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 actualité littéraire de l'autre côté de l'atlantique

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chidd-min-ghadi
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MessageSujet: actualité littéraire de l'autre côté de l'atlantique   26/8/2009, 02:18

Chuck palahniuk - snuff (septembre 2009)




Citation :

HISTOIRE

Difficile ici de vous en dire suffisamment pour vous allécher sans pour autant vous délivrer un des innombrables rebondissements du livre.
Pour faire simple donc :
600 hommes se retrouvent dans un sous-sol, tous n'ont à priori rien en commun à l'exception d'une chose : tous sont fan de Cassie Wright.
Pornstar réputée.
Et si ces 600 hommes sont réunis ici c'est pour une simple raison : aider Cassie à réaliser un record mondial dans le domaine du "cinéma" pornographique.

On reconnait donc bien là le côté trash et provoquant de Palahniuk qui aime à décrire les situations les plus dérangeantes et décalée pour dépeindre au mieux le portrait de personnages loufoques et pourtant justes dans leurs émotions.
La lecture de ce simple synopsis peut donc créer plusieurs réactions : un rejet total du au dégoût évident que procure l'évocation d'un tel événement ou bien au contraire intriguer complétement. Connaissant l'humour caustique de Palahniuk, il était évident pour moi que le livre nous ferait le récit de personnages loufoques dans des situations des plus cocasses dans le but de formuler une critique à peine cachée des vices et dérives de notre système et moeurs.

Alors que je m'attendais à ce que chaque chapitre nous présente un des 600 "prétendants" en le mettant comme narrateur, je me rend bien compte que le livre tourne enfait autour de 4 personnages.
Tandis que les premiers chapitres nous présentent le lieu ainsi que les personnages principaux, on en sait très peu de leurs vies, de leurs motivations à faire cela, ....
Et c'est finalement progressivement que Palahniuk nous distille les informations, nous faisant remonter la chaine des vies des personnages. Je me suis personnellement retrouvé happé par le récit, les chapitres, courts, se lisent les uns après les autres avec une envie irrésistible d'en apprendre un peu plus.
On retrouve évidemment les recettes de Palahniuk à savoir un don pour retourner complétement les situations et réinventer complétement son livre à tel point que l'on sait rarement à quoi s'attendre de chapitre en chapitre.
De plus, le livre bénéficie d'une excellente documentation en alignant les faits divers réels rendant la limite entre réalité et fiction d'autant plus difficile à percevoir.
Bien que l'on pourrait s'attendre à des scènes trash étant donné l'univers du bouquin, j'ai été assez heureusement surpris par l'absence de scènes réellement choquantes, lorsque le sexe est abordé c'est très rarement avec violence tant le livre traite des relations entre les personnages et non de l'univers du porno à proprement parlé.

En bref, un livre qui m'a très agréablement surpris marquant pour moi une prise de maturité chez Palahniuk (notamment en comparaison à Choke) qui met ici de côté les scènes proprement trash pour livrer un véritable pamphlet sur les relations (père/fils, mère/fille, amitié, soumission, amour envers un modèle, ...) véritablement touchant.
Pour les amoureux de Palahniuk et plus largement ceux qui sauront faire abstraction du thème de fond pour prendre le livre avec humour et s'intéresser aux rapports entre les personnages.

http://www.ciao.fr/Snuff_Chuck_Palahniuk__1786612

autant j'aime bien l'auteur mais là ça ne donne pas envie .
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chidd-min-ghadi
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MessageSujet: Re: actualité littéraire de l'autre côté de l'atlantique   26/8/2009, 02:48

Bret easton ellis - imperial bedrooms (début 2010 )





c'est la suite de "less than zero " son premier roman qu'il a écrit y'a 25 ans,c'est à dire avant "american psycho" son bouquin le plus marquant. Voilà 5 ans que bret easton n'a rien publié , les fans seront aux anges.
n'ayant trouvé aucun synopsis de ce petit dernier , je met celui de "less than zero" :

