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 William Blake, peintre-graveur "illuminé"

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MessageSujet: William Blake, peintre-graveur "illuminé"   16/4/2009, 19:39




L'exposition "William Blake, le génie visionnaire du romantisme anglais" a lieu au Petit Palais à Paris jusqu'au 28 juin 2009.

Citation :
Cet homme était cinglé. Qu'on en juge : soucieux d'économiser les frais de typographie nécessaires pour ses poèmes illustrés, il écoute les conseils techniques de son frère Robert et les applique à une forme de gravure encore inconnue à ce jour. Problème : Robert est mort de tuberculose en 1787, et c'est son fantôme qui dicte à William Blake (1757-1827) la meilleure manière de pratiquer l'impression à l'eau-forte en relief.

Cet homme est une légende. Poète, graveur, peintre, il est considéré comme l'un des plus grands artistes britanniques. Dès l'école primaire les petits Anglais apprennent son ode Tyger ou chantent son hymne Jerusalem.

L'exposition que le Petit Palais, à Paris, consacre à William Blake, jusqu'au 28 juin, est la première en France depuis 1947. Elle regroupe quelque cent cinquante dessins, gravures, enluminures, livres et aquarelles. Toutes ces oeuvres ont été prêtées par les principaux musées britanniques, des collectionneurs privés, le Musée du Louvre et le Philadelphia Museum of Art. Cet homme suscite des vocations passionnées. L'écrivain André Gide (1869-1951) l'a traduit en 1923 ; on a vu, lors du vernissage, fin mars, une jeune Britannique faire des pieds et des mains pour profiter d'un carton d'invitation ; des gens capables d'endurer un accrochage dense, et une foule serrée, pour entrevoir entre deux épaules un bout de dessin ; un historien d'art, Michael Phillips, qui a consacré sa vie à la seule étude du maître. C'est ce dernier qui, avec Daniel Marchesseau, directeur du Musée de la vie romantique, à Paris, est le maître d'oeuvre de l'exposition. Il décrit dans le catalogue "les promenades solitaires" qui mènent Blake le long de la Tamise où, à Peckham Rye, surviennent ses premières visions. "Un arbre rempli d'anges et, une autre fois, des anges parmi les faneurs dans les champs." Il en a d'autres, notamment lors de son apprentissage chez le graveur James Basire, qui l'envoie copier les gisants de l'abbaye de Westminster où lui apparaissent le Christ et les apôtres. Blake est un peintre qui fait des livres. Qu'il écrit à l'envers, en miroir, comme l'exige la gravure. Il les appelle les imprimés "enluminés". Illuminés plutôt. La seule critique publiée lors de son exposition personnelle de 1809 - l'unique de son vivant - le qualifie de "pauvre fou". L'exposition reçoit six visiteurs. "Cet homme se laisse emporter je ne sais où, vers l'Hadès ou quelque asile d'aliénés", commente l'un d'eux, l'essayiste Charles Lamb, qui ajoute "mais je pense qu'il est l'une des personnes les plus extraordinaires de son temps."

S'il connaît un certain succès comme graveur d'interprétation, ses propres oeuvres n'intéressent que quelques mécènes. Il ne vend qu'une douzaine d'exemplaires de ses Illustrations du Livre de Job.

Il vit modestement, dans deux pièces dont l'une lui sert aussi d'atelier, avec sa femme qu'il a épousée illettrée et à laquelle il a appris à lire et à écrire. Elle l'aide aussi, y compris à trouver l'inspiration, "quand les visions nous abandonnent". Dans ce cas, le couple s'agenouille pour prier. Ou feuillette les vers du Paradis perdu, de John Milton (1608-1674). Milton est l'une des sources de Blake. Comme les gisants gothiques de Westminster, les récits de Chaucer, les tableaux hallucinés de Füssli (1741-1825) - qui l'admire, au point qu'on ne sait pas bien lequel influence le plus l'autre -, ou les pièces de Shakespeare que l'Angleterre redécouvre alors. Comme il lui faudra redécouvrir William Blake : après sa mort, en 1827, son oeuvre tombe dans l'oubli.

