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 Delinquance et origines ethniques

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Krishna's Child
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MessageSujet: Delinquance et origines ethniques   15/9/2010, 12:16

Source : L'EXPRESS.FR

Le sociologue Hugues Lagrange livre en exclusivité les résultats de ses recherches sur les facteurs de délinquance. Un travail qui balaie hypocrisies et idées reçues.

Attention, cet homme n'est pas un provocateur médiatique - Eric Zemmour ne compte pas parmi ses amis. Il ne se classe pas non plus au rang des bien-pensants. Tandis qu'idéologues et militants se déchirent autour des Roms, des menaces intégristes, de l'identité nationale et des banlieues sensibles, Hugues Lagrange, sociologue investi, chercheur au CNRS, spécialiste de la violence et des politiques de la ville, le dit sans tomber de sa chaise: "Refuser de s'intéresser aux origines culturelles des délinquants est une hypocrisie." Le propos est tranché, à rebours des précautions d'usage. Le spécialiste l'assume, après huit années d'une enquête inédite et scrupuleuse, au plus près des Français d'origine étrangère - du Bassin parisien à la banlieue nantaise. Surtout, il l'explique, comme personne avant lui, dans un livre limpide publié le 16 septembre, Le Déni des cultures (Seuil). Une oeuvre de salut public, en ces temps d'amalgames, sinon d'aveuglements.

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En ce jour de grève nationale, l'homme qui ouvre sans un bruit les portes d'un bureau parisien étriqué, au quatrième étage de la Maison des sciences de l'homme, revient d'un footing digestif. Sans doute faut-il avoir l'estomac solide avant d'asséner autant de vérités crues. Oui, affirme ce chantre de la tolérance, les émeutiers de 2005 et 2007 sont majoritairement de jeunes Noirs ayant grandi dans les cités. Traumatisée par un passé colonial qu'elle refuse de sonder, "la France se berce de refrains antiracistes et refuse la réalité". Oui, les familles pauvres musulmanes, africaines ou encore maghrébines, sont des familles nombreuses et leurs enfants plus souvent déstructurés, séduits par l'islam radical ou tentés par la violence. Ils sont aussi plus dépressifs. Non, ils ne souffrent pas d'un manque d'autorité, mais d'un excès d'autoritarisme. Et non, l'école égalitaire et les valeurs universelles ne sont pas acces- sibles à tous. Pas plus que l'assimilation n'est un rêve partagé. Ni la polygamie un crime, mais une tradition désastreuse aggravée par l'exil...

Hugues Lagrange n'a que faire de heurter les bonnes âmes. Lui-même reconnaît avoir longtemps posé le problème à l'envers: "J'avais moi aussi une vision globale stupide des Français d'origine étrangère, dit-il. Je croyais qu'une politique égalitaire était la seule possible. Je réalise aujourd'hui combien les héritages culturels, la langue, la structure familiale, pèsent sur les individus." Près de dix ans passés à interroger les migrants, les enseignants de ZEP, les acteurs de terrain lui ont ouvert les yeux. Et permis de comprendre.

Qui s'intéresse à la place des mères?

Comprendre quoi? Qu'un enfant pauvre d'origine malienne a plus de risques de décrocher que les autres au primaire, par exemple. Certainement pas parce qu'il est noir, ni musulman, ni moins doué. Mais parce qu'il s'est construit autour de valeurs familiales bancales, que la plupart de ses voisins "de souche" ignorent. "Dans les familles subsahariennes arrivées récemment en France, près de 30% des hommes mariés sont polygames", constate sobrement le spécialiste. Les femmes sont aussi jusqu'à quinze ans plus jeunes que leur mari et ont chacune, en moyenne, entre 6 et 7 enfants. Lesquels sont, culturellement encore, généralement livrés à eux-mêmes avant d'avoir atteint l'âge de trois ans... Autant dire qu'ils entrent à l'école de la République désarmés. Faute d'encadrement spécifique, ils en sortiront détruits.

