El_Manchou Homo Addictus


 Inscrit le : 29 Juil 2007 Messages : 1917 Localisation : Ghar Winkel Emploi : Kärchériser les 5wenjeyyas et dénoncer leur complot rétrograde !!!
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Get27 Homo Habilis


 Age : 31 Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 327 Localisation : Entouré de ... glaçons !
 | Sujet: Re: Hugo Chavez remonte le temps Jeu Nov 01, 2007 3:22 pm | |
| | Ti bellehi sayebou chavez ... 3amlinlou mouchkla 3ala 5ater rja3 bil venezuela noss sé3a l'tali ou 99% mil les diriegeant il 3rab raj3ou b'chou3oubhom 9ouroun méhi 9ouroun !!! |
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El_Manchou Homo Addictus


 Inscrit le : 29 Juil 2007 Messages : 1917 Localisation : Ghar Winkel Emploi : Kärchériser les 5wenjeyyas et dénoncer leur complot rétrograde !!!
 | Sujet: Re: Hugo Chavez remonte le temps Ven Nov 02, 2007 10:52 am | |
| | Get27 a écrit: | | Ti bellehi sayebou chavez ... 3amlinlou mouchkla 3ala 5ater rja3 bil venezuela noss sé3a l'tali ou 99% mil les diriegeant il 3rab raj3ou b'chou3oubhom 9ouroun méhi 9ouroun !!! |
benladen et les 5wenjeyyas ont remonté 14 siècles !!! |
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Phidias Homo Pacificus