Citation :
'Moins que zéro' n'a rien d'un manifeste. C'est un roman de Los Angeles, ville dure, ville sans âme. 'On peut disparaître ici sans même s'en apercevoir', écrit Bret Easton Ellis. L'auteur ne cherche d'ailleurs pas à nous dire autre chose que ce vide, ce sentiment d'une existence privée de sens. Pour autant, son récit ne tourne pas en rond. Il y a, au contraire, chez Bret Easton Ellis une extraordinaire puissance de la narration. Il nous ébranle ce petit jeune homme. Ses références, il ne faut pas aller les chercher en littérature mais plutôt du côté du rock, ce reflet clinquant de notre époque. A l'image de cette musique, Ellis est spontané, violent et son expression
dépouillée. Le roman des années 80 est né. Ouf ! il était temps.
http://www.evene.fr/livres/livre/bret-easton-ellis-moins-que-zero-16561.php

présentation:
bret easton ellis fait partie de la génération d'écrivains contemporains nihilistes descendants de la beat generation, avec ses kerouac et ses burroughs" ,mais dont le style est marqué par la littérature russe d'avant l'état soviétique. Un genre nouveau qui va laisser ses traces.


Dernière édition par chidd-min-ghadi le 27/8/2009, 03:23, édité 1 fois
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lilia
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MessageSujet: Re: actualité littéraire de l'autre côté de l'atlantique   26/8/2009, 03:04

as-tu déjà lu : La Bête qui meurt, de Philip Roth ? (ce n'est pas de l'actualité [2003] mais c'est aussi de l'autre côté de l'atlantique :p)
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Bleach
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MessageSujet: Re: actualité littéraire de l'autre côté de l'atlantique   26/8/2009, 03:46

Tout ce temps que j'ai passe a gueuler sur tout le monde de lire bon vieux Chucky, ca me fait hyper plaisir et donc special grand bisous a Chid-min-ghadi (chouette pseudo, en passant).
J'ai pu lire Snuff et je profite de cette occasion de feliciter tous les gens de l'art d'avoir pu, enfin, d'enlever les taches fecales qui souillaient leur creativite.
En effet, bien que je me considere comme l'un des plus excessivement fanatiques de Mr.Palahniuk, j'etais un petit peu decu de ses dernieres publications.
Lullaby, Diary et Haunted etaient un peu trop repetetifs, ayant des fins qui varient, tristement, entre le previsible et le travail bacle mais je dois avouer que j'etais agreablement satisfait de Snuff. J'ai pu retrouver l'acharnement distinctif a soigner minutieusement les details et aspects du roman. Les reflexions jubilatoires et acides, les sublimes images exagerees, etc.
Le bouquin est magnifique, je crois que tout le monde devrait le lire.
On peut aimer le style et l'humour de CP ou alors "en etre degoute" comme ecrit dans la chouette citation de Chid-Min-Ghadi, mais en tout cas je doute fort que vous en aurez le regret.
J'attend qu'on me ramene son dernier roman: Pygmy dont j'ai pu lire un petit extra qui m'a bien plu.
Si j'ai bien compris, ca parle d'un etudiant etranger qui va passer du temps dans une famille americaine et que l'on surnomme Pygmy (pygmee) a cause de sa taille. Le premier bouquin ou le protagoniste est un adolescent et etranger, ca me tarde de le lire!
Voili Voilou!
Sinon une question a chid-min-ghadi; au cas ou tu aurais lu le livre en francais, est-ce que le traducteur serait Freddy Michalski?
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chidd-min-ghadi
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MessageSujet: Re: actualité littéraire de l'autre côté de l'atlantique   26/8/2009, 13:09

lila je connais pas philippe roth mais j'espére que tu nous le fera découvrir par le biais de ce petit coin.
Bleach merci pour tout ces détails mais en ce qui me concerne à part "fight club" j'ai rien lu de lui , encore moins "snuff" qui n'est toujours pas sorti en français.donc je ne peux pas te dire pour le traducteur.

par contre j'ai lu quelque part que l'enfant dans "pygmy " est un terroriste qui va préparer un coup plus déstructif que les 11 septembre .On va avoir de trés bons arguments quand à la nécéssité de détruire l'empire americo-sioniste chmeta
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Bleach
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MessageSujet: Re: actualité littéraire de l'autre côté de l'atlantique   26/8/2009, 18:30