Notre modèle méritocratique ne s'embarrasse pas de ce genre de nuances. Qui s'intéresse à la place des mères dans ces mêmes familles africaines, turques, maghrébines, repliées sur leurs traditions? Contrairement aux idées reçues, très peu élèvent seules leurs enfants. En revanche, à la maison, le père seul incarne l'autorité. Au pays, les solidarités villageoises rétablissent une sorte d'équilibre au sein des couples. Mais, en France, ces patriarches ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes et sombrent le plus souvent dans un autoritarisme implacable. Répétant le même scénario infernal: mères disqualifiées, filles soumises et garçons hors de contrôle.

On laisse se propager les contrôles au faciès

Bien sûr, les traditions n'expliquent pas tout. Grandir dans une tour délabrée, un logement insalubre, isolé ou sans perspectives d'emploi, ajoute au sulfureux cocktail. De même que l'exil aggrave le repli communautaire, la ségrégation et la xénophobie brisent les plus beaux élans. Certaines habitudes héritées constituent, par ailleurs, de formidables paravents - l'entraide entre générations et les solidarités féminines notamment. Il n'empêche. "Faute de s'intéresser aux individus dans leur globalité, les politiques publiques se privent de leviers essentiels", assène le chercheur, qui le déplore: à elles seules, les récentes émeutes urbaines auraient pourtant pu révéler bien des carences liées aux origines, et permis d'y répondre. Si encore les autorités avaient pris la peine de briser l'omerta. Mais les tenants du tout-sécuritaire, ceux-là même qui "laissent se propager les contrôles au faciès au mépris des règles élémentaires de déontologie", fustige l'auteur, refusent de communiquer aux chercheurs l'origine des délinquants. Comment dès lors disséquer la secrète alchimie qui pousse certains au pire, et en assagit d'autres? La gauche est tout aussi coupable à ses yeux, quand "elle prétend créer une société de Bisounours", niant au passage la diversité des valeurs. Cette dernière existe pourtant, s'étend même, et mériterait que l'on s'y intéresse. Rapidement.
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El_Manchou
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MessageSujet: Re: Delinquance et origines ethniques   15/9/2010, 12:52

http://www.lematin.ch/actu/suisse/criminels-africains-321962

Citation :
Les Angolais, les Nigérians et les Algériens ont commis environ six fois plus de délits relevant du Code pénal en 2009 que les Suisses

CQFD
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Krishna's Child
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MessageSujet: Re: Delinquance et origines ethniques   15/9/2010, 13:01

El_Manchou a écrit:
http://www.lematin.ch/actu/suisse/criminels-africains-321962

Citation :
Les Angolais, les Nigérians et les Algériens ont commis environ six fois plus de délits relevant du Code pénal en 2009 que les Suisses

CQFD

Vu les niveaux (intellectuel, social etc) respectifs, ce rapport de 1 a 6 me semble tres bas.
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Kahéna
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MessageSujet: Re: Delinquance et origines ethniques   15/9/2010, 14:01

El_Manchou a écrit:
http://www.lematin.ch/actu/suisse/criminels-africains-321962

Citation :
Les Angolais, les Nigérians et les Algériens ont commis environ six fois plus de délits relevant du Code pénal en 2009 que les Suisses

CQFD

Normaaaaal, les Suisses eux sont meilleurs dans la délinquance financière, ils préfèrent blanchir l'argent!
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chidd-min-ghadi
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MessageSujet: Re: Delinquance et origines ethniques   17/9/2010, 20:40

même luc ferry, chantre de la philosophie des lumiére , pense que l'origines ethnique peut être un facteur de délinquance.
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Kahéna
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MessageSujet: Re: Delinquance et origines ethniques   20/9/2010, 13:52

chidd-min-ghadi a écrit:
même luc ferry, chantre de la philosophie des lumiére , pense que l'origines ethnique peut être un facteur de délinquance.
Tant que ce sont des imbéciles comme lui qui disent ce type d'idioties ,ça me va.
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El_Manchou
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MessageSujet: Re: Delinquance et origines ethniques   21/9/2010, 09:27

tiens, encore un exemple :

