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| | Un chomage à moins de 10% en Tunisie | |
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Holy Trousers Homo Pacificus


 Age : 21 Inscrit le : 28 Mar 2008 Messages : 1295
| Sujet: Re: Un chomage à moins de 10% en Tunisie Lun Mai 26, 2008 12:45 pm | |
| | Ghoul a écrit: | | oui t'as raison c'est 1%, mais ça quand même 3 millions de personnes. | Ouais ahurissant ... autre statistique, le 0,1% des plus riches aux states detiennent a eux seul 5% des salaires ...  _________________ واليوم لي لغتي ... ولي تخومي ولي أرضي ولي سِمَتي |
|  | | tun-68 Homo Habilis

 Inscrit le : 04 Mai 2008 Messages : 175
| Sujet: Re: Un chomage à moins de 10% en Tunisie Lun Mai 26, 2008 12:49 pm | |
| | The_Acro_bat a écrit: | | tun-68 a écrit: | Personne ne fait de fais le procès de personne
C'est juste pour dire qu'après 50 ans d'économie régulée, on rentre comme les autres, dans l'économie totalement libérale.
Avec l'impact social qui va avec  |
Je pense que le libéralisme a été instauré depuis le année 70 ou 80 ( y a une loi pour les sociétés portant comme nom une date). Qqn pourrait confirmer svp? |
bas le libéralisme avec le prix du blé régulé, le prix de l'eau régulé, le prix de l'énergie régulé, le prix des télécoms régulés, ça donne une économie pas totalement libérale et régulée le totalement libéral c'est tous ça au prix du marché  |
|  | | Kahéna Homo Habilis


 Age : 27 Inscrit le : 21 Fév 2008 Messages : 376 Localisation : Behind you
| Sujet: Re: Un chomage à moins de 10% en Tunisie Lun Mai 26, 2008 7:53 pm | |
| | Spoiler: | | | 26-05-2008 : Tunisie : 68 % de chômeurs dans les filières de gestion, finances et droit !
| par : AM. Source : Banque Mondiale. | |
Le Président de la haute commission des droits de l’homme et premier responsable de la prochaine consultation nationale sur l’emploi, Moncer Rouissi a donné la semaine dernière conférence de presse à propos de cette consultation et de la problématique du chômage. Il, ou l’ATCE où s’est tenue cette conférence, n’a pas invité la presse électronique. Nous en parlerons donc à notre manière.Selon un document publié par la banque mondiale, le chômage en Tunisie affecte de plus en plus les individus ayant un niveau d´éducation supérieur et cela est principalement dû à leur nombre croissant. Le nombre de diplômés a en effet presque doublé en 10 ans, ils étaient 336.000 au cours de l'année 2006-2007 contre 121.800 en 1996-1997. Avec l’aide de la BM, le Ministère de l'emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes a réalisé une enquête fin 2005 auprès des jeunes diplômés pour tenter de comprendre les mécanismes de leur insertion dans le marché du travail.Le document de la BM, donne un aperçu général de cette question. Selon lui, «parmi les 4763 jeunes diplômés (Chiffres 2005) 46% des jeunes actifs n’avaient pas un emploi 18 mois après l’obtention du diplôme. Les maîtrisards et les techniciens supérieurs représentent 90% des diplômés. Près de 50% des techniciens supérieurs et maîtrisards sont au chômage. La proportion des chômeurs chez les ingénieurs est de 10%, soit la proportion la plus faible de tous les diplômes/spécialités. Le taux de chômage des techniciens des Instituts supérieurs d'études technologiques (ISET) est de 45%, contre 53% pour les techniciens non-ISET. Les jeunes filles représentent 57% de l’ensemble de diplômés, contre 43 % pour les garçons. 51% des hommes sont employés contre 38% des femmes ». 31 % de chômage chez les ingénieurs ! Les résultats de ce travail de l’enquête du ministère tunisien de l’emploi, s’articulent autour de deux grands axes. D’abord l’analyse de la situation des jeunes au regard de l’emploi et du chômage au moment de l’enquête et à l’adéquation entre qualifications et emploi. Ensuite, les parcours professionnels de jeunes au cours de la période séparant la date de l’enquête et celle de l’obtention d’un diplôme.Le chômage n’épargne aucune catégorie de diplômés. Il en ressort ainsi que le chômage reste un problème important parmi les nouveaux diplômés universitaires, notamment chez ceux appartenant aux filières du secteur tertiaire, et affecte d’une façon plus particulière les techniciens supérieurs et les maîtrisards dont le taux de chômage avoisine les 50%. Les résultats de l’enquête soulignent aussi les problèmes de déclassement et d’adéquation. Les diplômés des filières courtes supposées posséder une plus forte employabilité sont en fait