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| | discriminations Berbères en Tunisie | |
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| Auteur | Message |
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nimz Homo Bannitus


 Inscrit le : 26 Oct 2007 Messages : 100
 | Sujet: discriminations Berbères en Tunisie Ven Oct 26, 2007 1:45 pm | |
| Avant d’exposer les principales discriminations dont sont victimes les communautés berbérophones en Tunisie et nos propositions en vue de l’élimination de ces discriminations, il nous semble important de rappeler un certain nombre d’éléments historiques sur l’Afrique du Nord, ce qui permettra au lecteur non familier des questions culturelles qui divisent gravement l’Afrique du Nord comprenne le déni linguistique et culturel fait aux berbérophones de Tunisie et aux Nord-africains de manière générale.
Tout comme les Berbères en Algérie et au Maroc, les Berbères de Tunisie, même si numériquement sont très peu nombreux, ils subissent diverses discriminations qui les menacent jusqu’à leur existence et celle de leurs langue et culture.
Nous tâcherons par la suite de pointer les principales discriminations officielles de l’Etat tunisien desquelles procèdent les violations des stipulations de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (Partie 2) et nos propositions pour éliminer ces discriminations (Partie 3).
PARTIE 1.
DONNEES HISTORIQUES GENERALES
I - Introduction
A - Généralités
En Tunisie, comme partout en Afrique du Nord, un très grave déni culturel et identitaire basé sur la discrimination est à la base de l’action de l’Etat national qui se veut arabe et musulman et engage toutes ses forces pour arabiser les berbérophones.
L’objet de cette discrimination officielle permet d’établir la violation des principes de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.
Il s’agit d’une atteinte extrêmement grave aux droits culturels de berbérophones, par ailleurs reconnus par tous les textes internationaux, au premier chef de la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale que la Tunisie semble ignorer.
Cette politique qui confine à un "impérialisme linguistique" empêche naturellement la société d’aller vers un véritable pluralisme et une véritable démocratie nécessaires à la lutte contre le sous-développement. Une folle énergie sociale est ainsi dilapidée à contrarier les valeurs ancestrales et l’identité première des Berbères au lieu d’en faire le point d’appui pour la construction d’une société vraiment réconciliée et ouverte, plurielle et démocratique.
L’arabisation est ainsi au cœur d’une politique étatique de négation des droits humains les plus élémentaires.
B - L’Afrique du Nord, une terre amazighe (berbère)
Tous les historiens de l’Afrique du Nord attestent que le pays est peuplé de Berbères depuis les temps les plus anciens. Ainsi, Ibn Khaldoun dans son Histoire des Berbères, peut écrire à propos du pays que l’on appelle le Maghreb et que nous appelons Tamazgha ou pays des Imazighen : "Depuis les temps les plus anciens, cette race d’hommes habite le Maghreb dont elle a peuplé les plaines, les montagnes, les plateau, les régions maritimes, les campagnes et les villes" (Ibn Khaldoun - Histoire des Berbères, Paris, Geuthner, 1999 p. 167).
Concernant tamazight, la langue des Imazighen : "leur langue est un idiome étranger, différent de tout autre : circonstances qui leur a valu le nom de Berbères" (Ibn Khaldoun, 1999, opus cité p. 168).
Concernant, enfin, les religions professées en Afrique du Nord : "il y avait parmi eux [des tribus] qui professaient la religion juive ; d’autres chrétiennes, et d’autres païennes, adorateurs du soleil, de la lune et des idoles. Comme ils avaient à leur tête des rois et des chefs, ils soutinrent contre les musulmans plusieurs guerres très célèbres". (Ibn Khaldoun, 1999, opus cité, p. 177).
Plus près de nous, en 1931, l’historien anticolonialiste Charles-André Julien pouvait constater que : "Aujourd’hui, on ignore généralement que le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sont peuplés de Berbères, que l’on qualifie audacieusement d’Arabes. Quant aux indigènes, ils se désignèrent souvent du nom d’Amazigh (Tamazight au féminin, Imazighen au pluriel) qui signifiait les hommes libres, puis les nobles et s’appliqua à plusieurs tribus avant l’occupation romaine" (C.-A. Julien, Histoire de l’Afrique du Nord, Paris, Payot, 1931, p. 2).
Actuellement, le lecteur exigeant, qui souhaite avoir l’avis de grands savants du domaine berbère, peut lire utilement L’Encyclopédie berbère, publiée en France avec le concours du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines de l’UNESCO.
PARTIE 2
PRINCIPALES VIOLATIONS DE LA CONVENTION INTERNATIONALE SUR L’ELIMINATION DE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATION RACIALE
1. La négation officielle et constitutionnelle du fait amazigh (berbère)
La discrimination antiberbère est un fait officiel délibéré et organisé, inscrit dans la Constitution qui bénéficie du concours des institutions de l’Etat lesquelles sont instrumentées dans le but de nier l’identité ancestrale des Berbères en vue de les arabiser par la force et de les intégrer ainsi dans une conception politique arabo-islamique comme dominés.
Le second point du préambule de la Constitution tunisienne précise que l’Etat appartient à "la famille arabe". Aussi, l’article premier de la même Constitution ajoute que l’arabe est la langue de l’Etat tunisien. C’est sur ce texte, loi fondamentale de l’Etat, que se base la politique d’arabisation et de négation de l’identité amazighe du pays.
