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 On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs

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Max
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MessageSujet: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   4/1/2012, 20:19

Alors que ces fils de putes enturbannés barbus et niqabé continuent a bloquer la fac des lettres de la Manouba, les professeurs ont decidé de manifester devant le ministere de l'education supperieure !! Ils ont étés acceuillis par les coups des flics !

http://www.mosaiquefm.net/index/a/ActuDetail/Element/17602-Le-sit-in-d%C3%A9g%C3%A9n%C3%A8re-devant-le-Minist%C3%A8re-de-l%E2%80%99Enseignement-sup%C3%A9rieur-entre-police-et-manifestants.html

La dictatures des terroriste islamistes s'installe petit a petit !

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La femme est l'égale de l'homme, elle n'a donc pas besoin d'un bout de chiffon pour se cacher

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tatoum
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   4/1/2012, 20:27

de mal en pis, je ne sais pas ce qu'ils vont faire de notre bonne et douce Tunisie, mais d'habitude à cette même époque je suis impatient, je commence à préparer et réserver mon voyage, et c'est l'effervescence , mais la franchement le coeur n'y est pas, il y a de cela quelques temps quand je me suis rendu au pays il sentait déja la jamahiriya, il avait comme une mauvaise odeur! décidément l'islam en dehors des mosquées et des cercles privées ne peut s'épanouir !


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Max
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   4/1/2012, 22:14

Pour une poignée de niqab




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El_Manchou
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   5/1/2012, 01:15

nik les nikabées
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Mohsin Hamid
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   5/1/2012, 01:48

« nous protègerons les femmes qui portent le niqab, celles qui portent le hijab et les safirat » Marzouki
Pour ceux qui ont raté cet épisode :
http://www.espacemanager.com/chroniques/tunisie-premier-discours-et-premiere-bourde-de-moncef-marzouki.html
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Kahéna
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   5/1/2012, 10:13

Ouiiiiiii c'est dégoutant ce qui se passe depuis qq mois en Tunisie, ils protègent les délinquants barbus ou niquabées et tout ce qui a de près ou de loin un rapport avec la culture, est écrasé, comment ça va être alors dans 1 an?Et comme l'a si bien rappelé Mohsin, Marzouki a dit qu'il allait protéger les femmes d'islamistes, les autres ils s'en fichent faut les éliminer pour rendre le peuple encore plus idiot
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Mohsin Hamid
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   5/1/2012, 17:35

Des policiers, qui obéissent aux ordres qui viennent d'en haut...


"Sana Farhat, une journaliste du quotidien francophone Le Temps, et Maha Ouelhezi, travaillant pour le site d’information en ligne Web Manager Center, ont été agressées, le 4 janvier 2012, par des agents de force de l’ordre en civil, alors qu’elles couvraient une manifestation d’enseignants universitaires devant le ministère de l’Enseignement supérieur à Tunis.

Sana Farhat s’est vu confisquer sa carte de presse et son appareil photo par les policiers qui ont effacé la vidéo qu’elle venait de tourner dans le hall alors que les agents s’apprêtaient à faire reculer les manifestants. Attrapée par les cheveux, elle a été traînée sur le sol après avoir protesté pour récupérer son matériel. Contactée par Reporters sans frontières, Sana Farhat a indiqué son intention de porter plainte.

Maha Ouelhezi s’est vu confisquer son appareil photo par un policier qui l’a ensuite cassé en le jetant au sol. "



http://fr.rsf.org/tunisie-deux-journalistes-agressees-par-05-01-2012,41627.html


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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   5/1/2012, 17:44

Mad Ces Policiers/CRS ne savent rien faire d'autre que tabasser, et après ils ne comprennent pas qu'ils ont été les ennemis de la revolution.
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tatoum
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   5/1/2012, 21:08

Mohsin Hamid a écrit:
« nous protègerons les femmes qui portent le niqab, celles qui portent le hijab et les safirat » Marzouki
Pour ceux qui ont raté cet épisode :
http://www.espacemanager.com/chroniques/tunisie-premier-discours-et-premiere-bourde-de-moncef-marzouki.html
.