les plus exposés au chômage. Les sortants des Instituts supérieurs d'études technologiques (ISET) se trouvent toutefois légèrement avantagés par rapport aux techniciens supérieurs issus des autres institutions d’enseignement supérieur. Dans les filières du tertiaire (gestion, finances, droit) tous niveaux de diplôme confondus, le taux de chômage est plus élevé, atteignant de 68% pour les maîtrisards des spécialités juridiques. Pour les filières techniques, le groupe de spécialités liées à l'agriculture et à l’agroalimentaire se distingue avec des taux de chômage nettement plus élevés (plus de 70% pour les techniciens supérieurs et plus de 31% pour les ingénieurs).Où travaillent les jeunes diplômés tunisiens ? Il s’avère que l’emploi salarié représente encore, pour 71% des jeunes, le débouché principal pour les diplômés de l’enseignement supérieur. Le secteur public employeur traditionnel des diplômés du supérieur dans le passé reste encore le principal débouché avec 52% des emplois salariés. Le rôle du secteur privé reste significatif, générant 48% des emplois. Les petites entreprises de moins de 50 salariés embauchent en effet la moitié des travailleurs, dont plus de la moitié dans les entreprises de moins de 10 emplois. Plus de 23% des jeunes salariés travaillent sans contrat. Plus de la moitié des emplois sont conclus sous contrat à durée déterminée. L’analyse des parcours professionnels montre que l’accès rapide et durable à un emploi ne concerne que le cinquième des diplômés, notamment les enseignants et les ingénieurs.Plus de 38% des jeunes n’ont connu principalement que le chômage au cours de leur période d’entrée dans la vie active et deux tiers d’entre eux n’ont connu que le chômage durant les 18 premiers mois. En effet, les deux tiers des jeunes diplômés n’ont jamais accédé à un emploi ou à un stage durant les vingt premiers mois de leur vie active. La majorité des jeunes diplômés était au chômage à la sortie du système éducatif et n’en est pas sortie pendant plus de 15 mois. Les techniciens sont largement surreprésentés dans cette trajectoire. 15 % des diplômés se retirent du marché du travail. Près de 19% des diplômés ont suivi des trajectoires qui se caractérisent par un retrait ou par une absence d’entrée sur le marché du travail et viennent par conséquent diminuer le taux de chômage. Le retrait du marché du travail rassemble 15% des jeunes, et correspond à la poursuite d’études après deux ou trois mois de chômage ou d’inactivité correspondant généralement à une période de vacances scolaires. L'absence d'entrée sur le marché du travail regroupe 4% des diplômés. A leur sortie du système éducatif, la majorité de ces jeunes restent inactifs pendant près d’une année.L'importance du diplôme dans les parcours d’insertion des jeunes diplômés. Les ingénieurs, les techniciens supérieurs et les architectes ont plus de chances d’avoir un parcours plus stable que les maîtrisards. Les techniciens supérieurs ont une probabilité plus élevée que les maîtrisards d’environ 3% de risque de se retrouver dans les situations de chômage.Deux principales recommandations de l'étude. Mieux aligner l’offre de compétences avec les besoins de l’économie, une des principales recommandations de l'étude. Globalement, les résultats de l’enquête montrent l’existence de déséquilibres importants entre l’offre et la demande de compétences en Tunisie. Le diplôme et la spécialité restent les principaux facteurs qui expliquent les perspectives d’insertion professionnelle. Identifier des mécanismes pour ajuster des flux d’étudiants qui suivent les différents diplômés/spécialités et mieux aligner l’offre de compétences avec les besoins de l’économie. Dans le court et moyen terme, l’analyse suggère aussi le besoin de renforcer les dispositifs d’aide à l’emploi, néanmoins, il est important de structurer ces dispositifs de manière à maximiser leurs impacts tout en minimisant leurs coûts.
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_________________ I'm a Citophile!
"Jouir et faire jouir sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà le fondement de toute morale". Chamfort [b] |
|  | | Che_Guevara Homo Habilis

 Inscrit le : 04 Juil 2007 Messages : 272
| Sujet: Re: Un chomage à moins de 10% en Tunisie Mar Mai 27, 2008 9:28 am | |
| | Kahéna a écrit: | | Spoiler: | | |
26-05-2008 : Tunisie : 68 % de chômeurs dans les filières de gestion, finances et droit !
| par : AM. Source : Banque Mondiale.