Force est de constater qu’aucune place n’est accordée à la langue et la culture berbères dans les textes fondamentaux de l’Etat alors que le berbère est une langue vivante pratiquée par des dizaines de milliers de Tunisiens notamment concentrés sur l’Ile de Djerba (Guellala, Adjim,...) et dans les régions centrales localisés au Sud du pays. Au Sud-Est, autour de Tataouine (Chenini, Douirat), à Metmata (Zraoua et Taouedjout), à l’Est de Gafsa (Tamagourt et Senned), et d’autres foyers encore.
La langue arabe étant considérée comme la seule langue nationale et officielle de l’Etat tunisien ; cela dénote une réelle volonté d’arabisation des populations berbérophones pour qui la langue n’a pas droit de cité. Quoi qu’il en soit, la langue berbère ne dispose d’aucun statut officiel. Ainsi, nous constatons non sans amertume que tout le fondement amazigh (berbère) de la Tunisie soit délibérément ignoré. Dès lors, c’est une partie non négligeable des Tunisiens qui se trouvent exclus de jure, de l’Histoire. Ce traitement contraire à la lettre et à l’esprit de la convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale constitue une atteinte inadmissible aux droits fondamentaux des Imazighen tunisiens contraints à une arabisation maintes fois oppressive.
Si certains textes traitant de l’Histoire de la Tunisie signalent que les premiers habitants connus du pays sont les Berbères, chose qu’il es difficile de nier, ces Berbères disparaissent subitement des autres étapes de l’Histoire officielle de la Tunisie, à croire que les Berbères, leur civilisation et leur culture se sont évaporés et ont disparus sans même laisser des traces. Il s’agit d’une volonté délibérée de ne pas faire allusion à cette composante qui forme le socle de la civilisation nordafricaine dans le but, à terme, par le fait notamment de l’arabisation forcée, de faire en sorte que le fait berbère disparaisse.
Notons que le rapport de l’Etat tunisien ne donne aucune précision quant la composition ethnique de la Tunisie, ni sur les langues en usage réel dans la société. Ainsi le rapport (CERD/C/431/Add.4) réduit les Tunisiens à la seule ethnie arabe et fait abstraction de tout ce qui peut être différent. Il ignore surtout la présence du peuple le plus ancien sur ce territoire ; un peuple dont la civilisation, la culture et la langue ont traversé des millénaires et sont toujours vivantes.
2. Une arabisation et une assimilation programmées.
Même si la langue berbère en Tunisie, comme partout en Afrique du Nord, a pu résister aux langues de presque tous les conquérants (Phyniciens, Byzantins, Romains,...), l’arabe, langue du Coran, a réussi à la bousculer et à la menacer sérieusement puisqu’aujourd’hui il n’existe que quelques dizaines de milliers de Berbérophones en Tunisie. Les communautés berbérophones sont concentrées dans l’extrême sud du pays.
La politique linguistique arabisante de l’Etat tunisien conduira, à terme, à la mort lente de la langue berbère. En effet, "sur les 13 communautés recensées par Basset (1952), 9 étaient entièrement berbérophones, une quinzaine d’années plus tard 6 seulement le sont encore (cf. Penchon 1968). L’aire des populations berbérophones de Tunisie se rétrécit ainsi comme une peau de chagrin." (voir Ahmed Boukous, "Le berbère en Tunise", in Etudes et Documents Berbères n° 4, 1988, pp. 77-84).
En résumant la situation des berbérophones, Th.-G. Penchon précise : "... l’arabe jouit d’une grande puissance culturelle. Langue de la nation, de la religion, de l’école (...), langue aussi de la radio et de la Télévision, l’arabe cerne le berbère de tous côtés et le repousse vers le seul emploi affectif, l’emploi au sein de la famille." (voir Th.-G. Penchon, "La langue berbère en Tunisie et la scolarisation des enfants berbérophones", Revue Tunisienne des Sciences Sociales, 1968, pp. 173-186)
L’ensemble des chercheurs et universitaires qui se sont intéressés aux Berbères de Tunisie se sont accordés à dire que la situation du berbère en Tunisie est critique et que la régression constante du nombre de berbérophones pourra conduire inéluctablement à la mort lente de leur langue. Salem Chaker (Djerba, in Encyclopédie berbère N°XVI, 1995) précise : "Au point de vue linguistique comme en matière sociolinguistique, il serait donc urgent de procéder à Djerba (et dans toute la Tunisie) à des enquêtes de terrain approfondies avant que le berbère ne sorte complètement de l’usage."
C’est dire à quel point la situation est inquiétante pour la langue berbère en Tunisie, situation dont le seul responsable est l’Etat tunisien qui, par son attitude marginalisante à l’égard du berbère, viole l’un des principes fondamentaux de la Convention internationale pour la lutte contre toutes les formes de discrimination raciales.
S’obstiner dans cette politique d’arabisation et d’assimilation forcées des Berbères, l’Etat tunisien commet l’un des crimes les plus horribles à savoir priver la Tunisie d’une composante essentielle de son histoire, identité et culture. C’est par ailleurs le patrimoine de toute l’Humanité qui sera privée de cet apport millénaire qui ne peut représenter qu’une richesse aussi bien à la Tunisie qu’à l’Humanité entière. L’Etat tunisien se doit de déployer tous les moyens et efforts nécessaires pour protéger cette minorité berbérophone et faire en sorte que sa langue et sa culture soient prises en charge et qui leur soit assurer une protection réelle et conséquente.
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|  | | nimz Homo Bannitus


