épreuves de son brûlot au ministère de l'intérieur tunisien, pour un visa d'impression, qu'il n'obtiendra évidemment pas.
Le 8 mars, donc, Ghazi Béji, affolé, attrape un louage (taxi collectif) et passe la frontière tuniso-libyenne, la première qui lui vient à l'esprit. Une nuit à Tripoli, en plein conflit, lui suffit pour réaliser qu'il s'est trompé de destination. Il rebrousse chemin, repasse la frontière, et se dirige de l'autre côté, vers l'Algérie, à Tebessa d'abord, puis à Alger, qu'il rejoint en bus. "Ce n'est pas la solution, ici", se dit-il en observant les hommes portant barbes et kamis dans la rue. Le 20 mars, il prend un avion, direction Istanbul, Turquie. Hésite : "Un pays musulman..."
Jusque-là, pas besoin de visa. Mais un jour, sur les conseils d'un Algérien à qui il a confié son passeport par mesure de précaution, il se décide à gagner l'Europe, via la Grèce, en traversant à la nage la rivière Evros, point de passage bien connu des clandestins. "Il était 4 h 30 du matin, il faisait froid mais la traversée n'est pas très longue", raconte Ghazi Béji dans un anglais de fortune, en bégayant un peu. Il se déshabille et place toutes ses affaires dans un sac. Au milieu, le courant est trop fort, il perd tout, ses lunettes, son sac, son appareil photo. "Arrivé de l'autre côté, j'étais nu."

Brimades et souffrances
Quelques kilomètres plus loin, la police grecque lui fournit un vague laissez-passer provisoire. Comme on lui demande comment il a fait sans vêtements, il répond avec un doux sourire : "Beaucoup de gens meurent à cet endroit dans la rivière. J'ai pris les habits sur un mort..."
L'épisode signe le début d'un incroyable parcours, qui lui fera partager les brimades et souffrances endurées par les migrants clandestins, un univers qu'il découvre, avec la peur lancinante d'un retour forcé dans son pays d'origine. De tout cela, Ghazi Béji ne montre rien, s'appliquant à retracer sur une carte son itinéraire avec une distance déroutante – sauf quand il parle des "barbus" qu'il ne nomme pas autrement que"terroristes".
"C'est quelqu'un qui a subi des traumatismes importants et a été exposé plusieurs fois à la mort. Son détachement est une sorte de défense", a constaté le psychanalyste Fethi Benslama, qui fait partie de son comité de soutien. Pour beaucoup, il est aussi représentatif d'une génération de jeunes Tunisiens contestataires et culottés, qui n'a pas hésité à déboulonner Ben Ali. Avec Ghazi Béji, s'ajoute une dimension de provocation – comme lorsqu'il clamait à Mahdia sa volonté d'immigrer en Israël.
Moyennant quelques euros – il est devenu un habitué du réseau de transfert d'argent Western Union, utilisé par sa famille et ses amis pour l'aider –, un taxi le dépose à Alexandroupoli. Il passe une nuit dans une maison inhabitée, se bat avec des "Algériens qui veulent voler son argent" et repart, pour Thessalonique puis Athènes. Il y rencontre un Algérien qui lui offre le gîte pour deux nuits. Le reste du temps, il dort dans un jardin public.
Il commence la tournée des ambassades occidentales... Toutes l'éconduisent, mais celle de France le met en garde : passé trente jours, il risque six mois de prison pour séjour irrégulier. Ghazi Béji se décide à passer, le 21 avril, la frontière avec la Macédoine à travers une forêt. Il y rencontre un groupe de huit immigrants clandestins nord-africains, qu'il suit. "La police macédonienne m'a attrapé, frappé. Je suis resté en prison pendant sept heures, puis ils m'ont relâché dans la forêt, côté grec. J'ai attendu une nuit, j'ai bu l'eau d'une source, et le lendemain, je suis repassé."
Dénoncé par un commerçant dans le premier village où il débarque, il est à nouveau pris par la police, et rejeté dans la forêt. Il retente sa chance le lendemain, se cache sous un pont et parvient à gagner en bus la capitale, Skopje, où il ne s'attarde pas. C'est à pied qu'il s'achemine vers la frontière serbe, franchie péniblement à travers les montagnes. "C'était très dur, je me cachais à chaque patrouille", dit-il.
Dans la première localité – il en a oublié le nom, mais conserve le souvenir de photos de Milosevic placardées –, il est attrapé par la police et placé dans un camp de rétention. Un choc. "Il y avait beaucoup de monde, des Pakistanais, des Afghans, des Africains... Le matin, les policiers nous ont fait aligner contre un mur, et l'un deux s'est fait prendre en photo devant nous en montrant ses muscles. Puis ils nous ont entassés dans un bus et rejetés de l'autre côté. A notre descente, ils nous ont fait allonger par terre, les mains sur la nuque, et nous ont frappés avec des bâtons. J'étais épuisé, malade."