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/toutes-les-stations-velcom-fermees-16-09-2010-1069984.php
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MessageSujet: Re: Delinquance et origines ethniques   21/9/2010, 11:22

Article complémentaire sur le meme livre... il épingle les jeunes issus des familles du Sahel![quote]
Citation :



17.09.2010
LA DELINQUANCE DES JEUNES ISSUS DE L'IMMIGRATION : LA LEVEE D'UN TABOU : ORIGINE SOCIALE OU CULTURELLE ?
Le sociologue Hugues Lagrange, directeur de recherche au CNRS, dans un livre récent (Le Déni des cultures, Seuil, 2010), boucule le "politiquement correct" s'agissant des origines de la délinquance dans les quartiers des jeunes provenant de


l'Afrique sahélienne. Jusqu'ici, et c'était confortable intellectuellement, les causes étaient extérieures, à rechercher avant tout dans les conditions socio-économiques imposées. Donc, en attendant de changer cet ordre, il importait d'excuser tout comportement déviant, surtout venant des populations issues de l'immigration.



Selon le sociologue, les origines culturelles n'ont pas été prises en compte dans l'explication du phénomènes des violences. Selon lui, les sociétés humaines sont influencées par la langue, la culture, les conditions de vie et les modèles familiaux. Si la dimension sociale existe, elle n'est pas le seul critère.



Ainsi, à mon sens personnel, et pour prendre un exemple, le comportement machiste de certains jeunes des banlieues ne saurait être imputé aux conditions socio-économiques, mais au passé culturel : il s'agit de la représentation d'infériorité de la femme dans la religion, la tradition et les comportements familiaux.



En étudiant les statistiques de la délinquance, Lagrange constate que "les adolescents éduqués dans des familles du Sahel sont trois à quatre fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits que les adolescents élevés dans les familles autochtones." On l'a remarqué lors des émeutes des banlieues de l'automne 2005.



Les décrochages interviennent bien avant le collège, souvent dès l'école primaire, voire la maternelle : "Si des écarts de réussite interviennent de façon si précoce, c'est que les contextes de vie dans les quartiers d'habitat social et, sans doute, les pratiques éducatives des familles maghrébines, noires et turques pèsent sur l'acquisition des bases de la langue, de la numération et des premiers éléments de géométrie."



Ce qui devient déterminant, ce sont les différences de représentations d'origine culturelle concernant les rapports hommes-femmes ou les modèles éducatifs. De ce point de vue, les jeunes originaires des pays du Sahel (Sénégal, Mali, Mauritanie, etc.) rencontreraient plus de difficultés d'adaptation que ceux issus par exemple du golfe de Guinée (Congo, Côte d'Ivoire, Togo, Bénin, etc.)



Dans les familles sahéliennes, de culture musulmane, la tradition familiale repose sur la domination masculine avec des femmes plus jeunes que le mari, le recours à la polygamie, des fratries nombreuses et la présence autoritaire des pères. Or, pour le chercheur, le critère le plus déterminant pour la réussite scolaire reste le niveau culturel de la mère et son insertion professionnelle. Et compte tenu de l'héritage culturel de ces familles d'origine sahéliennes, la mère a un statut nettement dévalorisé, ce qui va influer sur la réussite scolaire de l'enfant et son insertion sociale. Pour lutter contre la défaillance des mères, Lagrange conseille aux pouvoirs publics d'agir en amont, plutôt que d'user de la répression quand il est trop tard.