 Inscrit le : 26 Oct 2007 Messages : 100
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Ven Oct 26, 2007 1:46 pm | |
| 3. Marginalisation économique des régions berbérophones : les raisons d’une assimilation inéluctable.
Confinés dans des régions isolées et pauvres économiquement, les berbérophones ainsi que leur langue, sont aujourd’hui sérieusement minorisés en Tunisie et sont menacés d’une disparition inéluctable si l’Etat tunisien ne se décide pas à revoir sa politique envers le berbère.
En effet, les communautés berbérophones occupant des régions économiquement très pauvres sont contraintes à l’émigration dans des régions arabophones où ils subissent une assimilation linguistique et culturelle puisque la langue berbère n’est pas enseignée et elle n’est pas introduite dans les média et moyens de communication. La culture berbère n’a tout simplement pas le droit de cité en Tunisie. Th.-G. Penchon, dans son article " La langue berbère en Tunisie et la scolarisation des enfants berbérophones" (in. Revue Tunisienne des Sciences Sociales, pp. 173-186, 1968) affirme que l’une des raisons du rétrécissement des communautés berbérophones est à juste titre la pauvreté économique des zones occupées par ces derniers.
Cette pauvreté des régions berbérophones relève de la responsabilité de l’Etat tunisien puisque ces régions sont marginalisées à tous points de vue ; elles ne bénéficient d’aucun programme de développement économique, il y a absence quasi-totale d’infrastructures permettant aux habitants de ces régions de s’élever au niveau national. Cela pousse les citoyens de ces régions à l’exode vers les grands centres urbains ce qui conduit généralement à la déculturation de ces populations qui subissent, malgré elles, une arabisation incontournable.
4. Exclusion des champs culturel et éducationnel officiels.
Bien entendu, la langue berbère ne bénéficie pas d’enseignement par le système éducatif tunisien. Les manuels scolaires ne consacrent aucun espace à l’enseignement de l’Histoire des Berbères ni à leur civilisation.
Les projets de développement, de promotion et de soutien de la culture n’ont pas inscrit la culture berbère dans leur priorité. Seuls les arts d’expression arabe bénéficient des aides de l’Etat. Non seulement le patrimoine berbère n’est pas soutenu, mais il est interdit. Même s’il n’y a aucun texte qui interdit officiellement la pratique de la culture berbère, il est de notoriété qu’en Tunisie les Berbères n’osent même pas exprimer leur berbérité ni oser œuvrer pour la sauvegarde des langue et culture berbères dans des cadres organisés. La Tunisie étant connue pour être un Etat où la police se permet toutes les exactions imaginables. Toute tentative individuelle ou collective d’exprimer la berbérité et une volonté de prise en charge de la culture berbère fut réprimée. L’expression de la berbérité est considérée comme une atteinte aux intérêts et à l’intégrité de l’Etat.
L’Etat tunisien ne peut justifier cette situation et ne peut prétendre ignorer la situation inacceptable que vivent les Berbérophones de Tunisie ainsi que leurs langue et culture. L’Etat tunisien est ainsi responsable de l’éventuelle disparition des langue et culture berbères. C’est pourquoi il doit urgemment revoir sa politique linguistique et culturelle.
Tous ces faits montrent la discrimination linguistique et culturelle dont est victime une minorité ethnique en Tunisie.
5. Le rapport de la Tunisie : les contradictions L’Etat tunisien ne peut prôner le respect de "valeurs de non-discrimination, de tolérance, d’ouverture et de respect de la différence" (CERD/C/431/Add.4, paragraphe 8 tout en ignorant une composante authentique et fondamentale de la réalité tunisienne qu’est la dimension berbère. Il ne peut pas continuer à tenir ce discours tout en ne laissant aucune place à la langue berbère qui n’est toujours pas reconnue par la Constitution.
Comment assurer la dignité de l’individu, du citoyen tunisien (CERD/C/431/Add.4, paragraphe 89) si la langue maternelle et la culture d’une partie de ces citoyens ne sont pas reconnues.
