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Quand l'Amérique tousse, le monde s'enrhume

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Ghoul
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MessageSujet: Quand l'Amérique tousse, le monde s'enrhume   Ven Aoû 17, 2007 11:34 am

Ceux d'entre vous qui malgré la saison estivale continuent à suivre les infos ont probablement entendu parler de la panique qui a saisi les places boursières suite à une crise immbilière aux Etats Unis. Il s'agit d'un cas typique des risques auxquels fait face aujourd'hui l'économie mondiale devenue mondialisée et fortement intercorrolée. Pour les plus téméraires un article détaillé sur l'enchainement de la crise. Une crise qui ne sera ni la dernière ni la moins grave.

Citation:

Pourquoi le crédit « subprime » fait-il paniquer les marchés ?
J. Vilaine- D.Pellecuer.
Publié le 14 août 2007

La crise du « subprime ». Impossible de passer à côté. Depuis quelques semaines, il est, désigné comme responsable de la chute des marchés boursiers (-12% sur le Cac 40). Derrière cet anglicisme, se trouve une notion complexe, qui fait intervenir de nombreux acteurs économiques et qui a conduit les différentes banques centrales à une action concertée pour juguler la crise. Le secrétaire américain du Trésor et Georges Bush en personne ont dû intervenir publiquement pour rassurer les investisseurs. Car, à cause du « subprime », c’est tout le système du crédit qui a été mis à l’épreuve. Les banques elles-mêmes ont perdu confiance, refusant de se prêter de l’argent et provoquant ainsi une flambée du taux interbancaire. Contrastant avec leur discours apaisant, les banques ont fini par admettre qu’elles avaient sous-estimé leur exposition au « subprime », provoquant ainsi une panique généralisée.

Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment les banques gardiennes de la gestion « en bon père de famille », de la mutualisation du risque, ont-elles pu se hasarder dans des placements aussi risqués que les « crédits subprime », ces prêts accordés aux ménages les plus démunis, dont la solvabilité n’est pas garantie ? Pour bien comprendre la crise actuelle, il faut remonter à l’origine.

Initialement, le crédit « subprime » n'était pas exclusivement destiné aux ménages modestes. En 2004, les émetteurs de crédits « subprime » se livrent une guerre des prix, ce qui les amène à baisser leurs taux. Voyant l'opportunité d'obtenir un crédit à bas coût, les emprunteurs ayant une bonne solvabilité tombent également dans les mailles du filet. A la même période, la banque centrale baisse ses taux afin de relancer la machine économique, ce qui a pour effet de diminuer nettement l'avantage de baisse des taux effectué par les préteurs à risque. Pour conserver leurs parts de marché, ils sont alors poussés à assouplir leurs conditions d'accès aux crédits et à augmenter le taux perçu afin de couvrir le risque.

Aujourd'hui, le crédit « subprime » s'adresse essentiellement aux personnes ayant une notation de crédit inférieur à 620 (notation FICO pour les Etats-Unis) alors que la moyenne se situe autour de 650 points. Ce type de crédit est utilisé pour financer les achats immobiliers (35%) mais il sert également au refinancement (45%). Les crédits « subprime » permettent certains avantages comme celui de différer le remboursement. Dans ce cas, l'emprunteur remboursera simplement le montant des intérêts pendant une période fixée au préalable.

Le crédit « subprime » que l'on connait aujourd'hui est donc très risqué mais bénéficie d'un taux de rendement pour l'émetteur bien supérieur (le taux pouvant être supérieur de 50% à la moyenne), ce qui explique l’attrait des institutions financières pour ce type d’opérations. Alors que ces prêts ne représentaient que 8.5% de l'encours de crédits hypothécaires au début des années 2000, la proportion s'élevait en, 2006, à plus de 13%.