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Le Président de la haute commission des droits de l’homme et premier responsable de la prochaine consultation nationale sur l’emploi, Moncer Rouissi a donné la semaine dernière conférence de presse à propos de cette consultation et de la problématique du chômage. Il, ou l’ATCE où s’est tenue cette conférence, n’a pas invité la presse électronique. Nous en parlerons donc à notre manière.Selon un document publié par la banque mondiale, le chômage en Tunisie affecte de plus en plus les individus ayant un niveau d´éducation supérieur et cela est principalement dû à leur nombre croissant. Le nombre de diplômés a en effet presque doublé en 10 ans, ils étaient 336.000 au cours de l'année 2006-2007 contre 121.800 en 1996-1997. Avec l’aide de la BM, le Ministère de l'emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes a réalisé une enquête fin 2005 auprès des jeunes diplômés pour tenter de comprendre les mécanismes de leur insertion dans le marché du travail.Le document de la BM, donne un aperçu général de cette question. Selon lui, «parmi les 4763 jeunes diplômés (Chiffres 2005) 46% des jeunes actifs n’avaient pas un emploi 18 mois après l’obtention du diplôme. Les maîtrisards et les techniciens supérieurs représentent 90% des diplômés. Près de 50% des techniciens supérieurs et maîtrisards sont au chômage. La proportion des chômeurs chez les ingénieurs est de 10%, soit la proportion la plus faible de tous les diplômes/spécialités. Le taux de chômage des techniciens des Instituts supérieurs d'études technologiques (ISET) est de 45%, contre 53% pour les techniciens non-ISET. Les jeunes filles représentent 57% de l’ensemble de diplômés, contre 43 % pour les garçons. 51% des hommes sont employés contre 38% des femmes ». 31 % de chômage chez les ingénieurs ! Les résultats de ce travail de l’enquête du ministère tunisien de l’emploi, s’articulent autour de deux grands axes. D’abord l’analyse de la situation des jeunes au regard de l’emploi et du chômage au moment de l’enquête et à l’adéquation entre qualifications et emploi. Ensuite, les parcours professionnels de jeunes au cours de la période séparant la date de l’enquête et celle de l’obtention d’un diplôme.Le chômage n’épargne aucune catégorie de diplômés. Il en ressort ainsi que le chômage reste un problème important parmi les nouveaux diplômés universitaires, notamment chez ceux appartenant aux filières du secteur tertiaire, et affecte d’une façon plus particulière les techniciens supérieurs et les maîtrisards dont le taux de chômage avoisine les 50%. Les résultats de l’enquête soulignent aussi les problèmes de déclassement et d’adéquation. Les diplômés des filières courtes supposées posséder une plus forte employabilité sont en fait les plus exposés au chômage. Les sortants des Instituts supérieurs d'études technologiques (ISET) se trouvent toutefois légèrement avantagés par rapport aux techniciens supérieurs issus des autres institutions d’enseignement supérieur. Dans les filières du tertiaire (gestion, finances, droit) tous niveaux de diplôme confondus, le taux de chômage est plus élevé, atteignant de 68% pour les maîtrisards des spécialités juridiques. Pour les filières techniques, le groupe de spécialités liées à l'agriculture et à l’agroalimentaire se distingue avec des taux de chômage nettement plus élevés (plus de 70% pour les techniciens supérieurs et plus de 31% pour les ingénieurs).Où travaillent les jeunes diplômés tunisiens ? Il s’avère que l’emploi salarié représente encore, pour 71% des jeunes, le débouché principal pour les diplômés de l’enseignement supérieur. Le secteur public employeur traditionnel des diplômés du supérieur dans le passé reste encore le principal débouché avec 52% des emplois salariés. Le rôle du secteur privé reste significatif, générant 48% des emplois. Les petites entreprises de moins de 50 salariés embauchent en effet la moitié des travailleurs, dont plus de la moitié dans les entreprises de moins de 10 emplois. Plus de 23% des jeunes salariés travaillent sans contrat. Plus de la moitié des emplois sont conclus sous contrat à durée déterminée. L’analyse des parcours professionnels montre que l’accès rapide et durable à un emploi ne concerne que le cinquième des diplômés, notamment les enseignants et les ingénieurs.Plus de 38% des jeunes n’ont connu principalement que le chômage au cours de leur période d’entrée dans la vie active et deux tiers d’entre eux n’ont connu que le chômage durant les 18 premiers mois. En effet, les deux tiers des jeunes diplômés n’ont jamais accédé à un emploi ou à un stage durant les vingt premiers mois de leur vie active. La majorité des jeunes diplômés était au chômage à la sortie du système éducatif et n’en est pas sortie pendant plus de 15 mois. Les techniciens sont largement surreprésentés dans cette trajectoire. 