6. La Tunisie : Etat de toutes les discriminations.
De par les éléments exposés, il apparaît que l’Etat tunisien conduit une politique visant à assimiler les populations berbérophones au reste de leurs concitoyens afin qu’ils s’arabisent pour qu’à terme la langue berbère devienne une langue morte.
En se conduisant de la sorte, les autorités tunisiennes mettent en place une politique dont l’objet est la disparition pure et simple du fait berbère. Ainsi, la répression linguistique dont sont victimes les Berbères de Tunisie constitue une violation non équivoque des dispositions de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.
Aussi, les éléments exposés précédemment montrent que l’Etat tunisien est en violation de toutes les conventions internationales qui recommandent la protection des minorités et de leurs intérêts.
PARTIE 3. NOS PROPOSITIONS POUR L’ELIMINATION DES DISCRIMINATIONS OFFICIELLES
Nous demandons à la Tunisie la reconnaissance de tamazight (langue berbère) comme langue nationale et officielle. En effet, la langue berbère doit être reconnue langue nationale et officielle par les dispositions de la Constitution, loi fondamentale de l’Etat.
L’Etat tunisien doit garantir aux citoyens le droit de créer des associations pour la sauvegarde et la promotion des langue et culture berbères.
Afin que des dizaines de milliers de citoyens ne se sentent pas étrangers dans leur propre pays et qu’ils ne soient pas en marge de la vie du pays, l’Etat tunisien doit consacrer ne serait-ce qu’une partie des programmes des ses medias (radio et télévision) à la langue et la culture berbères.
Pour arrêter l’exode des communautés berbères, l’Etat tunisien doit mettre fin à la marginalisation économique dont sont victimes les communautés berbérophones et mettre en place un plan de développement économique de ces régions.
L’Etat tunisien doit intégrer l’enseignement de la langue berbère dans les programmes de l’éducation et de formation. Dans les régions berbérophones, la langue berbère doit être une langue obligatoire à tous les niveaux de l’enseignement.
Permettre aux berbérophones d’utiliser leur langue dans leurs démarches au sein des différentes administrations et institutions (Administration, Justice, ...). Aussi est-il nécessaire que soient affectés dans ces différents établissements des corps d’interprètes qui permettront aux citoyens berbérophones d’effectuer leurs démarches dans les meilleurs conditions.
L’Etat tunisien doit encourager l’art berbère dans toutes ses manifestations (théâtre, musique, danse, poésie,...).
L’Etat tunisien doit procéder à la mise en place d’institutions ayant pour but la préservation et la promotion et le développement des patrimoines linguistiques et culturels berbères en Tunisie.
En somme, l’Etat tunisien doit prendre toutes les mesures nécessaires pour rendre aux berbérophones leur dignité et que cesse la discrimination dont ils sont victimes. Il doit engager tous les moyens nécessaires pour assurer la protection de la langue et la culture berbères.
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Références bibliographiques
Salem CHAKER, Berbères aujourd’hui, L’Harmattan, Paris, 1989.
Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, Geuthner, Paris, 1999.
Charles-André JULIEN, Histoire de l’Afrique du Nord, Payot, Paris, 1931.
Ahmed BOUKOUS, "Le berbère en Tunisie", Etudes et Documents Berbères, Edisud, Aix-en-Provence, 1988, pp. 77-84.
Th.-G. PENCHON, "La langue berbère en Tunisie et la scolarisation des enfants berbérophones", Revue Tunisienne des Sciences Sociales, 1968, pp. 173-186.
Gilbert Granguillaume, Arabisation et politique linguistique au Maghreb, Maisonneuve & Larose, Paris, 1983.
Encycloplédie berbère, Edisud, Aix-en-Provence.
Annuaire de l’Afrique du Nord, Aix-en-Provenc
Message de l'equipe de moderation: La charte du forum est claire, evitez les longs copier coller, s'il s'agit d'une longue sitation utilisez les spoilers ... et avant de copier votre texte faite en un petit commentaire personnel. |
|  | | abelguith Homulus Foetus