La situation s’est dégradée avec la crise de l’immobilier

Avec la baisse des prix de l’immobilier aux Etats-Unis, les souscripteurs de ce type de crédit ne pouvaient plus compter sur l'augmentation du prix de leur patrimoine immobilier pour financer le remboursement de leur crédit. A cela, s’est ajouté le durcissement de la politique monétaire de la FED, qui après des plus bas depuis 25 ans, a augmenté graduellement ses taux directeurs. Les crédits subprimes étant variables et indexés sur les taux directeurs, la hausse des taux (parfois supérieur de 50% aux crédits standards) rendait encore plus difficile le remboursement de leurs dettes. Les taux de défaut sont ainsi passés de 5% en 2005, à 10% en 2006. Dès lors, les stocks de logements ont gonflé, aggravant d’autant la crise immobilière. Confrontées à la multiplication des défauts de paiement de leurs débiteurs, des institutions très exposées aux crédits « subprime » comme American Home Mortage ont mis la clé sous la porte.

Pourquoi les banques et les bourses ont été éclaboussées

Les banques que l’on croyait épargnées par la crise du « subprime » ont, dans un premier temps, sous-estimé leur exposition. En effet, la dette des « subprime » était titrisée sur les marchés, par le biais de CDO (Colateral Debt Obigation). Or les institutionnels ont indirectement investi dans le « subprime » à travers les crédits titrisés sur les marchés, par le biais de CDO (Colateral Debt Obligation). Mais elles comptabilisaient leurs opérations de CDO, en opérations de portefeuille.

La proportion des crédits hypothécaire titrisés est très importante. Sur les 10 000 milliards de dollars d'encours de crédit hypothécaire fin 2006, 56% sont titrisés. Ces cinq dernières années, l'encours titrisé des prêts risqués a été multiplié par 4. Certains fonds, comme ceux de la banque d'investissement Bear Stearns, ont investi dans ces crédits fortement rémunérateurs.

Réactions en chaine

Avec la crise de l’immobilier, s'opère ainsi un durcissement général des conditions de crédits. Commence alors la crise du « subprime ». La banque Bear Stearns est contrainte de geler trois de ses fonds. En Allemagne, IKB annonce également le gel de ses fonds exposés au « subprime ». Tous commencent à retirer leurs liquidités sur tout ce qui est lié au marché du crédit. Plusieurs banques, malgré une exposition faible au marché du « subprime », doivent geler leur fonds face au retrait massif de liquidités. Frankfurt-Trust ou BNP Paribas en font les frais. Vendredi 10 août à 10h, tout s’accélère. Les banques suspendent net leurs opérations de refinancement, refusant plus particulièrement de prêter aux autres établissements financiers par crainte d'une propagation de la crise.

Conséquence directe: le taux interbancaire - le taux auquel les banques se prêtent de l'argent au jour le jour - s'envole, passant en quelques minutes de 4,10 % à plus de 4,70 %. Un mouvement d'une ampleur exceptionnelle qui a propulsé le loyer de l'argent à son plus haut niveau depuis six ans en quelques minutes. Pour juguler cette crise, les banques centrales ont tour à tour annoncé une mise à disposition exceptionnelle de liquidités auprès des banques qui ne pouvaient plus se refinancer et donc ne pouvaient plus assurer de nouveaux crédits.

Derrière la crise du « subprime », c’est tout le système du crédit qui est en difficulté. Les nombreuses opérations de fusion-acquisitions qui ont alimenté la hausse des marchés boursiers ces derniers mois ont été financées par LBO (Leverage By Out), un mécanisme qui fait appel à l’emprunt bancaire. Or les conditions de crédit se durcissent compromettant certaines opérations. Le 3 août, lorsque le groupe Allemand DaimlerChrysler éprouvait des difficultés à revendre sa filiale américaine Chrysler au fonds Cerberus, lorsque ce dernier devait financer le projet de rachat avec l'aide d'un groupement de 12 banques. Au dernier moment, elles se sont retirées dans le contexte de la crise que l'on connait actuellement. Faillite des sociétés de « subprime », manque de transparence des banques, assèchement des liquidités, il n’en fallait pas plus pour justifier une intervention musclée et concertée des banques centrales ainsi que la montée au créneau du Président américain et du secrétaire du Trésor pour rassurer les marchés. Reste à savoir si cela suffira à restaurer la confiance des investisseurs et des ménages, l’un des piliers de la croissance au pays de l’Oncle Sam.