Il aurait du ajouter qu'il protegera aussi les femmes porteuses de strings, mais aussi celles qui portent des mini-jupe !
à moins qu'il estime que ce sont des zispice di counasse !
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Bleach
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   5/1/2012, 23:11

C'est affreux.
Déjà, qu'on puisse tabasser des professeurs relève d'une bassesse immonde. La police tunisienne pose un grave problème. Ils sont immatures et gèrent lamentablement les situations.
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Kahéna
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   9/1/2012, 10:12

Un bel article-blog chez Marianne au sujet des salafistes/ d'Ennahda :

[quote]
Citation :
Tunisie: Ennahda entre le feu et le salafisme
L’islamisme tunisien au pouvoir n’enraie pas la vague de désespoir des suicidés par le feu. Et le gouvernement se déchire sur la conduite à tenir face aux salafistes…



(dessin Louison)
Il y a du beau linge, très varié, en Tunisie ces jours-ci : Alain Juppé, notre ministre des affaires étrangères, venu réitérer sa « confiance dans le processus de transition démocratique », Ismaïl Haniyeh, le premier ministre Hamas de Gaza. Ce dernier a été accueilli à l’aéroport par 2000 supporters extatiques clamant « Par notre souffle, par notre sang, nous te libèrerons ô Palestine !! » et « Mort aux juifs ! ». Un grand classique, mais totalement passé à la trappe durant la révolution. Parce que les Tunisiens étaient trop occupés à renverser leur despote. Parce que la haine anti-juive dans ce pays est totalement fabriquée et que les racines multiples de la Tunisie n’ont jamais été rejetées et honnies comme c’est le cas en Algérie. Seulement, Ennahda, le parti d’Allah au pouvoir - qui n’a pas fait la révolution mais en est néanmoins sorti – se trouve trop heureux de fournir l’habituel dérivatif palestinien, cette fois dans sa version intégriste, aux rages et aux désespoirs d’une Tunisie toujours malheureuse bien qu’islamiste. Or, ni les prêches d’Ismaïl Haniye à Kairouan- « nous savons que c’est dans les rues de Tunisie que commence la libération de Palestine ! »- ni le drapeau israélien brûlé par une centaine de manifestants pour que soit gravé dans la future Constitution le refus de la normalisation avec l’Etat hébreu, ne réussissent à faire oublier la nouvelle épidémie d’immolations par le feu qui a saisi le pays, un an après le suicide de Mohamed Bouazizi.

A une semaine de l’anniversaire de la révolution du 14 janvier, trois immolations par le feu se sont produites dans le pays.

Deux tentatives dans le centre de Tunis, avenue de Paris et avenue Jean Jaurès entre le 2 et le 4 janvier. Une troisième, qui a laissé le candidat à la mort dans un état très grave, le 5 janvier, à Gafsa, devant le gouvernorat, au moment même de la visite de trois pontes du nouveau gouvernement : le ministre des affaires sociales, le ministre de l’industrie et le ministre de l’emploi. Mais il n’y a pas d’emploi. Un million de chômeurs sur onze millions d’habitants. Le nouveau « martyr » de Gafsa, comme l’appellent les jeunes qui ont affronté les forces de l’ordre à coups de pierre, comme ses camarades du si-in, était chômeur. Les deux désespérés de la capitale aussi. Gafsa, au cœur de la région des phosphates, est toujours un bastion insurrectionnel. Cauchemar de Bourguiba, puis de Ben Ali dont la chute en sous-sol commença avec la grève de 2008 dans le bassin minier- contre la corruption- et sa répression, Gafsa rappelle maintenant aux ministres islamistes que les principes divins ne sont rien face au principe de réalité : la mort par le feu ou la vie par le travail.