 Inscrit le : 03 Nov 2007 Messages : 4
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Dim Nov 04, 2007 2:40 pm | |
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|  | | Che_Guevara Homo Habilis

 Inscrit le : 04 Juil 2007 Messages : 312
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Mar Nov 06, 2007 10:11 pm | |
| | من أكبر المظالم ألا تعرضولها الأمازيغ هي تزوير التاريخ و خاصة في فترة الغزو العربي للمنطقة حيث أنا كتب التاريخ ألا قرينها بينت ألا الأمازيغ هوما الهمج المتوحشين و العرب هوما المتحضرين و الملائكة، و خاصة الظلم و الإفتراء على كسيلة و الكاهنة ألا حاولو يبينوهم ألا هوما غدارين و همجيين رغم أنهم قائدين عظيمين حاولو يدافعو بكل شجاعة على بلادهو ضد غزو الأعراب الهمج، لهذا لا بد من إعادة الإعتبار لكسيلة و الكاهنة و كل الأمازيغ الشرفاء إلي تصداو للإحتلال العربي لبلادهم و إعتبارهم من رموز الوطن و إعطائهم قدرهم إلي يستحقوه |
|  | | Ghoul Homo Pacificus


 Age : 35 Inscrit le : 02 Juil 2007 Messages : 1949
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Jeu Nov 08, 2007 10:47 am | |
| | Che_Guevara a écrit: | | من أكبر المظالم ألا تعرضولها الأمازيغ هي تزوير التاريخ و خاصة في فترة الغزو العربي للمنطقة حيث أنا كتب التاريخ ألا قرينها بينت ألا الأمازيغ هوما الهمج المتوحشين و العرب هوما المتحضرين و الملائكة، و خاصة الظلم و الإفتراء على كسيلة و الكاهنة ألا حاولو يبينوهم ألا هوما غدارين و همجيين رغم أنهم قائدين عظيمين حاولو يدافعو بكل شجاعة على بلادهو ضد غزو الأعراب الهمج، لهذا لا بد من إعادة الإعتبار لكسيلة و الكاهنة و كل الأمازيغ الشرفاء إلي تصداو للإحتلال العربي لبلادهم و إعتبارهم من رموز الوطن و إعطائهم قدرهم إلي يستحقوه |
Cet épisode illustre la fameuse maxime : "l'Histoire est écrite par les vaiqueurs" |
|  | | sof Homulus Administratus


