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 Les arabes et le baril

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Ghoul
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MessageSujet: Les arabes et le baril   21/4/2008, 13:59

D'habitude j'aime pas trop Nizar Bahloul mais là j'aime bien son article, cirage de pompe exclu bien sûr Smile
Citation :


Le baril de pétrole est à 117 dollars. Nous autres arabes (on nous a toujours dit que nous étions arabes, n’est-ce pas ?), nous nous frottons les mains devant cette manne pétrolière. Avec ce pétrole qui coule à flot, on va pouvoir se la couler encore plus douce ! 117 dollars ! Vous vous imaginez ? Avec un pareil prix, on pourra s’acheter un tas de Hummer et de 4x4, des Airbus et Boeing, des châteaux en Espagne (à lire au premier degré dans le sens le plus littéral) et aux États-Unis.
En théorie, cela devrait être ainsi !
Sauf que voilà, en pratique il en sera autrement. C’est que nous ne sommes pas des Arabes de pure souche. Quand il s’agit de pétrole et d’argent, on nous rappelle que nous sommes Maghrébins, Méditerranéens, Africains, qu’on est plus proches de l’Occident, de l’Europe, de la France et que cette arabité (et arabisation) date de quinze siècles…
Bref, quand il y a un gros problème, on est Arabes et on se doit d’être solidaires. Nous sommes tous des Arabes, disent-ils ! Mais quand il y a une manne à partager, on regarde ailleurs et on redevient les Tunisiens que nous avons toujours été et que nous serons toujours !
Ce n’est pas plus mal, car le fait même qu’on n’ait pas ce pétrole à 117 dollars, cela nous pousse à compter sur nous-mêmes. C’est d’ailleurs ainsi, et seulement ainsi, que la Tunisie a été bâtie et qu’elle est aujourd’hui le meilleur pays sur terre. De la jugeote et système D, nous en avons !
Sauf que voilà, la chose devient de plus en plus difficile. Quand on dit que le pétrole est à 117 dollars, c’est qu’il y a une partie qui encaisse et une autre qui décaisse. Ceux qui encaissent, c’est eux (les Arabes, les autres). Ceux qui décaissent, c’est nous (les Tunisiens).
Les Européens ont trouvé la parade. Ils laissent monter leur euro, question de freiner l’inflation et d’amortir le choc de l’augmentation des prix du pétrole. Les spécialistes estiment que l’euro fort réduit le choc pétrolier de moitié. Résultat des courses, l’euro est aujourd’hui à 1,83 dinar. D’ici la fin de l’année, je m’interroge s’il n’atteint pas les deux euros pour un baril à 150 dollars. Nous subissons donc la double peine de l’augmentation effrénée et de l’euro et du baril. En parallèle de tout cela, et inévitablement, les produits alimentaires connaissent une triste flambée. L’agriculture, qui a toujours servi à la nourriture, est détournée à des fins énergétiques. On parle aujourd’hui d’agro carburants à tout bout de champ. Au lieu d’être mangés par les êtres vivants, les produits de la terre seront désormais engloutis par les véhicules.
On a beau avoir du système D, des relations, des partenariats et des contacts, la chose devient de plus en plus difficilement supportable. Dans d’autres pays, c’est même le début de la faim (phrase piquée d’un titre du dernier Nouvel Obs). En Tunisie, nous n’en sommes pas là. Enfin, je l’espère…
Que faut-il faire pour que nous ne le soyons jamais ? L’économie d’énergie ? C’est une piste. Mais elle est insuffisante.
Aller voir nos voisins et nos « frères » arabes pour acheter le pétrole à un prix préférentiel ? Ce n’est même pas envisageable. D’ailleurs, on vit mieux qu’eux et je le crois. Ce n’est même pas moi qui le dis, il suffit de jeter un coup d’œil sur un quelconque rapport de Davos ou autre organisme international sérieux.
Ajuster les prix ? Nous l’avons fait à huit reprises en trois ans et il n’est pas improbable qu’on poursuivra.
Que faut-il faire alors ? Je plains nos gouvernants, mais ce qui nous attend - avec cette augmentation de l’euro, du pétrole, des prix des matières premières et des produits agricoles - va être pire qu’un casse-tête chinois.
Il est donc impératif de travailler encore et encore, de créer de la richesse, de l’emploi et de la croissance. Travailler plus pour gagner plus, a martelé, et a raison, le Président français Nicolas Sarkozy. Nous avons des ressources et on ne peut que compter dessus : tourisme, agriculture, know how technologique. C’est plus que vital, c’est un devoir national ! Quant à l'arabité et les Arabes...

http://www.businessnews.com.tn/home/view_article_Business?=&a=953370
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homulus magnus celer
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MessageSujet: Re: Les arabes et le baril   21/4/2008, 14:19

La "fraternité" à l'arabe n'a produit que de la méfiance. S'ils venaient en investisseurs pour le business sans tout se tapage sur la fraternité ils pourraient faire de bonnes affaires. Ils ont l'avantage de la langue et du partenariat avec l'Europe.
La fraternité il vaut mieux la garder pour fêter les succès tangibles qu'on tire du partenariat. Parler de fraternité sans cacher la tendance qu'on sent quelque part que leurs argent nous revient n'est pas l'idéal pour la confiance. On a l'impression que c'est le genre des affaires en famille:
"howa ey9oul 3amti bech teghnini ou heya t9oul weld 5ouya bech ye5demli blech".

moins de bons sentiments et plus de rigueur.
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