Une seconde ville, ou plutôt un faubourg- la Manouba, à une dizaine de kilomètres de Tunis- confronte les dévots ministres d’Ennahda à la même humilité, mais surtout à l’exigence du pragmatisme. Le 5 janvier, dans l’après-midi, le ministère de l’intérieur a bel et bien été contraint d’envoyer 400 policiers, avec armes et chiens, pour déloger le commando salafiste qui exigeait des enseignants depuis la fin novembre que soient admises en cours les étudiantes intégralement voilées. La faculté de lettres, « un endroit où on apprend à penser » comme le rappelle la dirigeante du département de français, n’a pas cédé. Le doyen, Habib Kazdaghli, un historien, a été jeté à terre, insulté. Son portrait, rayé, barré de la mention « assassin », était encore placardé sur les locaux du secrétariat de la fac quand la police est arrivée. Entre le 28 novembre et le 6 décembre, les enseignants – avec lesquels viennent de se solidariser des universitaires français- ont tenu bon face aux salafistes.

Puis ils ont décidé, sans la moindre protection, de fermer la faculté tant que le sit-in des intégristes insulterait la démocratie, la liberté et la loi.

Nous reviendrons sur la symbolique de l’affaire : elle résume l’affrontement entre deux mondes, l’un bâti sur la nuit de l’obscurantisme wahhabite, l’autre sur les lumières de l’école intellectuelle tunisienne. Au bout d’un long mois de négociations absurdes, la crise s’est dénouée – temporairement- le 5 janvier, avec l’expédition de la police. C’est que, la veille, les profs et les étudiants de la Manouba avaient manifesté devant le ministère de l’enseignement supérieur : ils ont été tabassés, une journaliste trainée par les cheveux et insultée. « Putains ! » hurlaient les flics à toutes les femmes. Etait-on chez Ben Ali ? Ou bien dans cette atroce phase post-révolutionnaire arabe qui a vu la police du Caire déshabiller une manifestante pour mieux la frapper il y a un mois ? Où est-on exactement en ce moment en Tunisie ?

Le ministre de l’enseignement supérieur, qui a intégré son cabinet fin décembre, Moncef Ben Salem, dont les enseignants contestent par ailleurs la légitimité professionnelle, appartiendrait à la branche salafiste d’Ennahda. Directement responsable du scandale du tabassage des profs manifestants du 4 janvier, multipliant les attaques contre la presse, il a donc été rappelé à l’ordre par les « pragmatiques » du gouvernement.


Un djihadiste menait le commando
Après tout, aucun flic n’avait touché un seul cheveu de salafiste à la Manouba
…Bien que le meneur du groupe, Mohammed Bakhti, inscrit en première année d’histoire, ait été incarcéré et condamné pour terrorisme après les affrontements de Slimene, en 2007, tentative de déstabilisation par les armes du pouvoir d’alors. Enfui de sa prison après la révolution, puis amnistié lors des mesures adoptées par le gouvernement de transition sous la pression populaire de « Kasbah 2 », cet éminent djihadiste est venu réclamer sa « réinsertion » en fac de lettres. Et c’est avec lui que le doyen et les membres du conseil de l’université ont dû mener la négociation !

La police, dépêchée si tard mais de façon assez impressionnante pour tenter de prouver à l’opinion tunisienne que, oui, Ennahda était un parti « modéré », a été fort douce avec ces violents . Elle les a laissé faire leurs prières avant de les embarquer vers le centre-ville de la Manouba d’où ils se sont égayés pour préparer l’avenir.

Car si les professeurs et les étudiants de la « Faculté des lettres et des humanités » ont gagné une première manche grâce à leur résistance morale et intellectuelle, le combat recommencera le 20 janvier avec les examens et l’arrivée prévue des voilées intégrales à la porte des salles de classe. Entre le feu de ses chômeurs et la folie de ses salafistes, dur dur de gouverner pour Ennahda…


Samedi 7 Janvier 2012
Martine Gozlan
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Kahéna
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   12/1/2012, 11:55

Un article dans la Presse:

Citation :
quote]]Retour des sit-inneurs à la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de La ManoubaCe dogme qui veut gouverner l’université...