Ah d'accord, cool. Fight Club a ete traduit par Freddy Michalski, j'ai trouve son boulot un peu meodiocre et pas assez digne de CP mais sinon, je pense que tu vas bien apprecier Snuff.
Je te conseille aussi, Monstres Invisibles en francais. Je considere ce livre comme le mieux traduit au francais de toute la biblio Palahniuk.
Choke le film est tres a chier par rapport au bouquin! Du coup, lis le bouquin tu vas te regaler et il y a aussi Survivor qui n'est pas mal !
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chidd-min-ghadi
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MessageSujet: Re: actualité littéraire de l'autre côté de l'atlantique   27/8/2009, 00:19

Bleach a écrit:
Ah d'accord, cool. Fight Club a ete traduit par Freddy Michalski, j'ai trouve son boulot un peu meodiocre et pas assez digne de CP mais sinon, je pense que tu vas bien apprecier Snuff.
Je te conseille aussi, Monstres Invisibles en francais. Je considere ce livre comme le mieux traduit au francais de toute la biblio Palahniuk.
Choke le film est tres a chier par rapport au bouquin! Du coup, lis le bouquin tu vas te regaler et il y a aussi Survivor qui n'est pas mal !

si je le trouve dans une librairie d'occasion je manquerais pas de l'acheter . Wink
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chidd-min-ghadi
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MessageSujet: Re: actualité littéraire de l'autre côté de l'atlantique   27/8/2009, 03:12



c'est un grand classique de la littérature américaine, steinbeck y dépeint le paysage de l'amérique profonde lors de la dépression économique des années 30 .On suivra l'épopée d' une famille (les joad) qui expulsés de leurs propres terre d'oklahoma, par les banques, décident de se rendre à camion en californie .. là où on leurs a promis mondes et merveilles. L'aventure des joad est une aventure universelle , elle met en contraste la faiblesses des hommes dans certaines situations et qui subissent le poids d'un monde qui a deserté ses valeurs ... Steinbeck n'a pas oublié de laisser des paragraphes mythiques qui plantent le décors de la société industrielle et moderne.
Mais malgrés leurs faiblesse et tout les malheurs qu'ils encourent les joad ne se laisseraient jamais abattre ,en grande partie grâce au courage de la maman joad.
Un livre pleins d'émotions.


Citation :
Un homme, une famille chassés de leur terre; cette vieille auto rouillée qui brimbale sur la route dans la direction de l'Ouest. J'ai perdu ma terre. Il a suffi d'un seul tracteur pour me prendre ma terre. Je suis seul et je suis désorienté. Et une nuit une famille campe dans un fossé et une autre famille s'amène et les tentes se dressent. Les deux hommes s'accroupissent sur leurs talons et les femmes et les enfants écoutent. Tel est le noeud. Vous qui n'aimez pas les changements et craignez les révolutions, séparez ces deux hommes accroupis; faites-les se haïr, se craindre, se soupçonner. Voilà le germe de ce que vous craignez. Voilà le zygote. Car le "J'ai perdu ma terre" a changé; une cellule s'est partagée en deux et de ce partage naît la chose que vous haïssez: "Nous avons perdu notre terre." C'est là qu'est le danger, car deux hommes ne sont pas si solitaires, si désemparés qu'un seul. Et de ce premier "nous" naît une chose encore plus redoutable: "J'ai encore un peu à manger" plus "Je n'ai rien". Si ce problème se résout par "Nous avons assez à manger", la chose est en route, le mouvement a une direction. Une multiplication maintenant, et cette terre, ce tracteur sont à nous. Les deux hommes accroupis dans le fossé, le petit feu, le lard qui mijote dans une marmite unique, les femmes muettes, au regard fixe; derrière, les enfants qui écoutent de toute leur âme les mots que leurs cerveaux ne peuvent pas comprendre. La nuit tombe. Le bébé a froid. Tenez, prenez cette couverture. Elle est en laine. C'était la couverture de ma mère... prenez-la pour votre bébé. Voilà ce qu'il faut bombarder. C'est le commencement... du "Je" au "Nous".