Dans les quartiers où il a effectué ses recherches ( la banlieue parisienne, notamment avec Mantes-la-Jolie et Les Mureaux, dans les Yvelines), Lagrange a constaté que après le départ des "autochtones" et des classes moyennes maghrébines, l'habitat a été occupé par des familles d'immigrants pauvres venus d'Afrique noire. La disparition d'une frange éduquée de la population a laissé la place à des ghettos refusant la mixité sociale et favorisant une régression "traditionaliste", souvent en conflit avec le modèle d'intégration républicain. Ce choc frontal provoque en retour une "crispation" de la société française : "Bien qu'ancienne, la cosmopolitisation de notre vie nous prend à contre-pied d'autant que, loin d'être porteuse de modernité, elle introduit dans notre univers des pans entiers de coutumes lointaines, souvent rurales, très décalées."


Car on ne peut pas tout expliquer comme les "belles âmes" embouchant les trompettes du "politiquement correct" par la xénophobie ou le racisme : cette vision manichéenne héritée du communisme est peut-être satisfaisante pour l'esprit (car proposant une explication simpliste "clés en mains"), mais beaucoup trop sommaire et incomplète.



(Source : Luc Bronner, "Un chercheur lance le débat sur l'impact de l'immigration dans les quartiers ghettoïsés", Le Monde, 14 septembre 2010)



CLAIRVAUX
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polomnic
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MessageSujet: Re: Delinquance et origines ethniques   30/10/2010, 22:12

Enfin les gens commence à comprendre ou viens le problème
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Kahéna
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MessageSujet: Re: Delinquance et origines ethniques   7/11/2010, 12:40

Citation :
]]L’école menacée par le communautarisme[

Exclusif: un rapport du Haut Conseil à l’intégration, qui doit être remis au Premier ministre en novembre, dénonce l’incapacité de l’école française à intégrer les enfants de l’immigration

C’est une étude dérangeante. Une photographie sans concession de l’école face aux enfants issus de l’immigration. Sur ces deux sujets traités séparément, les bibliothèques ministérielles croulent déjà d’enquêtes aussi alarmantes les unes que les autres. Mais l’intérêt du rapport du Haut Conseil à l’intégration (HCI), que révèle en exclusivité le JDD, c’est le choc entre ces deux univers. La description d’une réalité souvent "politiquement incorrecte" sans stigmatisation de communautés enfermées dans leurs quartiers.

Ce document de travail, qui ne s’intéresse pas à toute l’école et à tous les enfants d’immigrés mais principalement à ceux qui fréquentent les "établissements ghettos", doit être remis dans sa forme définitive au Premier ministre au début du mois de novembre. Au moment où la chancelière Angela Merkel fustige les échecs de la Multi-Kulti à l’allemande, il montre que l’école républicaine, dernier rempart à la communautarisation de la société, n’arrive plus, dans de nombreux territoires, à jouer son rôle.
Un effet ghetto propre à la France

Le rapport du HCI met à mal une contre-vérité souvent reproduite. La pression de l’immigration n’est pas plus forte en France que dans la plupart des grands pays européens. Ainsi, une étude de 2005 montre que la proportion d’enfants de moins de 18 ans d’origine étrangère (ayant au moins un parent né à l’étranger) est de 18,1%, contre 22% aux Pays-Bas, 25% en Suède, 28% en Allemagne. En revanche, l’inégalité de répartition de cette population sur le territoire caractérise la France.

Les plus fortes concentrations départementales se situent en Ile-de- France: Seine-Saint-Denis (57%), Paris (41%), Val-de-Marne (40%). Cette surreprésentation dépasse même 60% dans 20 communes, pour l’essentiel situées en petite et grande couronne parisienne, où un jeune sur cinq est d’origine maghrébine et un sur six d’origine subsaharienne. Dans certaines villes comme Clichy-sous-Bois, Aubervilliers ou La Courneuve, plus des trois quarts de la jeunesse est d’origine étrangère. "Il n’est pas rare d’avoir des classes primaires et de collèges entièrement composées d’élèves d’origine étrangère, partageant la même confession", constatent les auteurs du document pour lesquels "cet 'effet ghetto' a des conséquences scolaires et sociétales préoccupantes".
Des aides à l’efficacité mal mesurée