Ahmed Chawki a sacralisé l’enseignant au point d’en faire un prophète. De nos jours, on assiste à des conduites qui ne font que l’opprimer, le contrarier et le déshonorer. Voilà une crise des valeurs qui ne cesse de se propager au sein de nos universités et établissements scolaires. De ce point de vue, ce qui s’est passé lundi à la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de La Manouba en est un témoignage vivant. L’histoire ?

Mme Amel Jiîdi, professeur chef du département anglais et membre du conseil scientifique, a fait l’objet d’une agression par une étudiante portant le voile intégral (niqab). Contactée, hier, à ladite université, elle nous livre sa version des faits : « L’incident s’est produit, hier, lundi, à 9h.30 devant la salle 323. On avait déjà entamé le cours quand une fille tout de noir vêtue s’est présentée en refusant de découvrir son visage, menaçant les étudiants que si elle n’était pas admise en cours, ce dernier n’aurait pas lieu. A ce moment-là, je suis intervenue, lui demandant gentiment de découvrir son visage, mais elle a refusé tout en m’insultant. Puis, ayant compris qu’il n’y avait pas moyen qu’elle assiste au cours sans découvrir son visage, elle m’a menacée de ramener toute la bande des salafistes et sit-inneurs qui étaient revenus depuis vendredi soir à la faculté des Lettres. Cinq minutes après, elle a débarqué avec près d’une vingtaine de barbus portant la tenue salafiste. Du coup, ils ont commencé à crier, à m’insulter et à me menacer. Je tiens à préciser, par la même occasion, que cette bande de salafistes était guidée par quelqu’un qui est connu pour son leadership au sein de la mouvance salafiste à l’intérieur de la faculté. Ce dernier a, ensuite, recommandé à ses compagnons de forcer le passage pour entrer en classe en m’agressant et, me poussant par derrière, j’ai failli tomber. Ce faisant, ils ont interrompu le cours pour insulter, par la suite, les étudiants en leur disant que si jamais cette sœur n’entrait pas en cours, ce dernier n’aurait pas lieu. A ce moment là, je me suis retirée avec mes étudiants et ils sont partis. L’après-midi, à 13h.30, j’étais dans mon bureau quand l’agent du département est venu m’informer qu’une collègue à nous venait d’être agressée dans la salle 313. En me rendant sur les lieux, j’ai trouvé la même bande accompagnée cette fois-ci d’autres individus qui n’appartiennent pas à la faculté et qui ne sont même pas des étudiants. En compagnie d’autres collègues, nous avons entamé une discussion avec eux, essayant de les dissuader de leur mauvaise action. Mais ils m’ont encore une fois agressée verbalement, puis, l’un d’entre eux s’est dirigé vers moi en me lançant qu’il s’agissait d’une affaire personnelle entre lui et moi et me menaçant de me liquider. Il m’a dit, à la lettre : «Moi, je ne parle pas beaucoup, je suis là pour agir»... Entre-temps, Mme Jîidi s’est tournée vers la justice : «C’est ce geste qui m’a poussée à porter plainte contre cette personne et le leader de la bande salafiste qui m’a agressée pour incitation à la violence. De surcroît, je trouve que le ministère de l’Enseignement supérieur est plus que jamais appelé à agir au plus vite pour trancher cette question. Autrement, si jamais notre ministère de tutelle ne prenait pas une position claire, il serait responsable de toute la violence qui pourrait se produire », conclut Mme Jiîdi.

Du temps gaspillé et après...

