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Un General elu president du Liban

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KIM
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MessageSujet: Un General elu president du Liban   Dim Mai 25, 2008 4:45 pm

Citation:
Le général Sleimane élu président du Liban, après 18 mois de crise
AFP
Par Lamia RADI AFP - il y a 52 minutes

BEYROUTH (AFP) - Le général Michel Sleimane a été élu dimanche président du Liban, lors d'un vote du Parlement qui marque la première étape de la remise en marche du pays après dix-huit mois de crise politique et des violences meurtrières.
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Le général Sleimane, commandant en chef de l'armée depuis 1998, aura pour lourde tâche d'amorcer la réconciliation entre deux camps profondément divisés: la majorité antisyrienne, soutenue par les Occidentaux et l'Arabie saoudite, et l'opposition menée par le Hezbollah chiite, alliée de l'Iran et de la Syrie.

Il a été élu par 118 députés, sur un total de 127. Six députés ont voté blanc, trois ont porté leur choix sur d'autres noms.

Plusieurs députés ont émis des réserves sur la procédure d'élection qui selon eux aurait nécessité un amendement constitutionnel.

L'élection de Michel Sleimane, alors que le Liban était sans président depuis novembre 2007, fait suite à la signature, le 21 mai à Doha, d'un accord négocié in extremis par le Qatar pour sortir le pays de la crise.

Pour saluer cette élection, deux semaines après une flambée de violence qui a fait 65 morts, le pays était pavoisé dimanche de drapeaux libanais et de portraits du général Sleimane. La petite ville de Amchit, d'où est originaire le général Sleimane, était en liesse.

Le vote s'est déroulé sous très haute protection, avec des troupes déployées autour du Parlement, en plein centre de Beyrouth, et des tireurs postés sur les toits.

Un parterre de personnalités étrangères assistait à l'élection, dont l'émir du Qatar Hamad ben Khalifa al-Thani, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner.

Des représentants de pays soutenant chacun des deux camps libanais étaient présents, notamment d'un côté le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal, de l'autre ses homologues iranien Manouchehr Mottaki et syrien Walid Mouallem.

M. Mottaki a salué à son arrivée l'accord de Doha, estimant que "le maintien de la paix et du calme au Liban signifie le maintien de la paix et du calme dans l'ensemble de la région".

Les deux camps étaient d'accord depuis plusieurs mois sur le nom du général Sleimane, 59 ans, homme de consensus resté à l'écart des rivalités politiques et confessionnelles. Mais les luttes autour de la formation d'un gouvernement d'union, réclamé par l'opposition, empêchaient l'élection.

Cette élection amorce la relance des institutions du pays, miné par la crise, par les violences et par la série d'attentats qui a visé depuis 2004 le bloc antisyrien.

Mais le nouveau président a prévenu qu'il ne pourrait assurer seul la sécurité du Liban. "La sécurité ne peut être gagnée par la force, mais à travers une volonté politique. Un seul parti ne peut seul construire le pays", a-t-il averti avant son élection.

L'accord de Doha a soulevé un vent d'optimisme au Liban. Mais, s'il désamorce les tensions, il laisse en suspens des questions de fond, comme celle de l'armement du Hezbollah.

Et les violences du début mai, qui ont vu à Beyrouth s'affronter des militants chiites de l'opposition et des partisans sunnites du gouvernement, laissent présager d'une réconciliation difficile.

Par les armes, l'opposition a eu gain de cause sur sa principale revendication, une minorité de blocage dans le futur gouvernement.

Avec 11 ministres sur 30, elle pourra imposer sa volonté sur des décisions graves, comme celles relatives à la sécurité de l'Etat. Elle ne pourra pas en revanche bloquer la marche des affaires courantes, pour lesquelles seule la majorité absolue est requise.

Le Hezbollah, seule milice libanaise encore officiellement armée, sort même doublement gagnant, puisque la question de son désarmement n'a pas été mise sur la table.

Sitôt le président élu, l'actuel gouvernement, dirigé par le Premier ministre Fouad Siniora, est devenu démissionnaire de facto. Les consultations doivent commencer rapidement pour former le gouvernement qui mènera le pays vers les élections générales du printemps 2009.

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