 Age : 34 Inscrit le : 04 Juil 2007 Messages : 3817 Localisation : ... dans le désert
 | Sujet: Re: Hugo Chavez remonte le temps Ven Nov 23, 2007 11:44 pm | |
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voici un article que j'aurais aimé écrire ...
| Spoiler: | | |
Point de vue
"Pourquoi tu ne la boucles pas ?", par Mario Vargas Llosa
LE MONDE | 22.11.07 | 13h59 • Mis à jour le 22.11.07 | 13h59
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c'est vrai, une image vaut mille mots mais quand elle est animée, elle en vaut dix mille. Ainsi, lors de la séance de clôture du dernier sommet ibéro-américain de Santiago du Chili, le 10 novembre, l'incident entre le président vénézuélien et le roi d'Espagne, diffusé par les télévisions du monde entier, en dit plus et de façon vivante et sur Hugo Chavez, et sur les relations de l'Amérique latine avec l'Espagne que des dizaines d'essais savants. Les meilleurs scénaristes d'Hollywood n'auraient pas fait mieux s'ils avaient voulu monter un spectacle, à la fois comique et sinistre, autour d'un homme fort du tiers-monde en action.
Interrompre le premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, qui, timidement, souhaitait rappeler aux dirigeants des pays présents que nationaliser les grandes sociétés n'était en rien une garantie pour l'avenir, s'emparer du micro pour insulter José Maria Aznar et le traiter de fasciste, cela n'a fait que montrer la vulgarité du commandant Chavez. Arriva le moment où le roi d'Espagne, qui s'agitait sur son siège incapable de cacher son irritation, interrompit le président vénézuélien d'un "pourquoi tu ne la boucles pas ?" Le soldat resta interloqué et muet. Et la présidente du Chili, également présidente de séance, Michelle Bachelet, ajoutant une touche d'humour à la scène, suggéra d'une voie mielleuse à l'assistance : merci de vous abstenir de dialoguer. L'enseignement le plus évident de ce psychodrame, c'est qu'il existe encore une Amérique latine anachronique, démagogique, inculte et barbare, et ce serait une perte de temps et d'argent de tenter de l'associer à la communauté civilisée, démocratique et modernisatrice que les sommets latino-américains aspirent à créer. Cette aspiration sera vaine tant qu'il y aura des pays latino-américains avec des dirigeants tels que Chavez, Ortega ou Evo Morales, sans parler de Fidel Castro. Qu'ils soient ou aient été populaires et qu'ils gagnent des élections ne fait pas d'eux des démocrates. Au contraire, cela montre la profonde inculture politique, la fragilité des convictions démocratiques de sociétés capables de porter au pouvoir, lors d'élections libres, des personnages de ce genre. Ils n'assistent pas aux conférences pour travailler à l'idéal qui les a inspirées. Ils les utilisent comme tribune pour internationaliser la démagogie et les rodomontades qui leur permettent d'hypnotiser leurs peuples, et c'est pour cette raison que ces conférences sont condamnées à l'échec et au cirque. Auparavant, la vedette indiscutable en était Fidel Castro et ses spectacles anti-impérialistes, dont raffolaient les journaleux ("pseudo journalistes ?") avides de scandales. Maintenant que Castro n'est plus le "caudillo" et s'est converti en analyste international - le seul, à Cuba, qui parle à tort et à travers en toute liberté -, l'histrion préféré de la presse "jaune" ("prensa amarilla") est Chavez, émule et ventriloque du premier. Bien sûr qu'il y a une autre Amérique latine plus décente, honnête, cultivée et démocratique que celle représentée par ces énergumènes. Elle était là, à la séance de clôture, invisible et muette, comme toujours à chaque fois que les chefs, les hommes forts, les "comandantes" et les guignols occupent le devant de la scène. Pourquoi se taisent-ils et se laissent-ils ainsi rejeter dans l'ombre alors qu'ils sont infiniment plus respectables et dignes d'être écoutés que les autres ? Que certains soient réduits au silence par les pétrodollars que le Vénézuélien distribue tous azimuts n'explique pas tout. Ils le font souvent parce qu'ils craignent d'être les victimes des diatribes et des imprécations de ces fiers-à-bras, qui ont le pouvoir d'exciter leurs extrémistes locaux ; et aussi, bien qu'on ait du mal à le croire, parce qu'eux-mêmes, "simples" dirigeants civils essayant tant bien que mal de s'ajuster aux limites imposées par les lois et les constitutions, se perçoivent comme des mandataires de second ordre face à ces dieux tout-puissants qui ne connaissent pas d'autre frein à leurs excès et à leurs coups tordus que leur volonté souveraine. La sortie du roi d'Espagne a eu l'avantage de déchirer le voile d'hypocrisie qui entoure les sommets latino-américains auxquels assisteraient des chefs d'Etat et de gouvernement dignes d'un même respect et d'une égale considération, ce que dément la réalité. Comble de la supercherie : les états de service de M. Chavez le privent de toute respectabilité civile et démocratique puisque, le 4 février 1992, il a trahi son uniforme et s'est conduit en félon quand il a tenté un coup d'Etat militaire contre un gouvernement constitutionnel et légitime, qui a coûté la vie à des dizaines de responsables vénézuéliens et de soldats, morts pour la défense de l'Etat de droit. Se lever contre un gouvernement constitutionnel est le pire crime que puisse commettre un militaire, et c'est à ce motif que le commandant Chavez fut jugé, condamné et incarcéré. Qu'au lieu de passer plusieurs années en prison il ait été amnistié par le président Rafael Caldera, et en guise de récompense porté à la présidence de la République par une majorité de Vénézuéliens ne l'absout nullement. Cela montre seulement à quel point était troublé cet électorat qui s'est laissé séduire par les sirènes d'un démagogue, et qui aujourd'hui se repent amèrement de son erreur. Le plus absurde, le plus délirant dans cet incident de Santiago du Chili, c'est que le commandant Chavez s'en est pris, pour libérer sa rage et servir de cible à sa gesticulation tiers-mondiste, à l'Espagne, un pays dont le gouvernement a déployé de gros efforts pour entretenir de bonnes relations avec lui. L'Espagne lui a même tendu la main sur le plan international quand tout l'Occident démocratique le censurait à cause de ses infractions aux droits de l'homme et ses complicités avec des groupes de satrapes fondamentalistes. Quel autre enseignement tirer de tout ça ? Eh bien de même qu'on n'apprivoise pas les tigres et les hyènes avec des saluts militaires, des sourires et en immolant des agneaux, il convient davantage à un pays démocratique comme l'Espagne de privilégier dans ses relations les pays représentant la civilité, la liberté, la légalité, et offrant la sécurité d'une coopération réelle et à long terme, plutôt que d'essayer par tous les moyens de se gagner les faveurs de ceux qui se situent aux antipodes de l'Espagne telle qu'elle est aujourd'hui pour le plus grand bonheur des Espagnols. Ni le Cuba de Fidel Castro, ni le Venezuela de Chavez ne méritent d'être les amis privilégiés du gouvernement espagnol, contrairement à tous ces gouvernements discrets et courageux du continent latino-américain qui travaillent à sortir leurs peuples de cette barbarie du sous-développement avec ses indices de croissance trop bas, ses inégalités vertigineuses des revenus, de l'éducation et des chances, mais aussi sa démagogie et ses fanfaronnades politiques incarnées par Ortega et Chavez, que les télévisions du monde entier ont mises en évidence lors de la séance de clôture du sommet latino-américain. Il est possible qu'en réagissant comme il l'a fait le roi d'Espagne ait transgressé les règles du protocole. Mais quelle joie pour des millions de Latino-Américains et de Vénézuéliens ! La preuve ? J'ai écrit cet article bercé par les rythmes allègres du paso-doble tout neuf qui maintenant se chante et se danse dans toutes les universités vénézuéliennes, qui a pour titre Por que no te callas ?, et dont le texte et la petite musique pleuvent sans trêve sur mon ordinateur.
Traduit de l'espagnol par Hélène Prouteau © Copyright El Pais Mario Vargas Llosa est écrivain.
Article paru dans l'édition du 23.11.07.
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et pour une fois : Vive le Roi !
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