Plus de 110 millions d’euros sont consacrés par les pouvoirs publics en 2010 au programme de réussite éducative mis en place par la loi de cohésion sociale. Les auteurs du rapport saluent la démarche qui privilégie les actions individualisées au traditionnel accompagnement collectif, le large public concerné et le volontarisme politique. Pour l’année scolaire 2008-2009, 725.434 collégiens du public (30,7% des effectifs des collèges) en ont bénéficié, et 147.014 élèves des écoles élémentaires publiques relevant de l’éducation prioritaire.

Pourtant, le HCI relève la persistance de dispositifs locaux et redondants, le manque de coopération entre les différents opérateurs et l’école, l’absence d’évaluation de ces dispositifs. "On a ainsi pu rencontrer des responsables d’établissements scolaires et des enseignants qui, en cinq années de fonctionnement, n’avaient jamais eu de contact avec les responsables et animateurs des associations investies sur le champ du soutien scolaire, de l’aide aux devoirs et de l’accompagnement de scolarité."

L’enfermement dans des établissements ghettos, l’incapacité des pouvoirs publics à inverser le phénomène, le rejet du français – langue mal maîtrisée – provoqueraient des replis communautaires et religieux: "A tous les niveaux de la scolarité, les témoignages recueillis font état d’obstacles croissants. La montée des fondamentalistes et du communautarisme ouvre la porte à des contestations de cours de plus en plus nombreuses."
Dérives identitaires et montée du communautarisme


Le document du HCI rapporte la difficulté croissante rencontrée par des enseignants d’histoire-géographie à aborder certains aspects du programme: le fait religieux, la Shoah et le Proche-Orient. Les professeurs d’autres matières, notamment les sciences de la vie et de la Terre, sont confrontés aux mêmes phénomènes: "L’évolutionnisme est remis en cause au profit d’une action divine ou créationniste imposée par l’élève sans argumentation. Loin d’être marginales, ces contestations sont suffisamment récurrentes pour être remarquées."

Selon les témoignages recueillis, certaines classes des établissements de quartiers, où la mixité sociale et ethnique est absente, se déclarent "100 % musulmanes". La religion y serait affichée ouvertement et chaque élève serait situé par rapport à ses origines nationales et religieuses. "Ainsi en est-il à Marseille entre Comoriens et Mahorais ou entre Kurdes et Turcs. Dans ces établissements ghettos, les élèves sont prisonniers d’une assignation identitaire et religieuse", explique le HCI, qui s’est rendu à Marseille pour son enquête.

L’assouplissement de la carte scolaire en 2007 a contribué à radicaliser la situation. Les parents d’enfants immigrés, mal informés, ne savent pas repérer les bonnes filières. Si les procédures ont gagné en transparence pour le plus grand nombre, localement leurs effets ont renforcé le phénomène de renfermement des quartiers. Avec une conclusion sans appel: "Les études de l’OCDE font valoir des résultats qui marquent le pas par rapport à ceux produits par d’autres systèmes éducatifs développés, en dépit des moyens importants que la nation investit. L’école s’essouffle et tout particulièrement vis-à-vis des publics socialement défavorisés, notamment ceux issus de l’immigration."

http://www.lejdd.fr/Societe/Education/Actualite/L-ecole-menacee-par-le-communautarisme-228967/

http://www.franceculture.com/emission-l-esprit-public-le-rapport-du-haut-commissariat-a-l%E2%80%99integration-sur-le-communautarisme-les-
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Kahéna
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MessageSujet: Re: Delinquance et origines ethniques   7/11/2010, 13:01

IL en ressort que le problème ça n'est pas du tout l'immigration mais l'échec des moyens employés pour l'éducation.
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MessageSujet: Re: Delinquance et origines ethniques   Aujourd'hui à 08:50

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