 Age : 28 Inscrit le : 02 Juil 2007 Messages : 1623
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Jeu Nov 08, 2007 11:03 am | |
| Je ne pense pas qu'il y ait "discrimination de berbères" en Tunisie ! Les tunisiens dans leur très grande majorité sont des berbères métissés, arabisés et islamisés. De même que les français par exemple qui sont des "gaulois" romanisés et christinanisés. (sans vouloir polémiquer sur les français "de souche" et les autres). Pourquoi celà devrait il être un problème ? l'Histoire est passée par là c'est vrai et il n'y a aucun mal à mettre en avant notre héritage berbère (qui est d'ailleurs très présent sans qu'on s'en rende toujours compte : dans les mots utilisés dans le parlé, dans certaines traditions, les costumes traditionnels, dans la cuisine...) Mais de là à en créer un problème de "discrimination", un problème existentiel et identitaire c'est inutile je trouve.. _________________
Il n'ya rien de plus terrible que de voir l'Ignorance agissante.
Dernière édition par le Dim Nov 11, 2007 4:26 am, édité 2 fois |
|  | | TunisianMan Homo Habilis

 Age : 40 Inscrit le : 01 Aoû 2007 Messages : 457
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Sam Nov 10, 2007 10:21 pm | |
| le probleme c'est qu'on nous dit qu'on est exclusivement arabe. je voudrais bien moi qu'on nous specifie pour ce que nous sommes reellment c'est a dire tout ce que tu viens de dire |
|  | | Lady Godiva Homo Addictus


 Inscrit le : 02 Juil 2007 Messages : 1746
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Dim Nov 11, 2007 1:38 am | |
| | qu'on est aussi maltais, italiens, yéménites, turques, ... ? pourquoi ne pas dire qu'on est tout simplement tunisiens? |
|  | | Belial Homo Habilis


 Age : 52 Inscrit le : 04 Juil 2007 Messages : 724
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Dim Nov 11, 2007 2:04 am | |
| En parlant de tout ça, il n'y aurait pas un endroit où on enseigne cette langue en Tunisie?
Même des sites internet seraient les bienvenus. _________________ "Plus vous serez fanatiques, plus vous serez éclairés!"
http://www.metal-waves.com |
|  | | Lady Godiva Homo Addictus


 Inscrit le : 02 Juil 2007 Messages : 1746
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Dim Nov 11, 2007 2:10 am | |
| | regarde plus haut ^^ (bon, s'plus un lexique qu'autre chose :-/ ) |
|  | | nimz Homo Bannitus


 Inscrit le : 26 Oct 2007 Messages : 100
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Dim Nov 11, 2007 2:28 pm | |
| | Lady Godiva a écrit: | | qu'on est aussi maltais, italiens, yéménites, turques, ... ? pourquoi ne pas dire qu'on est tout simplement tunisiens? |
Les berbere sont le ciments des Maghrebin nier cet évidence c est de l ethnomasochisme |
|  | | nimz Homo Bannitus


 Inscrit le : 26 Oct 2007 Messages : 100
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Dim Nov 11, 2007 2:34 pm | |
| | TunisianMan a écrit: | le probleme c'est qu'on nous dit qu'on est exclusivement arabe. je voudrais bien moi qu'on nous specifie pour ce que nous sommes reellment c'est a dire tout ce que tu viens de dire |
Le nationalisme arabe (creer de toutes pieces par les puissance colonisatrice pour mieux nous diviser) est passer par la Tunisie avec tous ces aspect négatif oriantalisation de notre culture et dépravation des moeurs par importation de la sous culture et tradition bédouine |
|  | | Lady Godiva Homo Addictus


 Inscrit le : 02 Juil 2007 Messages : 1746
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Dim Nov 11, 2007 4:13 pm | |
| | nimz a écrit: | | Lady Godiva a écrit: | | qu'on est aussi maltais, italiens, yéménites, turques, ... ? pourquoi ne pas dire qu'on est tout simplement tunisiens? |
Les berbere sont le ciments des Maghrebin nier cet évidence c est de l ethnomasochisme |
je suis complètement d'accord, je n'ai pas mis ça en doute, je dis juste qui si on se focalise trop sur les ethnies, on perd l'essentiel, comme s'il y avait une course contre qui a le plus d'ailleux de je ne sais où. après tout, c'est le mélange de toutes ces ethnies qui fait de nous tunisiens, tu vois ce que je veux dire? ensuite, regarde un peu les tunisiens, je suis sûre que 100% des tunisiens n'ont pas d'ancêtres berbères (y a qu'à voir les cheveux, ...), mais nous perpétuons tous la culture berbère qui nous reste, non en la qualifiant de berbère mais de tunisienne (puisqu'elle s'est mélangée aussi à d'autres cultures) |
|  | | l'aigle Homo Habilis