Extrait du chapitre XXV

Il y a là un crime si monstrueux qu'il dépasse l'entendement.
Il y a là une souffrance telle qu'elle ne saurait être symbolisée par des larmes. Il y a là une faillite si retentissante qu'elle annihile toutes les réussites antérieures. Un sol fertile, des files interminables d'arbres aux troncs robustes, et des fruits mûrs. Et les enfants atteints de pellagre doivent mourir parce que chaque orange doit rapporter un bénéfice. Et les coroners inscrivent sur les constats de décès: mort due à la sous-nutrition - et tout cela parce que la nourriture pourrit, parce qu'il faut la pousser à pourrir.
Les gens s'en viennent armés d'épuisettes pour pêcher les pommes de terre dans la rivière, et les gardes les repoussent; ils s'amènent dans de vieilles guimbardes pour tâcher de ramasser quelques oranges, mais on les a arrosées de pétrole. Alors ils restent plantés là et regardent flotter les pommes de terre au fil du courant; ils écoutent les hurlements des porcs qu'on saigne dans un fossé et qu'on recouvre de chaux vive, regardent les montagnes d'oranges peu à peu se transformer en bouillie fétide; et la consternation se lit dans les regards, et la colère commence à luire dans les yeux de ceux qui ont faim. Dans l'âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines.
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MessageSujet: Re: actualité littéraire de l'autre côté de l'atlantique   30/8/2009, 02:35




Nous sommes en 1949 dans une pension de la côte est américaine. Holden Caulfield pourrait être un adolescent américain tout ce qu'il y a de plus ordinaire : une famille qui lui tape sur le système, une scolarité chaotique... des problèmes d'adolescence ordinaires. Expulsé, Holden s'enfuit trois jours avant le début des vacances de Noël. Il prend le train pour New York et, ayant trop peur de la réaction de ses parents, s'installe dans un hôtel. 'L' attrape-coeurs' relate les trois jours durant lesquels ce jeune garçon est livré à lui-même. A chaque pas, à chaque rencontre, ne trouvant toujours pas les réponses à ses questions, ne comprenant pas le monde qui l'entoure, complètement paumé, il se rapproche un peu plus d'une crise qui nous guette finalement tous.

evene


Citation :
Je m'assis donc dans le hall, sur une de ces banquettes de cuir près de
l'horloge et guettai les filles qui arrivaient. Beaucoup d'écoles
étaient déjà en vacances et il y avait près d'un million de filles,
assises ou debout, un peu partout, qui attendaient que leurs rancards
veuillent bien se montrer. Des filles aux jambes croisées, des filles
aux jambes non croisées, des filles aux jambes terribles, des filles
aux jambes moches, des filles qui avaient l'air d'êtres de gentilles
filles, des filles qui, sans doute, étaient des chiennes pour qui les
connaissait. Vrai, c'était un joli spectacle, si vous voyez ce que je
veux dire. En un sens aussi, c'était comme qui dirait déprimant car
vous ne cessiez de vous demander ce que diable il leur arriverait à
toutes. Quand elles sortiraient des écoles et des collèges, je veux
dire. Vous vous disiez que la plupart d'entre elles, probablement, se
marieraient avec des abrutis. Des types qui sont toujours en train de
parler du nombre de kilomètres qu'ils font au litre avec leurs saletés
de voitures. Des types qui se mettent dans des colères du diable et
agissent comme des enfants si vous les battez au golf, ou même tout
simplement à quelque jeu idiot comme le ping-pong. Des types absolument
nuls. Des types qui n'ont jamais lu un livre. Des types très ennuyeux.
Mais je dois me surveiller à ce sujet. Je veux dire quand j'appelle
raseurs certains types. Y a pas d'erreur, je ne comprends pas les types
ennuyeux. A Elkton Hills, j'ai partagé une chambre pendant deux mois
avec ce garçon, Harris Macklin. Il était très intelligent et tout, mais
c'était l'un des plus grands raseurs que j'aie jamais rencontrés. Il
avait une de ces voix très râpeuses, et il ne s'arrêtait pratiquement
jamais de parler. Il ne s'arrêtait jamais de parler et ce qui était
terrible, c'est qu'il ne disait jamais rien qui vous intéressait. Mais
il était doué pour une chose. Cet enfant de salaud sifflait mieux que
n'importe qui que j'aie entendu. Il faisait son lit, ou il accrochait
ses affaires dans le placard - il était toujours en train d'accrocher
ses affaires dans le placard - ça me rendait maboul - et en faisant ça,
il sifflait, s'il n'était pas en train de parler de cette voix râpeuse.
Il savait même siffler des machins classiques, mais la plupart du
temps, il sifflait du jazz. Il prenait quelque chose de très hot, comme
Tin Roof Blues, et il le sifflait si bien et si tranquillement - tout
en accrochant ses affaires dans le placard - que ça pouvait vous tuer.
Naturellement, je ne lui ai jamais dit que je trouvais que c'était un
siffleur terrible. Je veux dire, vous ne pouvez pas tout bonnement
tomber sur quelqu'un et lui dire: «Tu es un siffleur terrible.»
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MessageSujet: Re: actualité littéraire de l'autre côté de l'atlantique   10/9/2009, 00:47