http://www.lefigaro.fr/guidebourse/20070814.WWW000000268_pourquoi_le_credit_subprime_fait_il_paniquer_les_marches_.html
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Ghoul
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MessageSujet: Re: Quand l'Amérique tousse, le monde s'enrhume   Ven Aoû 17, 2007 11:39 am

un autre article qui explique le phénomène

http://www.humanite.fr/2007-08-13_International_Debacle-financiere-la-contagion
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El_Manchou
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MessageSujet: Re: Quand l'Amérique tousse, le monde s'enrhume   Ven Aoû 17, 2007 11:47 am

ne vous inquiétez pas, la plupart des banques se couvrent et les banques centrales ont joué leur rôle.
enocre 1 semaine et tous les gérants/traders/sales/... auront fini leux vacances et la bourse va reprendre de plus belle...
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BoukhaGold
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MessageSujet: Re: Quand l'Amérique tousse, le monde s'enrhume   Ven Aoû 17, 2007 2:57 pm

je dirais mm et avec toute la mauvaise foi du monde que ce n'est qu'une purge..diet...cure....régime .... prévu depuis le pseudo-crash de Shanghai....
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MessageSujet: Re: Quand l'Amérique tousse, le monde s'enrhume   Ven Aoû 17, 2007 7:12 pm

aujourd'hui , aprés l'annonce d'emprunt de la banque fédérale US "no limits" aux banques commerciales , toute la place boursiere a fini dans le vert ..a part les places asiatiques qui ont férmé avant l'annonce et ont donc fini dans le rouge ...
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MessageSujet: Re: Quand l'Amérique tousse, le monde s'enrhume   Jeu Aoû 23, 2007 7:54 pm

bien que les manipulations des marchés est un phénomène courant, je ne pense pas que l'affaires des credits subprime en est un.

je pense plutot que c'est le résultat d'une prise du risque de certaines sociétés et personnes (inconscientes) ou peu scrupuleuses afin de maximiser leurs profits.

je pense que c'est une explosion de la bulle internet de l'an 2000 (bis).

le problème de la bulle internet etait la valorisation des sociétés du secteur des tic trop optimiste, alors que cette fois, c'est une estimation trop optimiste de la capacité des ménages à revenu limité aux USA de rembourser des montants importants de crédits.

bref, devinez qui paie les pots cassés après:

Déjà 21 000 licenciements aux Etats-Unis depuis août
LE MONDE | 22.08.07 | 16h34 • Mis à jour le 22.08.07 | 16h34
La crise des crédits immobiliers à risque américain (subprime
mortgage) provoque une vague de licenciements dans le secteur de la finance, en particulier dans les établissements de crédit aux Etats-Unis. Selon le cabinet Challenger, Gray & Christmas, 21 000 suppressions d'emplois ont été programmées dans le secteur depuis le début du mois d'août. Et depuis vendredi, 11 040 licenciements ont été annoncés. Le cabinet cite les 2 400 licenciements prévus chez la
banque SunTrust, et les 8 640 suppressions de postes dans les sociétés de crédit, First Magnus Financial (qui a demandé mardi à se placer sous la protection de la loi sur les faillites), Countrywide, et Capital One. Selon le site spécialisé mortgagedaily.com, la crise des subprimes aurait provoqué 84 faillites ou fermetures de sociétés de crédit.

"Nous avons ici une photo de la situation qui montre que les
réductions d'effectifs explosent au fur et à mesure que la crise s'aggrave", indique John Challenger, directeur général de l'institut, interrogé par Bloomberg. Au total, le nombre de
licenciements annoncés depuis le début de 2007 dans le secteur financier est de 87 962, soit plus du double qu'à la même période un an plus tôt.
"Ce serait la première fois depuis trois ans que le secteur
financier réduit ses effectifs", indique M. Challenger. "La
contagion au reste du secteur est déjà là, mais nous ignorions quelle sera son ampleur", ajoute-il. Selon le cabinet, 41 % des licenciements aux Etats-Unis depuis le début de l'année sont liés au marché du crédit hypothécaire.
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Saber
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MessageSujet: Re: Quand l'Amérique tousse, le monde s'enrhume   Sam Aoû 25, 2007 2:26 pm

Yissallem 9raytek woulidi
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