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 la machmoum-économie

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Ihsen abderrahmen
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MessageSujet: la machmoum-économie   16/7/2009, 02:14

Situé à un carrefour de civilisations, les tunisiens, un population hybride et multiculturelle, ont en vu des vertes et des pas mûres ; Leur conclusion en matière d'art de vivre est trés intéressante,
par exemple : comment résoudre le problème du chômage et celui du stress de la vie en même temps ?
Il est vrai que d'un côté, des gens se plaignent de trop travailler, ils en tombent malades, des femmes malmènent l'équilibre de leur foyer...de l'autre, des gens se plaignent du chômage, la solution tunisienne : 26 H de travail par semaine (remarquez qu'il y a toujours un 26 ou un 7 qui se promène) que ce soit dans le public ou le privé.
=> Idea pas de chômeurs et pas de stressés. tout le monde travaille, dabba dabba, on n'a pas de marchés à conquérir, ni d'empire à agrandir (ça c'est pour les peuples ados) : notre seul souci : "oumourna henia" et "jawna behi"
le tunisien n'a pas besoin de gagner trop d'argent : Il a été bombardé par une tradition orale bien ancrée prônant la "9ane3a", et il n'a pas envie non plus de faire du skate-board des neiges aux bahamas ; une baignade à la "sama7ni khanna3mil ghatsa" et un cousous-méchioua suffisent à son bonheur,
Seuls dangers sur cette théorie : les multinationales qui veulent appliquer leur systèmes de GRH et aussi le marketing qui veut pièger les gens dans le cercles vicieux des besoins créés (achats inutiles) donc forcément besoins d'argent supplémentaires.
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homulus magnus celer


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MessageSujet: Re: la machmoum-économie   16/7/2009, 11:03

C'est la tension entre ce qu'on veut et ce qu'on a a qui fait qu'on se donne de la peine. Ce n'est pas un mal tant que les spots publicitaires ne sont pas le seul produit culturel grand publique accessible.
Le but n'est pas de nourrir à la cuillère l'individu, il ne trouverait plus de goût à son existence. Le but est que ce qu'il fait lui soit bénéfique à lui et à la collectivité.
La société de consommation arrive à une limite naturelle qu'elle supposait ne jamais atteindre. En fait la logique de toujours plus de produits et de besoins de consommation avait une supposition qui s'est avérée fausse.
Un peu comme jeter les déchets à la mer, à un moment de son histoire l'homme pensait que les mers étaient tellement vastes qu'elles pouvaient engloutir tout ce qu'on y jetait. Ce fait est resté vrai jusqu'à une certaine limite qui nous a fait prendre consciente que la mer est tout de même petite pour le volume de nos déchets.
Pareil pour le modèle de l'économie bâti sur la consommation sans autre calcul. Ce modèle supposait que les ressources de la terre étaient illimitées. Ce qui fait qu'il était économiquement plus intéressant de faire en sorte que le consommateur achète un nouveau frigo que réparer le frigo ou faire un frigo qui tient 50 ans.
Il y'a eu au départ le recyclage, une façon de pousser cette limite en valorisant les déchets. On a cherché à développer "l'économie du savoir" ou du contenu, pour faire sauter cette limite en commerçant avec des produits immatériels comme la musique le "divertissement" etc. Seulement cette bulle ne peut pas grandir plus que l'économie matérielle tant que les priorités de l'homme resteront un abri, à manger et puis écouter de la musique.

Le mot à la mode est "l'économie durable" mais on ne change pas de paradigme, le "durable" montre le fait qu'on s'accroche encore à ce modèle en faisant des réajustements, plus ou moins esthétiques tant qu'on ne trouve pas intérêt de changer la configuration actuelle.

malgré toute cette inventivité, ce modèle de consommation reste peu viable à l'échelle de toute une population planétaire qui a accès à la consommation.

Cette évolution spontanée et la dynamique de l'offre et de la demande a depuis déclenché un maitre mot "régulation". Le régulateur a un soucis qui dépasse le cadre purement économique, car il a d'autres paramètres qui sont totalement ignorés par la logique de l'entreprise économique.
Il y'a donc par exemple les taxes vertes. Des régulations sur l'environnement, des considérations de commerce équitable, des considérations éthique (le travail des enfants).
Les périodes d'arrêt de la pêche etc.

Toutes ses mesures essayent de retarder l'arrivée de la limite à défaut d'exploser cette limite.

On ne peut pas d'autre part décider à la place des gens ou simplement bâtir un discours moralisateur sur ce qu'il faut pour "sauver la planète". On utilise le système d'encouragement/découragement économique sous forme de taxes ou exonération.