Ce livre est complétement dégeanté il marie poésie romantisme et schatologie.une sorte de "marquis de sade " sous amphétamines.J'ai pas pu le terminer jusqu'au bout.





Citation :
Le Festin nu se veut une descente cauchemardesque dans
l'esprit d'un junkie, transcendant la forme classique du roman en le
destructurant, maltraitant la forme et le fond, donnant chair à ses
divagations morphinisées dans des allégories oscillant de la
science-fiction à la tragédie, parlant de modifications corporelles,
d'orgies homosexuelles, de complots et de créatures angoissantes, dans
un pays étrange, lieu de toutes les folies, nommé Interzone.
Certains analystes littéraires sont arrivés à la conclusion que les
personnages du livre sont en fait des explorations de toutes les
facettes de William Lee, lui-même étant une facette de William S.
Burroughs.Cette interprétation donne une nouvelle vision lors de la
lecture de l'ouvrage.
Le Festin nu reste probablement l'œuvre la plus aboutie de
Burroughs, la plus représentative des mondes parallèles angoissants et
distordus dans lesquels il plonge ses obsessions aussi bien que son
lecteur.
Il convient de savoir que les
chapitres sont des fragments de texte plus ou moins cohérents,mais ils
n'ont presque aucun lien entre eux. Des chapitres sont des descriptions
vagues de moments de drogues,d'autres sont des histoires paraboliques,
la plupart du temps sans queue ni tête.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Festin_nu

extrait:
"Un écrivain ne peut décrire qu’une seule chose : ce que ses sens
perçoivent au moment où il écrit... Je suis un appareil
d’enregistrement... Je ne prétends pas imposer une « histoire » une «
intrigue » une « continuité »... Dans la mesure où je parviens à
effectuer un enregistrement direct de certains aspects du processus
psychique, je puis avoir un rôle limité... je ne suis pas un amuseur
public...
Ils appellent ça la « possession »... Parfois une entité se faufile
dans le corps – des contours vacillent dans une gelée orange – et des
mains se mouvent pour mieux étriper une putain qui passe ou étrangler
l’enfant des voisins dans l’espoir de remédier à la crise chronique du
logement. Comme si j’étais habituellement là, mais susceptible de
perdre la tête de temps à autre... C’est faux ! Je ne suis jamais là...
ou, du moins, jamais en parfait état de possession, mais plutôt dans
une position qui me permet de prévoir les mouvements imprudents...
Patrouiller est, en fait, ma principale préoccupation... Si rigoureux
que soient les niveaux de Sécurité, je suis toujours simultanément à
l’extérieur, à donner des ordres, et à l’Intérieur de cette camisole de
force en gélatine qui s’étire et se déforme pour toujours se reformer
en vue de chaque mouvement, chaque pensée, chaque impulsion, tous et
toutes marqués du sceau d’un juge étranger...
"
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