A qui profite le désordre ? Est-on conscient de ce précieux temps que l’on est en train de gaspiller ? Est-ce un vrai combat pour des principes et des valeurs, ou sommes-nous en présence d’une instrumentalisation politique tout simplement ? A-t-on essayé de déterminer le profil et le statut social des sit-inneurs ? Des questions que l’on se pose au vu des perturbations qui ne cessent de secouer nos facultés. S’attardant sur la question du temps, M. Habib Kazdaghli, doyen de la faculté des Lettres, des Arts et des Sciences humaines de La Manouba, précise que, contrairement à ce que l’on pense, le sit-in n’a pas été levé. Il a été interrompu suite à l’intervention du ministère de l’Intérieur pour prendre une nouvelle forme : «Les sit-inneurs ont choisi de procéder autrement, en se déplaçant en groupe d’une vingtaine de personnes, munies de caméras pour filmer tout ce qui peut se passer dans une salle contenant une étudiante portant le niqab. Une manière d’intimider l’enseignant ou l’enseignante qui refuse de se soumettre à leur volonté. Il faut dire, dans ce sens, que la décision prise par le conseil scientifique de la faculté, le 2 novembre dernier, stipule que toutes les parties concernées sont appelées à respecter les mesures en vigueur, dont l’interdiction du port du niqab en classe, pour des raisons pédagogiques, ainsi que la préservation d’une bonne relation enseignant-enseigné, sur la base du respect mutuel. En d’autres termes, les filles qui portent le niqab peuvent accéder à la faculté, à la bibliothèque ; elles peuvent circuler en toute liberté au sein de la faculté. Elles doivent néanmoins découvrir leur visage en entrant en classe pour des raisons de sécurité et pédagogiques. Or, il se trouve que ce règlement intérieur n’est toujours pas accepté par les sit-inneurs, qui nous font perdre du temps là où l’on œuvre tous à rattraper le rattrapable. Le scénario auquel nous assistons chaque fois est que, face au refus des filles portant le niqab de se soumettre à la loi en refusant de montrer leur visage, le professeur se trouve obligé de quitter les lieux devant l’impossibilité d’accomplir sa tâche dans les règles de l’art. Demander à une fille de se dévoiler est une exigence pédagogique à laquelle sont attachés tous les enseignants et pédagogues, faisant valoir qu’ils ont besoin de savoir à qui ils ont affaire. D’ailleurs, il faut que tous les acteurs de la société civile s’y engagent, et que les parents comprennent que cette exigence n’a pas d’autres soubassements que celui de l’intérêt des étudiants. De là, ils sont appelés à nous soutenir, en encourageant leurs enfants à respecter les lois en vigueur. Les différents syndicats nous soutiennent en cela», fait remarquer M.Kazdaghli.

A la question de savoir si, derrière ce sit-in, ce n’est pas l’oisiveté, mère des vices, qui agit en sous-main, M. Habib Mallekh, universitaire et ancien secrétaire général du syndicat général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, répond que les sit-inneurs ne sont pas des étudiants oisifs qui occupent leur temps en faisant des sit-in : « Ce sont des étudiants qui ont un certain nombre de convictions qu’ils défendent. Une de ces convictions est que les étudiantes doivent porter le voile intégral au sein de l’université et dans les salles de classe. Ils cherchent à nous imposer cette position dogmatique, ignorant que les lois propres à l’institution l’interdisent strictement. Nous respectons leur dogme mais ils sont également appelés à respecter les règles séculaires de la profession. Lesquelles règles exigent des méthodes pédagogiques bien déterminées pour la transmission du savoir à l’apprenant. Ils ignorent peut-être qu’en assimilant l’enseignant à un «animal libidineux» qui ne songe qu’à ses appétits charnels en regardant une étudiante, ils le blessent dans son honneur. Nos parents avaient, dans les années 60 et 70, une confiance aveugle en l’enseignant, au point d’accepter la punition corporelle qu’il infligeait à leur progéniture. Il faut continuer à défendre ces bonnes valeurs », considère M.Mallekh. Un avis partagé par M.Néji Argoubi, professeur de géographie, qui affirme, sur un mode allusif, qu’il y a nécessité de revoir la structure universitaire et les systèmes d’enseignement adoptés, afin de préparer des hommes et des cadres aptes à prendre la relève pour la prospérité du pays et le bien-être des Tunisiens...