 Inscrit le : 31 Aoû 2007 Messages : 378
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Lun Nov 12, 2007 5:58 am | |
| لول، تي هاو النقل والتلصيق ولّى مسموح به هوني
نتذكّر أكثر من مرّة نحطّ مقال والاّ بيان اقصر من "رسالة الدكتوراة " متاع صديقنا "ماكينتوش" (شنيّة أحوال الرفيق جون ماري بالمناسبة، والاّ تطلعشي ولّيت ساركوزيست توّ؟ ) ينحّيوهولي من دون سابق انذار بإسم الشرعة المقدّسة. أمّا ظاهر فيه كلام "النمز" عاجب مولى الدّار...
باقيها، ملاحظة على كلام الصديق "تشي" حول تدريس تاريخ "البربر" في تونس: والله مانعرفش في أما أعوام قريت ، أمّا كاينّا ماقريناش نفس البرنامج. أنا شخصيًا موش هذا الإنطباع اللي حصل لي عن "البربر" ، بالعكس نتذكّر مليح انّ معلّم متاع تاريخ في الإبتدائي فسّر لنا انّ "البربر" هو نعت سلبي أطلقه الرومان على السكّان الأصليين واسمهم الحقيقي "الأمازيغ" اي الرجال الأحرار. ولم يبق عندي انطباع سلبي عن الكاهنة أو كسيلة، رغم بعض الإحتفاء الواضح ب"الفتوحات الإسلامية". أكيد انّ هناك ما يراجع ويصلح في برامج التاريخ وغيرها ولكن أعتقد أنّه لا يحب الإعتماد على ما يقدّم بالمدرسة وانّما تشجيع الأطفال على المطالعة الحرّة متعدّدة المصادر.
أمّا فيما يخصّ الموضوع الأصلي: نفس البروباغندا متاع العادة متاع الأخ "مكينتوش"، اللي الله غالب عليه عندُه مشكلة قديمة مع الجانب العربي في ثقافته وتاريخه. وعلى كلّ حال، العروبة، رغم تطرّف بعض القومجيين، عمرها ماكانت انتماء عرقي أو اثني وانّما انتماء ثقافي تعزّز مع التاريخ، أشبه ما يكون بالإنتماء "اللاتيني" لدى شعوب أمريكا الجنوبية. وشخصيًا أرى انّ من يثير اليوم هذا النوع من النعرات المتخلّفة بين "العرب" والبربر" هو يخدم عن وعي أو عن غير وعي ، نفس الأهداف التي عمل عليها الإستعمار من قبل، والأمريكان اليوم، لتقسيم المنطقة حسب مصالحه من خلال النفخ في النزعات الطائفية والدينيّة والمذهبية بين شيعة وسنّة ومسيحيين ومسلمين ويهود ودروز وأكراد وبربر والخ...
لاحظوا انّ الدول التي توجد بها هذه "المشاكل" هي في أغلب الحالات دول متخلّفة مثل حالنا، بينما تقوم الأمم المتقدّمة على فكرة "الأمّة المدنيّة" أو "أمّة المواطنين": القائمة على أسس المواطنة والديمقراطية والعلمانية والتعدّد الديني والمذهبي والعقائدي وحتّى اللغوي أحيانًا... للأسف يتجاهل بعض من يكره العروبة، انّها يمكن ان تمثّل الإطار الثقافي العلماني الوحيد المتبقّي لمجتمعاتنا حتّى لا تنجّر الى هاوية التفتّت والنعرات الطائفية والدينيّة والإثنية الجهويّة الخ
_________________ Les chiens aboient, la cravane passe... |
|  | | Lady Godiva Homo Addictus


 Inscrit le : 02 Juil 2007 Messages : 1746
 | Sujet: Re: discriminations Berbères en Tunisie Lun Nov 12, 2007 7:47 am | |
| | l'aigle a écrit: | لول، تي هاو النقل والتلصيق ولّى مسموح به هوني
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pas plus que pour toi, ama dhaher fik choft el post toul w 3ordh ba3d ma bdit tekteb kének 3ala nimz, il est aussi makintoch que moi |
|  | | | discriminations Berbères en Tunisie | |
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