15 % des diplômés se retirent du marché du travail. Près de 19% des diplômés ont suivi des trajectoires qui se caractérisent par un retrait ou par une absence d’entrée sur le marché du travail et viennent par conséquent diminuer le taux de chômage. Le retrait du marché du travail rassemble 15% des jeunes, et correspond à la poursuite d’études après deux ou trois mois de chômage ou d’inactivité correspondant généralement à une période de vacances scolaires. L'absence d'entrée sur le marché du travail regroupe 4% des diplômés. A leur sortie du système éducatif, la majorité de ces jeunes restent inactifs pendant près d’une année.L'importance du diplôme dans les parcours d’insertion des jeunes diplômés. Les ingénieurs, les techniciens supérieurs et les architectes ont plus de chances d’avoir un parcours plus stable que les maîtrisards. Les techniciens supérieurs ont une probabilité plus élevée que les maîtrisards d’environ 3% de risque de se retrouver dans les situations de chômage.Deux principales recommandations de l'étude. Mieux aligner l’offre de compétences avec les besoins de l’économie, une des principales recommandations de l'étude. Globalement, les résultats de l’enquête montrent l’existence de déséquilibres importants entre l’offre et la demande de compétences en Tunisie. Le diplôme et la spécialité restent les principaux facteurs qui expliquent les perspectives d’insertion professionnelle. Identifier des mécanismes pour ajuster des flux d’étudiants qui suivent les différents diplômés/spécialités et mieux aligner l’offre de compétences avec les besoins de l’économie. Dans le court et moyen terme, l’analyse suggère aussi le besoin de renforcer les dispositifs d’aide à l’emploi, néanmoins, il est important de structurer ces dispositifs de manière à maximiser leurs impacts tout en minimisant leurs coûts.
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Putain des chiffres qui font peur, un taux de 30% de chomage, c'est hallucinant. Je ne sais pas quoi dire mais ceci montre bien que notre economie est encore loin et elle n'est pas capable de satisfaire tous les demande de job. |
|  | | Ghoul Homo Pacificus


 Age : 34 Inscrit le : 02 Juil 2007 Messages : 1712
| Sujet: Re: Un chomage à moins de 10% en Tunisie Mar Mai 27, 2008 9:38 am | |
| le fond du problème c'est que beaucoup de ces diplômés croient qu'ils ont mérité leurs diplômes alors qu'en réalité ils auraient du en rester au bac ou faire une filière courte ou professionnelle.
Le résultat est à double tranchant : inadéquation entre l'offre et la demande du marché du travail aggravée d'une incapacité psychologique pour ces maitrisards de laisser tomber ce diplôme avec lesquel ils ne trouvent pas de travail et rechercher une filière. |
|  | | tun-68 Homo Habilis

 Inscrit le : 04 Mai 2008 Messages : 175
| Sujet: Re: Un chomage à moins de 10% en Tunisie Mar Mai 27, 2008 9:46 am | |
| 30% de chomage, il faut dire aussi que le chiffre aurait été bien plus grand encore, s'il n'y avait pas de demande à l'étranger (europe - moyen orient - canada ...) La problèmatique est que sur le marché tunisien, la génération de ceux qui partent à la retraite compte bien moins d'ingénieurs que ceux qui rentre dans le marché du travail . Mais surtout bien moins de gestion, finance .....
Et déverser un volume d’étudiant dans le marché qui est le notre, c’est comme déverser énormément d’eau dans une terre aride, ça peut créer un tarant de boue et tous dévaster le terrain, au lieu d’irriguer la terre.
Il n’est pas possible de laisser les choses évoluer sauvagement, il faut qu’il y ai des gens pour préparer le terrain, créer des bassins de rétention, des courts d’eau artificiels, planter des arbres, jusqu’à ce que la forêt revienne. |
|  | | | Un chomage à moins de 10% en Tunisie | |
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