S’exprimant sur les événements secouant la faculté de La Manouba, un sit-inneur rencontré dans la cour de l’université fait remarquer que le port du niqab est un droit qui doit être respecté partout et à tout moment, vu que cela relève des libertés individuelles. Il pense également que leur cause «est juste tant qu’elle puise dans les préceptes de la religion islamique».
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Bleach
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   14/1/2012, 10:45

Citation :
Nos parents avaient, dans les années 60 et 70, une confiance aveugle en l’enseignant, au point d’accepter la punition corporelle qu’il infligeait à leur progéniture. Il faut continuer à défendre ces bonnes valeurs », considère M.Mallekh.
La confiance aveugle que "nos" parents avaient en l'enseignant ont permis à ce dernier de leur faire gober un énorme tas de conneries.
Et qualifier la punition corporelle de bonnes valeurs est tout aussi bête que d'obliger la gent féminine à considérer leur corps comme une menace.
C'est triste de voir que les deux camps souffrent du même syndrome, l'extrémisme.

Je trouve que notre position sur le niqab relève de notre incapacité à les côtoyer si jamais les salafistes arrivent à obtenir les droits qu'ils réclament.
Je condamne les moyens des salafistes, mais j'avoue que je n'ai trouvé aucune bonne raison justifiant mon désir de leur interdire le choix de leur code vestimentaire, mis à part bien sur que je suis dans le camp opposé (encore que ça ne soit pas une raison).

Le code institutionnel doit se faire respecter, c'est tout à fait logique ! Mais ce serait hypocrite de notre part de faire comme si ce code était tombé du ciel. Après tout, ça a été écrit par des gens qui interdisent le salafisme, en l’occurrence nous ou du moins des gens qui partagent notre avis sur ce point là.

Le contexte est dans notre faveur, pour le moment, parce qu'il y a la police qui tabasse les professeurs et les lettres de menaces contre les activistes mais j'ai bien peur que si ces salafistes apprenaient à militer pacifiquement, on se retrouverait dans le rôle de l'oppresseur.
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Kahéna
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   16/1/2012, 10:17

Oui tu as raison si les salafistes étaient pacifistes on se retrouverait comme des oppresseurs, sauf qu'il faut rappeler, qu'ils se battent pour nier l'existence de la femme et en niant ce statut ils oppresseront aussi les hommes:

- ils manipulent la religion comme bon leur semble, ils disent que c'est un précepte de l'Islam alors qu'on sait très bien que c'est faux que c'est un vêtement traditionnel afghan,

- ils disent que porter la burqa est une liberté individuelle alors qu'en réalité, elle nie la liberté de la femme et nous la transforme en une ombre fantomatique,

- le paradoxe aussi c'est pour quelle raison, une femme qui se dénie, cherche t'elle à sortir de chez elle et à étudier, à quoi lui servent ces études alors qu'elle est vouée à pondre?

- les pays où les femmes ont un statut inférieur, sont les pays où les libertés individuelles sont bafouées..
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   16/1/2012, 11:18

- Vrai
- Vrai
- Vrai
- Vrai

Ceux qui basent leur comportement social sur leur foi frôlent la schizophrénie.
Et on ne peut parler de liberté individuelle dans un pays qui considère bénin le fait de suivre aveuglément les ordres d'une entité qu'on n'a jamais vu.

J'avoue que j'ai le cul entre deux chaises sur ce genre de sujets. (edit, les sujets tel que: le niqab, le port de la barbe, etc)

Peut-on obliger quelqu'un à être libre ? Le paradoxe dans cette idée me turlupine.
Déjà, si on pense vraiment leur rendre faveur en leur traitant de mal baisées et de coincées, on se fout le doigt dans l'oeil.

D'autre part, ce serait naïf de ma part de vouloir qu'on leur explique tout doucement, en souriant, qu'Allah, s'il existait, ne donnerait pas un corps pour qu'on le cache. Car une grande partie de leur foi est due à notre existence. Et comment pourraient ils à calculer le degré de leur fidélité s'il n'y avait pas de kafirounes à menacer ?

Ce que je reproche aux musulmans, c'est qu'ils définissent leur comportement selon l'éventualité de représailles de notre part. Plus il y aura de bars, plus il y aura de mosquées. Plus il y aura de sionistes, plus il y aura de moujahidins. En résumé plus il y aura de salopes sataniques, plus il y aura de chevaliers divins

Et c'est pour ça que j'ai bien peur qu'on finirait pas mieux qu'eux. Si on s'obstine à refuser aux femmes le port du niqab, nous définissons notre comportement selon la perception du danger qu'ils représentent.