Maintenant si on prend de la perspective. On veut créer des richesses tout en évitant de dissiper des ressources qu'elles soient naturelles, la vie des hommes etc.
Je pense qu'idéalement. Il nous faut plus de flexibilité pour que les gens s'adaptent, changent de carrière en cours de route, retournent en formation ou à l'université. Il faut prendre en considération toutes les ressources qui ne sont pas comptabilisés dans les registres de l'économie mais qui coûtent énormément. L'exemple de l'éducation des enfants. Si on n'investis pas dans les écoles, on investira dans les prisons. Le modèle "spontané", de l'économie libéralisé, se plaindra des taxes nécessaires pour financer les écoles et proposera ses services comme prison privée après 20 ans. En terme économiques, on tire des profits qu'il y'ait la paix, la guerre ou la désolation. Toutes les ressources dissipées pour avoir une poignée de gens qui ne savent plus quoi faire du pouvoir qu'ils ont entre les mains.

C'est toute la collectivité qui s'époumone en infrastructures, universités etc pour un projet qui reste à définir, pour mettre en péril la dignité, la santé, le libre arbitre de ses citoyens. Personne ne s'intéresse vraiment aux "dégâts collatéraux" de cette économie. On veut "survivre" sans se demander pourquoi bon on a l'impression d'être dans une jungle?
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jazzmaster
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MessageSujet: Re: la machmoum-économie   24/11/2009, 13:35

tu as l'air de t y connaitre dans ce domaine. Quel sont les alternatives de cette économie existente? peut tu donner des références pour qu'on approfondisse ce sujet?
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homulus magnus celer


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MessageSujet: Re: la machmoum-économie   24/11/2009, 17:30

jazzmaster a écrit:
tu as l'air de t y connaitre dans ce domaine. Quel sont les alternatives de cette économie existente? peut tu donner des références pour qu'on approfondisse ce sujet?
D'abord "alternative" sonne comme une économie à la place de l'économie actuelle. Je suis contre ce genre de "changement" brusque car s'il n'a pas d'adhésion large et consentie ça sera un trou dans l'eau.
Il faut une volonté politique et faire les deux économie en parallèle. C'est en amont qu'on construit des barrages, on ne va pas ramasser l'eau dans les plaines ou lui faire remonter la pente. L'eau qui a coulé, elle a coulé. Il faut penser à structurer près de la source, où naisse les désirs et les prétendus besoins qu'après quand on a le consommateur qui trouve désormais la raison de son existence dans une marque de vêtement ou une marque de voiture de sport.
La volonté politique peut donner un coups de pousse pour démarrer un processus vertueux qui n'a pas besoin d'être entretenu artificiellement. Comme pour les sources d'énergies renouvelables. Leur rentabilité n'est pas comparable à celle des énergies classiques mais si elles dépassent un certain palier, par exemple si les éoliennes deviennent un produit de masse avec des économies d'échelle, si on dépense assez de budget en recherche et développement, elles pourraient finir par devenir soutenables en termes économique. Le coups de pousse sert alors à faire que l'alternative prenne forme, qu'elle dépasse les premiers stades où elle n'a pas les moyens de décoller.

Il y'a des tentative d'humaniser les échanges de les rendre responsables en court-circuitant les intermédiaires, en se sensibilisant aux conditions dans lesquels les produits sont produits, la situation des pays producteus. On se souciant des droits des travailleurs dans les pays producteurs. On devient responsable dans le sens conscient du partenaire en face dans l'échange pour ne pas avoir comme seul soucis de rabaisser les prix et augmenter les marges.
On introduit d'autres critères pour différencier la marchandise en introduisant une traçabilité, des normes dans les procédés de productions, l'exemple de l'agriculture bio. On sait pourquoi on paye plus et la consommation devient en quelque sorte un acte citoyen. On ne peut plus dissocier le statut de consommateur du statut de citoyen.
En réaction à la mondialisation et les intérêts mondialisés qui ont des intérêts partout et des intérêts nulle-part. On encourage la communauté locale. Il y'à le mouvement des locavores. Les gens se rendent compte que leurs habitudes de consommation ont des répercutions qui influencent le monde et leur communauté.
On préfère acheter le produit agricole local que le produit agricole importé qui est moins cher artificiellement avec tout le carburant qu'il a fallu pour le ramener de l'autre bout de la terre. On achète local ce qui profite à la communauté et contribue à son bien-être et sa qualité de vie.
La logique économique veut qu'on ne produit pas de commodités qui reviennent plus chère que le marché mais prend-on en considérations les coûts "collatéraux" en terme d'environnement, tissus social local etc?

Je suis contre les alternatives entretenus artificiellement car elles discréditent les autres alternatives possibles et donnent l'impression avec les contraintes injustifiées qu'elles imposent qu'il n'existe pas d'alternatives à la logique mercantile.
Il faut des alternative pertinentes au sens économique ou qui se justifient à elle-même.
Il faut éviter l'exemple de l'Italie: sans centrale nucléaires mais qui achète une bonne partie de son électricité des centrales nucléaires françaises. L'abondant des centrales nucléaire était purement formel car l'alternative n'avait pas de pertinence économique.
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