Il faut attendre 1863 et la publication d'une monographie par Alexander Gilchrist pour que l'attention se porte à nouveau sur son travail. Depuis, sa popularité ne s'est pas démentie. Blake a été chanté par Patti Smith et Jim Morrison. Et l'une de ses oeuvres est tatouée sur le dos de Francis Dolarhyde, le tueur psychopathe du livre Dragon rouge, de Thomas Harris (auteur du Silence des agneaux). Il est des admirateurs parfois encombrants.

"William Blake, le génie visionnaire du romantisme anglais". Petit Palais
, avenue Winston-Churchill, Paris-8e. M° Champs-Elysées-Clémenceau. Tél. : 01-53-43-40-00. De 10 heures à 18 heures, fermé lundi. Jusqu'au 28 juin. 8 €. Catalogue, éditions Paris-Musées, 256 p., 39 €.

Harry Bellet










(William Blake: Beatrice Addressing Dante)


The murder of Abel, by William Blake.


Satan schüttet die Plagen über Hiob aus

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MessageSujet: Re: William Blake, peintre-graveur "illuminé"   16/4/2009, 23:29


  • Le film Dead Man de Jim Jarmusch lui rend hommage de plusieurs façons, notamment en prenant pour héros un homonyme contemporain de William Blake, campé par Johnny Depp (I am William Blake, don't you know my poetry?), mais aussi en faisant rencontrer celui-ci avec un indien solitaire admirateur du poète, joué par Gary Farmer.
  • Le film Dragon Rouge de Brett Ratner (tiré de l'oeuvre de Thomas Harris)
    fait également de nombreuses références à ses oeuvres (dont la plus
    spectaculaire est le tatouage sur le dos de Francis Dolarhyde).
  • La chanson My Blakean Year de Patti Smith est un hommage au poète.
  • L'album Hex du groupe Earth est sous titré par l'extrait d'un poème issu du recueil Marriage Of Heaven And Hell.
  • Le Film Le corps de mon ennemi, avec Jean-Paul Belmondo (1976), s'achève sur un extrait d'un poème de William Blake.
  • A la fin de la bande-dessinée From Hell d'Alan Moore, l'esprit de Jack l'Eventreur apparaît au poète.
  • Un projet de livre réseau a été lancé par if:book, éditeur anglais,
    pour encourager la création autour de l'oeuvre de William Blake, que ce
    soit dans la lecture, l'écriture ou le numérique. [1]

Le livre The Echo de Minette Walters (1997) fait également référence à William Blake.
On peut aussi ajouter que Jim Morrison a utilisé quelques-uns de ses
vers dans ses chansons comme dans " End of the Night " où on peut
entendre Morrison citer " Auguries of Innocence ".



de wiki

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MessageSujet: Re: William Blake, peintre-graveur "illuminé"   16/4/2009, 23:42

supracrevette a écrit:


  • Le film Dead Man de Jim Jarmusch lui rend hommage de plusieurs façons, notamment en prenant pour héros un homonyme contemporain de William Blake, campé par Johnny Depp (I am William Blake, don't you know my poetry?), mais aussi en faisant rencontrer celui-ci avec un indien solitaire admirateur du poète, joué par Gary Farmer.
un hommage astucieux dans ce bon film plus ou moins initiatique

supracrevette a écrit:


  • Le film Dragon Rouge de Brett Ratner (tiré de l'oeuvre de Thomas Harris)
    fait également de nombreuses références à ses oeuvres (dont la plus
    spectaculaire est le tatouage sur le dos de Francis Dolarhyde).
le tatouage est très impressionnant, ça montre bien le charisme "fou" de l'oeuvre de Blake

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