J'avoue aussi que je ne suis pas en position de conseiller l'attitude à adopter, je ne me suis pas fait matraquer par la police devant le ministère de l'enseignement supérieur, je ne me suis pas retrouvé dans l’impossibilité d'accéder à ma fac à cause des barbus et je ne serai pas l'enseignant qui se fera insulter (mentalement ou oralement) par un blob noir pendant les cours. Mais j'ai peur que dans le futur,l'on se dira: 'tain on a tellement les même manies qu'on aurait pu être alliés en fait.
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MessageSujet: Re: On laisse les salafiste squatter la fac et on tape sur les profs   16/1/2012, 12:03

Pour le moment les journalistes défendent encore les libertés des femmes, mais jusqu'à quand? Y a pas si longtemps ce journal roulait uniquement pour le RCD...
Citation :
Le niquab en marche vers les lycées

Par Aicha Bennys Slama
www.leaders.com.tn
2012-01-13
On ne parle d’un fléau que lorsqu'il provoque de nombreux dégâts et qu’il est sans doute trop tard pour réagir. Ne faut- il pas étouffer le mal dans l’œuf ?

Dans un lycée de la délégation de la Manouba, le nouveau directeur (un barbu) , qui se trouve être aussi un imam règne en maître tout-puissant sur son institution. Citons quelques faits pour situer le personnage : par exemple, quand il doit réunir les professeurs pour une réunion de département, il ne convoque que les femmes voilées et pas les «safirats ». Un jour il a décidé aussi de retirer les interrupteurs de toutes les salles de classe pour faire des économies, et contribuer ainsi à lutter contre la crise économique que traverse notre pays. Quel ne fut alors sa fureur de voir les profs regarder la télévision dans la salle des profs en attendant l’heure de leur conseil de classe. Sacrilège. Il y a plus grave.

Dans ce lycée, deux élèves ont décidé un beau jour de porter le Niquab et ce avant l’allocution d’investiture de notre cher président de la république dont je qualifierai les propos avec tout le respect que je lui dois,« d’inconscients». Ces jeunes filles ont donc été priées par l’administration et leurs professeurs de se dévoiler le visage ou de rester chez elles .Elles ont bien sûr choisi la deuxième option. Donc après le fameux discours présidentiel, ledit directeur s’est empressé de convoquer des amies de ces deux élèves , amies qu’il est allé lui-même chercher dans leur salle de classe pour leur demander d’avertir nos deux niquabées que la voie est enfin libre. Voici donc les deux fantômes de retour au lycée avec la bénédiction du maître des lieux.

Quant aux professeurs qui ont refusé l’entrée de leur classe à ces filles, ils ont été sommés par le directeur, furieux, de rédiger une lettre expliquant leur geste, lettre qui sera envoyée au ministère. Serait-ce une façon de les menacer et de les faire changer d’avis ?

Ce directeur ne voit-il pas plus loin que « sa barbe » ? Ne voit-il pas qu’il ouvre une brèche à une déferlante ? Mais peut-être est-ce le but ?

Doit-on attendre que la mésaventure de Mm Amel Jaidi, chef du département d’anglais et membre du conseil scientifique de la Faculté des lettres de La Manouba « qui a été agressée verbalement par une étudiante portant le niquab, se reproduise. Un des étudiants a même menacé Mm Jaidi de mort. » Faut-il donc qu’il y ait mort d'homme pour réagir ?

Doit-on risquer de compromettre une année scolaire en laissant cette « secte » agir à sa guise ? Comment expliquer le silence des ministères de l’enseignement ? Ne dit –on pas, qui ne dit mot consent ?

Que feront ces messieurs du ministère derrière leurs tout nouveaux bureaux, quand ils verront des filles en niquab se présenter pour passer le bac? Viendront-ils alors remplacer les professeurs pour vérifier les identités, et tout ce qui pourrait être caché sous leur voile sacré ?

Aicha Bennys Slama
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