Terré
Après un jour, il repasse. Prend un bus pour Belgrade, puis poursuit obstinément son chemin vers la Roumanie, la destination qu'il s'est fixée, il ne sait trop expliquer pourquoi. A la frontière, il se fait une nouvelle fois arrêter, offre 50 euros pour être relâché, et parvient enfin, le 27 avril, en terre roumaine, à Jimbolia.
De là, la police le conduira directement à Timisoara, un camp de réfugiés "divisé en deux parties, affirme-t-il, l'une mangeait, l'autre regardait. Les premiers étaient des Syriens, des Irakiens aidés par une association américaine ; les autres des Africains, beaucoup d'Algériens, des Asiatiques..." Un jour il aperçoit une humanitaire américaine et l'interpelle : "Ici les gens n'ont rien."
Le lendemain, Ghazi Béji est envoyé par les autorités roumaines par le train dans un autre camp, près de la frontière avec l'Ukraine, à Radauti, où il restera vingt-cinq jours. "On nous donnait 10 euros par mois, on ne mangeait que des pommes de terre, il faisait froid, froid..."
Tout cela, Ghazi Béji l'a déjà vécu. Mais la situation s'envenime avec la découverte, par d'autres réfugiés, de son identité et de sa situation qu'il a imprudemment évoquées par téléphone avec sa famille ou des journalistes. "Il y avait une mosquée à l'intérieur du camp et, chaque jour, des réfugiés discutaient de la meilleure façon de me tuer. Ils ne m'appelaient pas par mon prénom, ils disaient "le porc". Ils me frappaient, m'ont forcé à avaler mes chaussettes..."
Une nuit, Issam, un réfugié palestinien, le mord au torse cruellement, et la plaie saigne abondamment. Décision est alors prise par l'administration du camp de le renvoyer. Il signe des papiers – qu'il possède toujours avec des documents qui attestent de son parcours – et, moyennant 70 euros, obtient des autorités roumaines un passeport gris, un "document provisoire de voyage", "valable jusqu'en août 2014", et, pour 60 euros de plus, une carte de résident.
Pendant deux mois, Ghazi Béji va se terrer à Radauti dans un studio déniché par un prêtre... qui lui enjoint d'aller prier. A partir de là, tout un réseau d'entraide (notamment le Comité pour le respect et la liberté des droits de l'homme en Tunisie, le Manifeste des libertés...) parvient à organiser sa venue via la Hongrie, Vienne, Lucerne, Zurich, jusqu'à Paris. Où il attend depuis, cloîtré, dans l'appartement d'un militant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
tatoum
Homo Habilis
Homo Habilis


Masculin Nombre de messages : 929
Date d'inscription : 11/09/2007

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    12/10/2012, 16:58

très bel article du monde , merci kahina !
j'ai pris plaisir à le lire, cet homme mérite tout de meme un répit, qu'on le laisse en paix, d'autant plus qu'il ne donne pas dans l'ostentatoire, ni la provocation , ca suffit il faut reconnaitre la liberté à chacun , de critiquer n’importe quel être, sans avoir à subir, les foudres de la loi, des hommes ou des états , répressifs , et retrogrades , je ne suis pas athée, et donc pas islamophobe, puisque croyant musulman, mais je reconnais à cet homme son droit le plus strict de critiquer l'islam et son prophète, de ne pas aimer l'islam et son prophète, non mais 7 ans de prison pour avoir, critiquer un homme, dans le pays ou je vis je peux affirmer, sur la place public, que jésus christ est un homo et que la vierge marie ne l’était pas, je peux trouver face à moi des gens qui veulent bien me " prouver " le contraire, mais , personne ne demandera mon incarcération ni ma peau !
le chemin de la liberté sera long dans nos contrées d'autant plus avec ces débiles qui nous gouvernent ,nous sommes de mieux en mieux mal lotis !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kahéna
Homo Addictus
Homo Addictus


Féminin Nombre de messages : 1914
Age : 99
Localisation : Behind you
Emploi : legal
Date d'inscription : 22/02/2008

MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    12/10/2012, 19:17

Bien dit Tatoum, c'est en effet là qu'on se rend compte que nous sommes encore dans un pays où la liberté d'expression et de conscience n'existent pas. C'est terrible ce qu'il a vécu, j'espère qu'il est bien protégé, car les fanatiques il en croisera beaucoup.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète    Aujourd'hui à 05:24

Revenir en haut Aller en bas
 
Imarat de Tunistan : 7 ans de prison ferme pour les deux accusés d’insultes du Prophète
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Gendarmerie dégradée à Faverney : prison ferme pour les deux auteurs.
» Eure - Prison ferme pour les deux hommes qui avaient dégradé une voiture de gendarmerie.
» Prison ferme pour des jeunes qui ont affronté la police à Reims !
» Isère: prison ferme pour deux gendarmes !
» Prison ferme pour avoir agressé des filles en maillot de bain au nom de l’islam

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Alternatif :: Actualités :: Actualité Nationale-
Sauter vers: